Après une grosse nuit de sommeil, nous reprenons la route en direction de Puerto San Julián et de sa magnifique côte. Sur la route, le vent patagonien ne nous lâche pas une seconde. On savoure notre maté comme les locaux, tout en restant très vigilants au moment d’ouvrir les portes du véhicule pour éviter qu’elles ne se fassent emporter ou se retournent sous la force des rafales.
Une fois arrivés, nous empruntons la piste du parc où il est possible de dormir sur place. À la recherche du spot parfait pour la nuit, nous réalisons vite que le terrain est devenu mou et boueux à cause des dernières pluies. Nous avançons prudemment… mais visiblement pas assez. En voulant contourner une grosse flaque d’eau, nous empruntons un petit chemin sur le côté, très glissant. Au moment de revenir sur la piste principale, Celso se retrouve posé sur la butte de terre qui sépare les deux chemins : le blindage touche le sol et deux roues se retrouvent dans le vide. Bref… on est bien coincés.
Et pour couronner le tout, en bons touristes, nous n’avons même pas de sangle pour nous faire tracter. Heureusement, des Argentins, la police et les gardes du parc viennent nous prêter main forte. Une scène digne d’un film, qui aura duré près de deux heures les pompiers ont même failli intervenir. Honnêtement, à un moment, nous pensions vraiment passer la nuit bloqués là. Mais contre toute attente, le miracle arrive : nous sommes enfin libérés. On vous racontera en détail cette histoire sur le podcast de semaine 8 !
Épuisés, nous repartons à la recherche d’un nouveau spot pour dormir… et quelle surprise en arrivant : nos amis suisses sont là, eux aussi installés pour la nuit. La probabilité était pourtant minime, mais la Patagonie réserve parfois de belles coïncidences.
Ils nous invitent à partager le repas avec eux, un vrai réconfort après cette journée mouvementée. On échange nos anecdotes, on rigole beaucoup… puis on s’endort rapidement, complètement KO.
Direction Caleta Olivia, réputée pour ses colonies de lions de mer. Sur le papier, l’idée semblait sympa… mais la réalité nous a vite rattrapés. La ville paraît tout aussi démunie que Comodoro Rivadavia : nombreux barrages de police, ambiance lourde et pesante. Le ciel gris n’aide pas non plus et rend l’atmosphère encore plus morose.
Finalement, nous décidons de ne pas nous arrêter. Et pour être honnêtes… nous commençons aussi à faire une petite overdose de lions de mer 😅
Nous dépassons la ville et trouvons un spot au bord de l’océan, niché au pied d’une falaise, près de petites maisonnettes de pêcheurs abandonnées. Là, immédiatement, nous avons la sensation de respirer à nouveau. Le calme, le bruit des vagues, l’espace… tout nous apaise.
Nous passons une bonne nuit face à l’océan avant de reprendre la route le lendemain pour poursuivre notre aventure vers le sud.
Après une journée tranquille pour célébrer l’anniversaire d’Arnaud, nous reprenons la route vers le sud en direction d’Ushuaïa, avec un arrêt prévu dans la grande ville de Comodoro Rivadavia pour faire le ravitaillement. Cette ville, qui vit principalement de l’exploitation du pétrole, porte clairement les marques d’une activité industrielle intense. Très vite, nous ressentons aussi le poids de la crise économique qui touche fortement l’Argentine. L’ambiance y est plus rude, et nous ne nous sentons pas vraiment à l’aise.
Comme si cela ne suffisait pas, un petit contretemps mécanique vient s’ajouter à la journée : Celso démarre difficilement et demande plus d’efforts que d’habitude. Nous nous rendons dans un garage familial réputé, recommandé sur iOverlander. La matinée entière y passe. Nous découvrons que les Land Cruiser sont rares dans la région et que la pièce à remplacer est difficile à trouver. Une vraie péripétie dont nous vous raconterons tous les détails dans notre podcast… mais une chose est sûre, l’expérience restera mémorable.
À midi, Celso est de nouveau en pleine forme et nous poursuivons notre programme : courses, lessive et maté. Mais la surprise est de taille. À peine arrivés près de la laverie, la police nous interpelle et nous conseille vivement de quitter le quartier immédiatement, évoquant la présence d’un cartel. En levant les yeux, nous apercevons deux silhouettes cagoulées accompagnées de gros chiens… Pas besoin d’insister, nous comprenons le message et repartons aussitôt.
Nous terminons rapidement le reste de notre to-do — sans la lessive — ainsi que le maté, une histoire très personnelle qu’Arnaud vous racontera dans le podcast, puis nous quittons la ville sans tarder, avec la sensation que Comodoro Rivadavia n’était définitivement pas un endroit pour nous.
Ça y est, c’est le grand jour : l’anniversaire d’Arnaud !
Et comme le veut la tradition, même au bout du monde, on célèbre aussi la Chandeleur 🥞
Nous avons la chance de pouvoir nous mettre bien au chaud dans une salle du camping, avec cuisine et salle à manger un vrai luxe pour un camping gratuit au beau milieu de la Patagonie. Cerise sur le gâteau : nous sommes toujours entourés de nos amis suisses pour fêter l’événement tous ensemble.
Et grande annonce du jour : Arnoeldino rejoint officiellement l’équipe des Boca Juniors 💙💛
Restez branchés, allumez vos téléviseurs… vous pourriez bien le voir évoluer prochainement dans l’équipe la plus mythique d’Argentine.
Après une super soirée passée avec nos copains suisses, nous reprenons la route, direction Cabo Dos Bahías, avec un objectif bien précis : aller à la rencontre des pingouins.
Mais avant ça, arrêt obligatoire à la pompe à Camarones. Et là, anecdote improbable : selon le pompiste, la star française Florent Pagny ferait régulièrement le plein ici. Rien que ça. Quel honneur !
En fin de journée, on déniche un spot parfait pour la nuit, tout près de la réserve des pingouins. Un endroit bien abrité, coincé contre une falaise, idéal pour se protéger du vent.
Le lendemain, cap sur la réserve… et là, bienvenue en Patagonie. Un vent complètement fou, exactement comme on nous l’avait décrit. Impossible d’ouvrir la portière sans la retenir à deux mains, et presque un combat pour réussir à la refermer.
Puis vient le moment tant attendu : les pingouins. Des centaines, regroupés en colonie, immobiles, presque irréels. On a l’impression de faire face à de petites statuettes. Et cerise sur le gâteau, on est en pleine période des bébés pingouins. Ils sont partout, avec leur duvet de bébé, tellement mignons qu’on a juste envie de les toucher.
On poursuit la visite en faisant le tour des différents points de vue de la réserve, appareil photo à la main. C’est là qu’on réalise vraiment à quel point la Patagonie est unique. Les couleurs, les pierres, les arbustes, le vent omniprésent… tout ici a une saveur totalement différente de ce que nous avons vu jusqu’à présent.
Après cette parenthèse magique, on reprend la route vers Comodoro Rivadavia, une grande ville. La route est longue, alors on s’arrête dans une réserve où se trouve un camping gratuit, flambant neuf et complètement désert. Le luxe version nature : une cuisine, des toilettes… et même la mer juste à côté. Impossible de résister, on pique une tête, et ça fait un bien fou.
Le soir, on prépare tranquillement le dîner avant de filer au lit. Il faut reprendre des forces, car demain, c’est THE BIG DAY : l’anniversaire d’Arnaud 🎉🎂
En fin de journée, nous rejoignons nos amis suisses Luca et Mathilde sur un spot au bord de l’océan. Pour y accéder, encore pas mal de pistes mais en Patagonie, on commence à être bien rodés aux ripios on baisse la pression des pneus.
Nous arrivons exactement à l’endroit qu’ils nous avaient indiqué. Bien sûr, aucun réseau… mais ce n’est pas un problème. L’essentiel est ailleurs : une belle soirée à partager, entre anecdotes de voyage, bonnes bières et bons vins.
Le coucher de soleil est très différent de celui de la veille, mais tout aussi magnifique. Le ciel se teinte de rose, les montagnes et les falaises qui nous entourent prennent des couleurs douces, presque irréelles. À proximité, quelques lions de mer ajoutent de l’animation avec leurs cris et leurs mouvements.
On installe le bivouac face à l’océan. Les guirlandes s’allument, l’ambiance devient chaleureuse, presque cocooning. Un spot un peu “instagrammable”, il faut l’avouer, mais surtout un très bon moment partagé.
Le lendemain, nous prenons la route ensemble et faisons un bout de chemin côte à côte jusqu’à Cabo Dos Bahías, avant de poursuivre notre aventure.
Nous partons en direction de Punta Ninfas, un lieu isolé au bord d’une falaise. Pour y arriver, il faut s’engager sur 1h15 de piste, sans aucun réseau, au milieu de paysages totalement sauvages.
À mesure que nous avançons, les paysages deviennent de plus en plus beau. On arrive face à un paysage dingue l’océan à perte de vue, des falaises abruptes, le vent, le silence. Un spot incroyable, sans doute le plus beau depuis le début de notre voyage. Nous sommes seuls au monde, littéralement.
Le jour même, nous avions eu la chance de récupérer nos stickers Intuma, avec notre logo et nos réseaux sociaux. Impossible de rêver meilleur endroit pour les poser. On prend le temps de nettoyer le 4×4, de coller soigneusement chaque autocollant… et le résultat nous rend super fiers. Notre Celso devient une véritable voiture commerciale 😉
Avant de vraiment profiter, une petite réparation s’impose : une cosse électrique qui s’était décollée. Rien de grave, on répare tranquillement face à l’océan.
Le soleil commence à descendre, lentement. Les couleurs deviennent irréelles : oranges, roses, rouges profonds… Le coucher de soleil dure une éternité, comme si le temps avait décidé de s’arrêter.
C’est sans aucun doute le plus beau coucher de soleil du voyage jusqu’à présent.
Le lendemain matin, on se lève tôt à 6h, on savait que ça valait le coup. Et on avait raison.
Depuis le haut de la tente, nous assistons au lever du soleil sur l’océan, juste en face de nous. Encore plus beau que ce que nous avions imaginé. Un moment suspendu, gravé à jamais.
Après le petit-déjeuner, nous partons explorer les alentours. Nous descendons la falaise pour rejoindre la plage. Toujours personne à l’horizon. Juste nous… et les animaux. Nous croisons de nombreux oiseaux, puis des pingouins, que nous avons la chance d’observer de très près.
Il est ensuite temps de reprendre la piste pour rejoindre nos amis suisses sur un spot un peu plus loin, où nous passerons la soirée ensemble.
On quitte Punta Ninfas en sachant qu’on s’en souviendrait pendant longtemps après notre voyage.
Après plusieurs jours de route, nous avons pris deux journées complètes pour remettre un peu d’ordre dans notre 4×4. Ranger, nettoyer, resserrer, réparer… une pause nécessaire avant d’attaquer le vif du sujet : la péninsule Valdés.
Le décor change peu. Une terre sèche et monotone, où la piste se projette droit devant nous jusqu’à l’infini. Aucun réseau téléphonique, pas une âme qui vive. Un sentiment d’isolement total, presque irréel.
Et pourtant, ce bout du monde est l’un des plus grands sanctuaires animaliers de Patagonie. Chaque année, des centaines de baleines franches australes viennent ici mettre bas. Malheureusement, nous n’étions pas dans la bonne période pour les observer.
La péninsule n’en reste pas moins spectaculaire : orques, lions de mer, éléphants de mer, manchots, dauphins, lamas… un véritable parc animalier à ciel ouvert.
Nous étions en revanche dans la période des orques. Ces prédateurs possèdent une technique de chasse unique au monde, observable uniquement ici, en Patagonie. Transmise de génération en génération, elle consiste à se projeter volontairement sur la plage afin d’attraper les bébés otaries lors de leurs premiers pas en mer, généralement entre février et mars. Une manœuvre impressionnante et extrêmement risquée, où les orques n’hésitent pas à s’échouer au péril de leur vie.
Des chemins balisés permettent d’observer ces scènes incroyables, à condition d’être très patient : la péninsule compte des milliers de kilomètres de côtes. Les orques affectionnent particulièrement la « pointe nord » de la péninsule Valdés pour chasser.
Malheureusement, nous n’avons pas eu la chance d’en croiser ce jour-là.
Mais la journée nous réservait malgré tout une superbe rencontre. Nous avons fait la connaissance de Luca et Mathilde, voyageurs suisses accompagnés de Fred, leur Land Rover Defender. Même âge, mêmes vibes, même itinéraire. Le courant est passé instantanément.
Nous avons passé la journée ensemble, à rouler, discuter, partager des anecdotes et des histoires plus folles les unes que les autres. Ces rencontres font clairement partie des plus beaux cadeaux du voyage.
Le soir venu, nous étions complètement exténués. Au final, nous n’avions fait « que » de la piste toute la journée, mais des kilomètres de tôle ondulée finissent toujours par user les corps… et les véhicules.
Cerise sur le gâteau : la batterie auxiliaire a décidé de nous rappeler à l’ordre. Les secousses n’ont visiblement pas été à son goût et un branchement a commencé à déconner. Rien de bien grave, le problème est facilement réparable mais cela fait partie du quotidien sur les pistes de Patagonie.
Avant de nous séparer, nous avons prévu de nous retrouver plus loin sur la route, sur un autre spot du voyage.
Parce qu’ici, les kilomètres défilent… mais certaines rencontres laissent une vraie trace.
On arrive enfin à Puerto Madryn. Après tous ces kilomètres, c’est un vrai plaisir de retrouver l’océan. L’immensité bleue est de retour, et rien que ça, ça fait du bien.
Ce jour-là, le vent souffle déjà pas mal. On appréhende un peu la recherche du spot, mais finalement on trouve un endroit vraiment sympa, bien caché derrière une dune. Il suffit de la grimper pour découvrir l’océan qui s’étend à perte de vue, tout bleu, majestueux.
On s’installe tranquillement et on profite d’un apéro sur la plage de galets. Le décor a clairement changé : le paysage est plus sec, plus brut, et le vent est nettement plus frais que lors de nos précédents spots.
Après une petite douche, on se prépare un bon repas. Ici, pas de réseau, alors la soirée se fait sans écran. Place à la lecture. Arnaud commence Death on the Nile d’Agatha Christie, et Bérénice poursuit sa série de livres.
La nuit est calme malgré quelques rafales de vent. Rien de cassé les boules Quies nous auront encore une fois sauvé la mise.
Le lendemain sera consacré à une journée plus technique : création de contenu, montage du podcast, écriture de la newsletter, mise à jour de la page direct et production de stickers pour habiller Celso, on vous montre tout ça très vite 😉
Les prochains jours s’annoncent riches : la découverte de la péninsule de Valdés nous attend.
En fin de journée, on arrive sur un spot au bord d’une rivière particulièrement paisible. Après la chaleur accumulée sur la route, une petite baignade s’impose. L’eau est fraîche, juste ce qu’il faut pour se rafraîchir et retrouver un peu d’énergie.
Une fois secs, on se met à préparer le dîner. Au menu : spaghetti à la sauce champignons. Simple, mais franchement délicieux une vraie tuerie après une longue journée de route.
Le soleil commence à descendre doucement et nous offre un coucher de soleil magnifique, reflet doré et ambiance ultra calme. On profite du moment, puis on se prend une douche avant la nuit.
C’est à ce moment-là qu’arrive une rencontre inattendue. Axel, un Argentin, passe par là en promenant son chien, Tolhuin du nom d’une ville située près d’Ushuaia. Le clin d’œil nous fait sourire. On lui promet que le jour où nous passerons par là-bas, on lui enverra une photo en mode big up.
La soirée se termine tranquillement, bercée par le bruit de l’eau et le calme du lieu.
Le lendemain matin, réveil tout en douceur. Douche directement dans la rivière, façon Robinson Crusoé, avant de reprendre la route. Direction notre prochaine grande étape : Puerto Madryn.
Ce matin, on reprend la route avec une mission bien précise : réparer la planche du frigo et trouver le joint manquant pour le tuyau de notre douche. On ne traîne pas et on s’arrête directement à la première scierie située près de notre spot.
On tombe sur une bonne adresse tenue par des Chinois. Heureusement on avait encore le modèle de la planche cassée. Ils nous font exactement les mêmes découpes, ainsi que les trous aux bons emplacements. On repart ravis, mission frigo presque accomplie.
On enchaîne ensuite avec une ferretería toute proche pour trouver le joint adapté à la douche. Le premier est un peu trop gros, mais après en avoir essayé un plus fin, c’est enfin le bon. La douche est réparée, et tout ça avant même l’heure du déjeuner bien plus rapide que ce qu’on imaginait.
On reprend alors la route, toujours tout droit, direction un camping municipal pour la nuit. Une fois installés, place aux réparations. Avec un peu de sueur et quelques jurons, la planche du frigo retrouve enfin sa place.
En fin de journée, le camping s’anime : une personne se met à chanter disons… avec beaucoup de motivation de 19h à 23h. L’ambiance est là, même si ce n’est pas tout à fait notre style. On s’installe donc tranquillement avec notre épisode de Stranger Things, écouteurs à réduction de bruit sur les oreilles.
À 23h30, le calme revient. On se couche paisiblement, satisfaits de cette journée productive et prêts à reprendre la route le lendemain.
Il est temps de quitter Buenos Aires.
On repart avec plein de souvenirs en tête, mais la parenthèse urbaine est terminée : la fête est finie, et la route nous appelle à nouveau.
Avant de reprendre la direction de Puerto Madryn, on commence par refaire le plein de tout. Première mission : le gaz. On s’attendait à y passer du temps, mais finalement tout se déroule beaucoup plus simplement que prévu. Dans la première ferretería près du camping, ils parviennent à nous remplir notre bouteille uruguayenne. Ils ont même l’adaptateur qu’il faut. Autant dire qu’on repart ravis.
On enchaîne ensuite avec les courses, le plein d’essence, et nous voilà enfin prêts à affronter les longues routes droites argentines.
En fin de journée, on trouve un spot vraiment sympa au bord d’un lac. Le genre d’endroit calme où l’on se pose facilement pour la nuit. C’est là qu’une rencontre inattendue vient pimenter la soirée. Axel et Paulina, un couple germano-polonais, viennent nous saluer. Ils viennent tout juste de récupérer leur véhicule et s’apprêtent eux aussi à parcourir l’Amérique du Sud.
On passe la soirée ensemble autour d’un verre de vin, à échanger nos expériences, nos projets et quelques anecdotes de voyage que l’on te raconte plus en détail dans l’épisode de la semaine 6 du podcast.
La soirée est vraiment agréable, malgré quelques petites galères techniques avec le frigo et la douche, là encore dignes de la vie sur la route.
On se couche contents, le spot est beau, l’ambiance paisible… et demain, les réparations et les kilomètres nous attendent.
Pour ce troisième jour, on décide de découvrir Buenos Aires autrement : de nuit.
On prend un Uber, puis le métro pour rejoindre un petit restaurant sympa où l’on partage quelques tapas et des empanadas.
Du côté de Arnaud, c’est un petit défi. Après une grosse intoxication alimentaire vécue à Toulouse dans un restaurant argentin, les empanadas ne me laissent pas un souvenir incroyable. Bérénice me tanait pour en manger depuis le début du voyage je ne pouvais plus résister. On en manage un pour deux car on avait beaucoup de tapas à côté. Heureusement, tout se passe bien et tant mieux qu’il n’y en ait pas plus 😉
Après le dîner, direction le Uptown, un bar dansant assez insolite. Pour y entrer, on descend comme si on prenait le métro, sauf qu’il s’agit d’un faux décor. Une fois à l’intérieur, on se retrouve directement sur la piste. L’endroit est original, la musique bonne, et l’ambiance vraiment sympa.
On danse, on rigole, on profite de la soirée, puis on rentre tranquillement au camping pour se reposer.
Une soirée simple, cool, et une belle façon de découvrir Buenos Aires autrement.
C’est reparti pour une deuxième journée à la découverte de Buenos Aires, la préférée d’Arnaud sans hésitation. Au programme : le quartier de Caminito, la visite du mythique stade de La Boca Juniors, puis le quartier moderne de Puerto Madero.
Après un long détour dû à une petite mésaventure qu’Arnaud racontera dans le podcast de la semaine 6, nous arrivons enfin dans le célèbre quartier de Caminito, dans le quartier populaire de La Boca. Ici, impossible de ne pas être frappé par les maisons aux couleurs vives, les artistes de rue, les danseurs de tango et l’ambiance unique du lieu. Historiquement, ces façades multicolores proviennent des restes de peinture des anciens chantiers navals, utilisés par les immigrés italiens pour décorer leurs maisons.
Nous passons bien sûr devant le célèbre balcon avec Messi, devenu un arrêt photo incontournable, symbole du lien indéfectible entre le quartier et le football argentin.
Pour le déjeuner, nous nous éloignons volontairement de l’agitation touristique pour trouver un petit restaurant plus calme, à l’ombre car la température commence sérieusement à grimper. Au menu : un steak grillé au barbecue, une milanesa bien croustillante, accompagnés de deux bières. Avec la chaleur et notre faible consommation d’alcool pendant ce voyage, l’effet est immédiat : on ressort un peu plus joyeux que prévu 😄.
Vient ensuite le moment le plus attendu pour Arnaud : la visite du musée et du stade de La Bombonera, antre du club mythique Boca Juniors. Même pour ceux qui ne comprennent rien au football (n’est-ce pas Bérénice) la visite est impressionnante. Ici, le foot est bien plus qu’un sport : c’est une véritable religion. Les couleurs bleu et or, l’histoire du club, les légendes, les tribunes abruptes… tout respire la passion populaire argentine.
Arnaud repart évidemment avec le maillot officiel floqué, mais sans pouvoir l’admirer tout de suite : il s’agit de son cadeau d’anniversaire. Il devra donc patienter encore une quinzaine de jours avant de le découvrir.
Nous prenons ensuite la direction de Puerto Madero, quartier totalement différent du reste de la ville. Ancien port réhabilité, il est aujourd’hui le secteur le plus moderne de Buenos Aires, avec ses immeubles contemporains, ses anciens docks en briques rouges et ses grandes grues restaurées, témoins du passé industriel.
Juste à côté se trouve la Reserva Ecológica Costanera Sur, un immense espace naturel en plein cœur de la ville. Une vraie surprise : sentiers, lagunes, et surtout une incroyable diversité d’oiseaux, dont de nombreuses perruches vertes. Difficile d’imaginer un tel havre de nature à quelques pas des gratte-ciel.
La chaleur se faisant sentir, nous terminons la journée le long des berges avant de nous arrêter dans un café pour partager une grande jarre de limonade bien fraîche.
Il est déjà passé 19h lorsque nous reprenons le métro pour nous éloigner du centre-ville et attraper un Uber à prix plus raisonnable. Retour au camping vers 20h45, avec 15 km dans les jambes.
Fatigués mais heureux : repas, douche, un épisode de notre série du moment (Stranger Things – saison 5), et extinction des feux. Une journée intense, mais mémorable.
Après une nuit passée non loin du parc national des Palmiers, nous reprenons la route en direction de Buenos Aires. À notre arrivée, nous posons nos roues dans un camping/zone de stockage tenu par Cristian, un overlander comme nous. Nous y déployons la tente pour les trois prochains jours afin de prendre le temps de découvrir cette capitale dont tout le monde nous parle tant.
Le camping se situe dans la banlieue nord de la ville, à Tigre. Un choix volontaire : plus de sécurité et moins de stress lorsque nous laissons le 4×4 la journée pour visiter. Qui dit banlieue dit Uber pour rejoindre le centre-ville… et ce que nous avions clairement sous-estimé, c’est la taille absolument gigantesque de Buenos Aires.
Pour ce premier jour, Bérénice nous prépare un itinéraire des incontournables. Nous commençons par Palermo Soho, quartier branché aux façades colorées et à l’ambiance bohème. Puis direction El Ateneo Grand Splendid, ancienne salle de théâtre transformée en librairie, impressionnante par son architecture et ses balcons d’époque.
Nous poursuivons avec les Galerías Pacífico, admirées autant pour leur dôme peint que pour leur histoire, avant de passer devant le mythique Teatro Colón, reconnu comme l’un des plus grands opéras du monde. L’incontournable Obélisque, au cœur de l’avenue 9 de Julio, nous rappelle l’immensité de la ville.
Nous découvrons ensuite la célèbre Casa Rosada, symbole politique fort de l’Argentine, puis le Paseo de la Historieta, promenade originale dédiée aux personnages de bandes dessinées argentines. La journée se termine dans le quartier historique de San Telmo, entre marché, antiquités et ambiance populaire.
Une journée placée sous le signe de la marche uniquement nos petits pieds même si Arnaud s’en est un peu plaint… mais cela en valait largement la peine. Près de 20 km parcourus sous une température idéale de 25°C : le combo parfait pour visiter une ville.
Contrairement à ce que l’on nous avait souvent dit, nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité. Il faut dire que nous étions en pleine journée et dans des quartiers très touristiques.
Pause déjeuner dans un petit café : bœuf au curry, petits légumes et riz, accompagné d’une excellente limonade à la menthe fraîche pour bien s’hydrater. Après cette belle journée, nous faisons quelques courses pour le soir avant de rentrer tranquillement au camping, prêts à enchaîner avec le deuxième jour de découverte.
On repart du parc national Iberá avec des étoiles dans les yeux.
Et de nouveau, de la piste. Cette fois, c’est encore plus technique, car il y a eu un gros orage la veille : c’est donc plein de boue.
Celso, pas impressionné, franchit toutes les flaques et les bains de boue sans aucune difficulté.
On arrive enfin sur du goudron. Vous n’avez pas idée à quel point on était contents : ça faisait 150 km qu’on n’en avait pas vu. C’était très paisible.
On arrive sur le spot du soir : un camping municipal gratuit au bord d’une rivière.
On se baigne, on prépare le repas, apéro face à un coucher de soleil de rêve… tout va pour le mieux.
21 h, dans la tente, on échappe de justesse aux moustiques, et là…
deux énormes enceintes se mettent en route avec la fameuse musique argentine : un reggaeton à l’ancienne, toujours le même tempo. On comprend vite que ça sera pour toute la nuit.
On regarde un épisode de Stranger Things avec les écouteurs à réduction de bruit pour vous dire, on entendait toujours la musique tellement c’était fort. On ne pense pas qu’ils se parlaient beaucoup…
On dort tant bien que mal, les écouteurs sur les oreilles.
Ça s’arrête enfin à 5 h du matin… et ça reprend de plus belle à 7 h 30. Là, on était fous.
On abdique. On se lève et on s’attelle à la réparation de notre meuble arrière, car le tiroir où l’on range notre nourriture (le plus lourd) ne coulissait plus comme avant. Sûrement un séquelle dû aux secousses de la piste.
Une des vis de la glissière s’est cassée en deux, et c’était la seule qui soutenait tout le poids, alors que de l’autre côté il y en avait quatre.
On répare donc ça en mettant quatre vis également du côté qui avait lâché.
Après toute cette sueur écoulée, on court à la douche bien fraîche : le vrai bonheur.
Allez, on se remet en route, direction Buenos Aires.
Il nous aura fallu 100 km de piste, de la véritable piste avec de grosses ornières. Celso s’en est sorti comme un chef.
On a tout de même eu une grosse frayeur : on était tout proche de faire une sortie de piste suite à une déviation soudaine d’une ornière. Mais tout va bien, on arrive en un seul morceau au parc national.
Il faisait très lourd ce jour-là, alors une bonne pause s’impose. On ouvre le frigo et là… le carnage.
Trois canettes de bière sur six s’étaient percées. C’était une vraie mare aux canards dans le frigo. On nettoie tout ça : perte sèche…
On cherche un spot de camping sauvage sans grand succès, car c’est un petit village entouré d’un parc protégé. On se rabat donc vers un camping.
Et cela s’avérera être un excellent choix, car un orage éclate le soir même. Hop, on se remet dans la cage de farfadet Celso et on attend que la pluie nettoie en profondeur toute la poussière accumulée sur lui.
Ça se calme, on ressort tranquillement pour se doucher et déplier la tente toute propre.
On gère les orages d’une main de maître désormais.
Le lendemain, direction la visite du parc national Iberá.
5 km à pied au beau milieu des marais. On croise énormément de faune : des oiseaux en tout genre cigognes, flamants roses et des animaux : biches, cerfs (c’était très majestueux) et énormément de capybaras, les plus grands rongeurs du monde.
C’était vraiment très sympa, mais on avait un petit regret : on n’avait pas aperçu de crocodile.
On redémarre Celso et, à la sortie du parc, on aperçoit quoi ?
Un crocodile… qui a vite filé.
On ne pensait plus qu’à une seule chose : en recroiser.
Alors on repart sur la piste, et là c’était fou : on en a recroisé deux sur les côtés de la route. On a pu vraiment bien les voir. On était bien contents de les croiser quand on était à bord de Celso.
On a aussi compris que, lors de notre balade à pied, il devait y en avoir plein tout près de nous…
C’est juste qu’on ne les avait pas aperçus.
Ce parc national a été une chouette surprise. On ne s’attendait pas à être aussi émerveillés par tous ces animaux.
On a fait, en quelque sorte, un safari improvisé.
Cap sur le parc national Iberá, avec une journée de transition. Nous repartons la tête remplie de souvenirs des chutes d’Iguazú.
Le matin, nous déposons nos vêtements et nos draps à la laverie, puis partons retirer de l’argent. Une opération qui ne sera pas simple : chaque banque essayée applique une taxe d’environ 14 € par retrait. Ni une ni deux, pas question de se faire avoir. Tout était anticipé : nous échangeons nos euros contre des pesos argentins.
L’après-midi, nous récupérons nos vêtements qui sentent délicieusement bon, puis direction Posadas pour faire les courses car à Puerto Iguazu tous les magasins étaient fermé. Il faut savoir que en Argentine, les magasins ferment à 12 h et rouvrent à 17 h.
Le spot du soir est très sympathique, au bord de la rivière Paraná, qui sépare l’Argentine du Paraguay. Nous assistons à un coucher de soleil de rêve, avec de magnifiques reflets sur l’eau. Un superbe spectacle que la nature nous a offert.
Le passage de la frontière argentine nous prend environ 1h30, avec fouille complète du véhicule. Tout est en règle, rien à signaler. Nous récupérons le précieux sésame : le TIP, et nous voilà officiellement en Argentine le pays de ceux qui nous ont subtilisé la Coupe du monde 2022 (ni pardon, ni oubli) 😅.
Première mission sur place : s’occuper des cartes SIM pour avoir internet. Puis petite folie improvisée : Arnaud se fait couper les cheveux dans la boutique de téléphone (wtf !). Il était temps, il commençait sérieusement à ressembler à un Playmobil.
Nous rejoignons ensuite notre camping pour les deux prochaines nuits, montons la tente et prenons nos billets pour le lendemain.
Le jour J, réveil matinal obligatoire : on nous annonce entre 6 et 8 heures pour visiter le parc. On s’équipe, on passe à la boulangerie acheter quelques sandwichs, puis direction les Chutes d’Iguaçu côté argentin.
Comme prévu, tout est ultra fluide : aucune attente, aucune cohue. Le parc propose trois grands parcours : le circuit inférieur, le circuit supérieur, et pour finir, le clou du spectacle, les Gorges du Diable.
Ici, tout se fait via des passerelles, et c’est absolument magnifique. On n’est jamais collés aux autres visiteurs, chacun avance à son rythme, prend le temps d’observer, de contempler. Et face à cette 7ᵉ merveille naturelle du monde, classée au UNESCO, on reste littéralement bouche bée.
Après avoir parcouru les circuits inférieur et supérieur, on se dirige vers l’attraction principale. Pour accéder aux Gorges du Diable, il faut emprunter un petit train inclus dans le billet : 15 minutes de ride, ambiance safari, oh yeah. Une fois arrivés, encore 25 minutes de marche, et nous y voilà.
C’est tout simplement exceptionnel. Une immensité à la fois sublime et presque effrayante. Le débit d’eau est tel qu’en moins d’une minute, nous sommes trempés. Bérénice range son appareil photo, trop peur de l’abîmer. On reste environ cinq minutes, pas plus : la passerelle est étroite, très fréquentée, et l’atmosphère devient vite étouffante.
Sur le chemin, on croise une faune incroyable : papillons, singes, coatis… Apparemment, il y aurait aussi des léopards. On n’en a pas vu et heureusement, car selon les consignes, pour les faire fuir, il faudrait lever les bras et crier. Pas sûr de l’efficacité de la méthode.
Après ce moment fort, on décide de rentrer. Sur le trajet, pause bien méritée avec un petit granité (il fait une chaleur écrasante) puis retour au 4×4.
Au camping, la tente est dépliée en deux secondes chrono, et direction la piscine : on est épuisés.
Encore une journée incroyable, riche en émotions. Prochaine étape : cap sur Buenos Aires.
Suite à un épisode orageux mémorable qui nous a valu un auvent plié en deux et à la rencontre bienvenue d’un couple de Français (enfin !), nous voilà, après deux jours sur place, prêts à visiter les Chutes d’Iguaçu côté brésilien.
La veille, on achète nos billets. Le matin, réveil réglé, baskets de marche enfilées, et c’est parti pour en prendre plein les mirettes. Bonne surprise : notre camping est tout proche de l’entrée du Parque Nacional do Iguaçu. On y va donc à pied.
Arrivés à la file d’attente pour le bus, on comprend vite la philosophie du lieu : la majorité des visiteurs est en tongs, et nous faisons clairement partie des rares en baskets. Ça donne le ton… Nous pensions marcher, et pourtant, le parcours est surtout pensé autour du bus, avec quelques arrêts permettant de se dégourdir les jambes et de longer la forêt jusqu’au point culminant.
Évidemment, on descend dès le premier arrêt pour profiter du parc à pied. Sans surprise, nous sommes quasiment seuls. Personne à l’horizon, si ce n’est… d’autres Français qui ont eu la même idée que nous. Résultat : 11,6 km de marche au cœur de la forêt avant d’arriver enfin au clou du spectacle.
Et là, sans attente particulière, c’est le choc. Le débit de l’eau, la puissance brute des chutes et l’immensité des paysages nous coupent littéralement le souffle. En revanche, on retrouve aussi tous les autres visiteurs, et l’ambiance change : files d’attente sur les passerelles, petites batailles de coudes pour obtenir le spot photo parfait.
Mis à part ça, la magie opère toujours. Longer les chutes sur près de 2 km reste une expérience incroyable. En fin de visite, on reprend le bus et rentre tranquillement au camping.
Et désormais, une seule chose nous tarde : découvrir le côté argentin. Tout le monde nous le promet encore plus spectaculaire, avec davantage d’espace, moins de foule, et surtout cette sensation unique d’être littéralement au-dessus de la chute la plus impressionnante nommé les gorges du Diable. Autant dire que l’impatience est à son comble.
Après trois jours de route intensive, on finit par entrer dans un mode presque automatique.
On anticipe les casses-vitesses, annoncés lorsque l’on fait un bond. On esquive les nids-de-poule, on roule au rythme des camions, on s’adapte aux routes en travaux. Bref, on fait avec.
Et puis enfin… Foz do Iguaçu.
Après ces trois jours intenses, on décide de s’offrir un peu de luxe : un camping !
Côté confort, on a droit à une douche chaude alors qu’il fait 35 degrés, et à une piscine qui ressemble davantage à une mare aux canards (on ne voyait même pas nos pieds).
On reste positifs, car cette douche chaude va finalement s’avérer être un véritable bonheur lorsqu’un orage tropical s’abat sur nous, suivi de deux jours de pluie battante sans interruption.
Comme nous sommes de grands experts du camping, on se dit :
« Profitons de cette chaleur pour faire notre lessive à la main. »
Quelle excellente idée… surtout quand il se met à pleuvoir le soir même.
Évidemment, nous n’avions pas vérifié la météo il n’avait jamais plu depuis le début du voyage 😉
Le soir, on rencontre pour la première fois des Français. On aperçoit des toucans. L’apéro se passe tranquillement dans le van de nos compatriotes, quand soudain une vraie galère éclate avec notre auvent…
Une histoire que l’on vous racontera dans notre podcast semaine 4.
Le lendemain matin, c’est branle-bas de combat :
on replie la tente mouillée, on remballe notre linge à la fois sale et trempé, et on file directement à la laverie.
On vous racontera la suite de nos péripéties et la visite des foz do Iguaçu dans les prochains jours le temps de sécher tout ça.
Au bout d’une piste, que dis-je, d’un chemin de chèvre de 30 kilomètres. On arrive sur un spot idyllique, sans réseau : une rivière, des vaches, des perroquets sauvages… un véritable décor de film. On s’essaie au crabotage pour la première fois. On s’aperçoit rapidement que rien ne résiste à Celso : il nous emmènera définitivement partout.
Béré nous prépare de délicieuses pâtes bolognaises revisitées. Le lendemain, on se fait réveiller par le meuh des vaches. Direction la douche naturelle : on descend vers la rivière. On avait vu sur iOverlander que cette rivière pouvait être traversée en 4×4. La veille, on était allés jeter un œil, mais le courant nous paraissait assez fort.
Finalement, on enfile nos chaussures d’eau et on part à l’exploration de la rivière. Il y a très peu de fond et on parvient à rejoindre l’autre rive sans trop de difficulté. On s’aperçoit qu’il s’agit en fait d’un petit îlot sur lequel vit un ermite. On ne poursuit pas plus loin et on rebrousse chemin pour prendre notre douche. C’était un moment unique, avec les oiseaux qui volaient au-dessus de nous.
On ne s’essaiera finalement pas à la traversée de la rivière en 4×4 : il n’y avait pas vraiment d’objectif derrière, et sans réseau, on ne joue pas avec le feu ! Cette fois-ci, c’est Béré qui s’essaie au crabotage. On retrouve nos amis les vaches à travers les grandes plaines vertes, et on se rappelle comment cette piste était longue… et à quel point on était vraiment dans un spot reculé.
Direction une merveille naturelle : des falaises au bord de l’océan. On sent immédiatement que l’on a changé de pays : les paysages sont verdoyants, les routes défoncées. On arrive sur place, petit pique-nique sur le parking, puis on se lance dans l’ascension de la première falaise. Là nous attend une vue à couper le souffle sur toute la côte et les autres falaises.
On voulait explorer davantage les lieux, alors let’s go pour le grand tour. On fait toute la balade et là, c’est encore plus beau : on longe des falaises de 50 mètres de haut, entourées de grandes plaines vertes.
On retrouve Celso, puis direction le prochain spot, qui s’avérera être le plus paumé que l’on ait fait depuis le début du road trip et de très loin. Un décor de film nous attend.
Le road trip commence pour de bon. Aujourd’hui, 7 heures de route dans les pattes. Notre objectif est clair : voir les chutes d’Iguazú. Alors on fait quelques courses, puis le plein d’essence. Avec un réservoir de 200 litres, ça prend du temps, et à chaque fois le personnel des stations-service est choqué. Ils se demandent comment tout ça peut rentrer… On avoue que nous aussi, on trouve ça fou.
Bérénice a beaucoup conduit OL Monaco oblige, en route vers la qualification en Champions League 😉
On arrive le soir sur un spot très sympa au bord d’un lac. La fraîcheur du soir et le vent se font sentir, alors on sort les polaires pour la première fois du voyage. Le lendemain, on se douche dans le lac et on se sent bien alors on décide de rester un jour de plus.
Au programme : check-up du véhicule, nettoyage et rangement. Au menu du midi, un superbe plat préparé par Arnaud : riz coco, chou-fleur, poireau, oignon et carotte au curry. C’était exquis. L’après-midi, comme pour toute bonne sieste digestive, on installe les hamacs, on crée du contenu.
Arrive la soirée : on se fait notre premier feu de camp pour faire fuir ces foutus moustiques. C’était un moment incroyable. La chaleur naturelle et ce côté assainissant nous ont permis de vous raconter notre troisième semaine de voyage à travers notre podcast.
Ça y est, c’est le grand jour : on quitte l’Uruguay, peuplé de personnes profondément gentilles et doté d’une côte sauvage qui nous aura offert des vues splendides et des moments inoubliables. Cette journée ne laisse pas place à la rêverie mais à la réalité du terrain. Et oui, nous ne sommes pas dans l’espace Schengen (et c’est bien dommage).
Chuy est une ville dont une rue commerçante sépare les deux pays en deux. La douane est un grand sujet qui mérite d’être développé dans le podcast de la semaine 3, car c’était long très long…
Pour accompagner le tout, nous avons lavé notre linge. Il s’est avéré qu’on en avait trop et qu’il n’a pas bien séché. On parvient tout de même à rentrer au Brésil en règle, et là… plus de données mobiles. Direction donc la première ville pour trouver une agence Vivo (opérateur téléphonique brésilien). Et là, c’est la croix et la bannière : on a passé trois heures à errer dans la ville à pied.
On vous racontera cette galère également dans le podcast de la semaine 3, alors restez bien branchés 😉
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