Lundi, ça y est : le garage rouvre enfin et peut reprendre les travaux sur Celso. On en profite pour passer récupérer notre linge sale et surtout pour vérifier où en est la réparation.
En arrivant, bonne surprise : le mécanicien est déjà à l’œuvre, capot ouvert. On compare l’ancienne pièce avec la nouvelle, et là, plus de doute le remplacement était nécessaire. On nous avait déjà parlé de ce problème plus tôt dans le voyage, dans un autre garage, sans qu’on en mesure vraiment l’ampleur. Cette fois, en voyant les pièces côte à côte, tout devient évident. En revanche, il n’a pas encore pu se pencher sur la pompe.
On récupère nos affaires et direction la laverie. Deux énormes sacs à nettoyer : la facture pique un peu, mais on n’a plus vraiment le choix… la réserve de sous-vêtements est à sec !
Une fois cette mission accomplie, on repart explorer la ville. Cap sur le quartier Yungay, connu pour ses façades colorées et ses nombreux graffitis. On se balade ensuite dans le parc où se trouve le musée des droits humains un moment calme et reposant.
En fin de journée, on rejoint nos la team Fred pour un coucher de soleil au Cerro San Cristóbal. Là-haut, la vue sur toute la ville est à couper le souffle, encore plus avec un petit apéro à la française pour accompagner le spectacle. Les plus courageux peuvent monter à pied, mais on a opté pour le funiculaire afin de ne pas rater le sunset.
On redescend ensuite à pied, et là… magie. La ville illuminée nous offre un panorama incroyable, avec des airs de New York. Une fin de journée parfaite.
Après une soirée bien agitée, on se réveille un peu dans le coaltar. En début d’après-midi, on décide de se mettre en route vers le Barrio Italia, à la recherche d’un frappuccino.
Et là, surprise : le quartier est hyper animé et très coloré. Il y a une fête du vin au moment où on arrive, avec plein de marchands artisanaux, même des antiquaires. On déambule tranquillement dans ce quartier plein de vie, avec une super ambiance. On s’y sent vraiment bien.
Pour finir la journée, petite soirée sushi devant le film Knives Out. Simple, efficace. On se couche bien fatigués, avec en ligne de mire une bonne nuit de repos.
Car le lendemain, on est invités chez Manuela, une amie d’Arnaud rencontrée pendant son Erasmus en Espagne. Une expérience vraiment enrichissante : toute sa famille est là, on partage un moment super chaleureux autour d’un repas typiquement chilien et on en apprend un peu plus sur la culture chilienne.
Après 3 jours de conduite intensive sur l’autoroute chilienne, nous voilà arrivés à la capitale du Chili : Santiago.
Au programme, découverte du centre-ville. On commence par la Plaza de Armas avec sa cathédrale absolument splendide, le spectacle au plafond vaut vraiment le détour. On se dirige par la suite vers le palais de la Moneda.
On a mangé très local… coréen 😅 bien épicé, surtout pour Arnaud. Note à moi-même : ne plus demander “picante” en Amérique du Sud, ça arrache.
Le parc Santa Lucía a été un moment très sympathique au soleil, avec une vue à 360 degrés. On s’est ensuite un peu perdus dans le barrio Lastarria et ses petits marchands, pour finir avec la récompense : une bonne bière au barrio Bellavista, réputé pour faire la fête le soir. Elle nous a bien toqués… on n’est plus très entraînés 😄
Depuis le temps qu’on recherchait des thermes d’eau chaude naturelle, c’est désormais chose faite… et de quelle manière ! Les thermes de Queñi sont une véritable merveille de la nature, avec une eau qui ruisselle à 45 degrés.
Pour atteindre ce petit havre de paix, il faut emprunter une piste 4×4 qui nous emmène jusqu’à un camping gratuit au beau milieu de nulle part. On se renseigne un peu sur iOverlander et on voit que certains ont eu le spot pour eux seuls entre 8h et 12h. Ni une ni deux, on décide de mettre le réveil tôt pour arriver au lever du soleil.
On découvre le lieu avec les premières lueurs… et là, bonheur total. L’eau est super chaude, alors hop, tout le monde en maillot de bain. Il y a différents bassins, à différentes températures, et même des petites cascades. Et surtout… il n’y a personne ! À savoir qu’en Argentine, c’est un grand week-end et que le camping était pourtant bien rempli.
On profite des bassins, on fait des quiz, on écoute de la musique… c’est juste parfait. Puis vient l’heure de l’apéro : quelques bières et des crackers, le tout dans une ambiance hyper paisible.
Mais toute bonne chose a une fin… Les premières personnes commencent à arriver vers 12h30, eh oui, les Argentins ne sont pas des lève-tôt 😉 On décide de replier bagages, des étoiles plein les yeux.
Sur le chemin du retour, on croise plein de monde qui se dirige vers les thermes, et on se dit qu’on a vraiment eu beaucoup de chance d’avoir ce lieu incroyable rien que pour nous.
On assiste au vol en parapente de Mathilde : une belle journée, grand soleil, ciel bleu, peu de vent… des conditions idéales pour profiter des magnifiques paysages de Bariloche.
On termine les dernières petites choses qu’on avait à faire, puis hop, direction le nord. Petite étape à Villa La Angosturapour passer la nuit et être prêts à découvrir la mythique route des 7 lacs.
Le lendemain, le soleil se lève doucement sur notre spot et on se dit qu’il est grand temps d’en profiter. On décide de se « zipper » du maté et qui dit maté dit jeu de cartes avec la team Fred. On apprend un nouveau jeu, le Mao : très fun, et qui peut aussi se transformer en jeu à boire… les copains, préparez-vous, ça déménage 😄
On fait le plein de vitamines et let’s go, les kilomètres sans caler. Celso et Fred se lancent sur la route des 7 lacs. En Argentine, c’est un jour férié pour commémorer les vétérans de la guerre des Islas Malvinas, qui sont bien entendu argentinas 😉
On découvre de superbes paysages : des lacs bleus entourés de forêts aux couleurs automnales et de montagnes… on se régale.
Le soir, on trouve un spot au bord d’un lac, on installe l’auvent et c’est parti pour une bonne soirée à l’abri du vent et de l’humidité.
Le Circuito Chico est connu pour ses paysages splendides entre lacs et montagnes. Alors, qui de mieux que la team Fred et son équipage pour nous accompagner sur cette excursion de 45 km, ponctuée de petites balades, de panoramas… et d’arrêts bière.
Le highlight de la journée, c’est clairement le Cerro Llao Llao, avec son panorama incroyable. L’arrêt à la Cervecería Patagonia est aussi un gros highlight, comme vous pouvez le voir sur les images.
Après cette pause franchouillarde, on se dirige vers Colonia Suiza pour rejoindre Laurence et Jean-Marc, un couple de Français que la team Fred avait rencontré plus tôt dans le voyage. On partage un bon chocolat chaud et une gaufre au dulce de leche. Les échanges sont très intéressants et on visite même leur van Volkswagen et son aménagement.
On se dit au revoir, puis direction notre spot du soir pour déguster un bon risotto concocté d’une main de maître par Bérénice.
Au programme du jour : une petite randonnée en amoureux. L’excursion qui nous attend fait 20 km avec environ 850 m de dénivelé positif… plus rien ne nous fait peur 😉
On se lance avec une quiche à la poêle, préparée la veille, dans le sac à dos. Arnaud s’essaye aux bâtons pour la première fois dans la montée et, franchement, il trouve que ça aide bien.
On se raconte notre vie, pour changer, et on arrive au sommet après une montée bien raide qui nous a fait souffler et devenir tout rouges. Pendant la rando, on a profité de superbes paysages avec les couleurs de l’automne, c’était génial. On arrive en haut heureux, prêts à casser la croûte. La météo avait annoncé du beau temps toute la journée… que nenni : des nuages, du vent et même un peu de pluie. On part en fou rire malgré le froid et on redescend tranquillement.
La partie plate est tellement longue à la fin qu’on fait les ados : on met un AirPod chacun et on écoute notre fameux podcast Crime Story, qui occupe déjà pas mal de nos trajets à bord de Celso cette fois, c’est en randonnée.
Le soir, on retrouve la team Fred qui vient d’arriver en ville, et on s’accorde même un petit luxe : des sushis, notre petit péché mignon.
On quitte notre havre de paix, Futaleufú, pour prendre la direction du parc national Los Alerces, de l’autre côté de la frontière. Les paysages changent totalement : plus on remonte, plus on sent que l’automne s’installe doucement.
On part donc pour une journée complète dans le parc, en profitant de notre Flexipass annuel, qui nous permet de visiter les parcs nationaux argentins à moindre coût.
On découvre des paysages magnifiques, sublimés par les couleurs automnales qui apportent encore plus de charme à ce décor déjà incroyable, entre lacs, cascades et montagnes.
Le soir, on trouve un super spot au bord d’une rivière. On s’improvise un petit apéritif pour profiter du soleil qui se couche doucement sur le paysage. L’ambiance est parfaite.
On passe une très bonne soirée, sans réseau, comme souvent en Argentine… et quelque part, ça fait aussi partie du voyage.
Sur la route en arrivant dans la mignonne ville de Futaleufú, on remarque de nombreux panneaux indiquant des spots de rafting. Et pour cause : ici, c’est tout simplement la Mecque du rafting. Ni une ni deux, on se convainc qu’on ne peut pas passer à côté de ce que la nature a à offrir.
On contacte Futaleufú Expediciones, et c’est réglé : on part sur l’excursion Puente à Puente. On sait qu’il est possible de prolonger l’expérience directement depuis le bateau jusqu’à Macal, moyennant un petit supplément… alors on garde ça dans un coin de la tête.
Une fois sur l’eau, on est à fond, complètement pris par l’adrénaline. Sans hésiter, on décide de continuer l’aventure et sans aucun regret ! Les rapides les plus impressionnants nous attendent justement sur la suite du parcours. On a même l’occasion de sauter depuis un rocher, malgré une eau bien fraîche… mais quel moment incroyable !
Finalement, cette activité s’est transformée en cadeau d’anniversaire pour Bérénice. Tant pis pour le saut en parapente… ce sera pour une prochaine fois 😉
De retour à Futaleufú, on trouve un super café dans lequel on se sent immédiatement comme à la maison. Le couple qui tient la boutique est adorable. Petit fun fact : la gérante a une cousine qui vit à Bordeaux et qui vend des empanadas sur le marché des Chartrons… des empanadas qu’on avait déjà goûtées lors de nos escapades bordelaises. Le monde est vraiment petit !
Nouvelle journée, et on reprend la route, toujours sous la pluie, en continuant la Carretera Austral. Même avec ce mauvais temps, le paysage reste époustouflant : la nature est luxuriante, d’un vert profond, et on croise de nombreuses cascades le long de la route. On décide de s’arrêter à deux d’entre elles.
Bérénice, reste dans la voiture telle une ado, se plaignant qu’elle allait trop se refroidir et se mouiller. Mais Arnaud, lui, prend son courage à deux mains et enfile son anorak pour aller explorer ces merveilles. La première cascade est d’une intensité incroyable : l’eau tombe avec puissance et tout autour, la végétation est dense et éclatante.
La seconde cascade est un peu différente. Juste au moment où on arrive, un rayon de soleil perce les nuages et illumine la chute d’eau, formant un arc-en-ciel.
Puis nous atteignons enfin Puyuhuapi, ce petit village de pêcheurs charmant. Ce village est réputé pour ses thermes, avec également des sources d’eau chaude naturelles disséminées en pleine nature. Malheureusement, au moment où nous y arrivons, la marée est trop haute, et l’eau chaude se mélange à celle de la mer. Impossible d’en profiter cette fois… tant pis !
Heureusement, à notre arrivée à Puyuhuapi, le soleil fait enfin son apparition. On en profite pour se balader et admirer les bateaux de pêcheurs colorés, l’atmosphère tranquille et l’architecture mignonne de la ville, on s’y sent bien.
Le soir, un peu par hasard, on tombe sur un camping abandonné. La nature a repris ses droits : tout est vert et humide, mais on trouve un ancien emplacement avec un abri et une table à l’abri. Avec ce temps capricieux, c’est un vrai spot parfait improvisé. On s’y installe et passe la soirée tranquillement.
Pour le repas, on se fait des lentilles saucisses sans vraiment connaitre la recette (pas de connexion) et c’est franchement délicieux, on recommande.
Après la visite des grottes de marbre, baignée par un soleil radieux, on reprend la route. Mais cette fois, la météo change radicalement : une pluie battante s’installe et ne va pas nous lâcher pendant trois jours d’affilée. Les routes en gravier et les innombrables trous ont laissé des traces : le parallélisme de Celso n’est plus très droit et le volant l’est tout autant. Heureusement, en arrivant dans une grande ville, on trouve un mécanicien avec une machine en 3D pour refaire le parallélisme. C’est impressionnant et super efficace.
Avec cette pluie incessante, impossible de prendre une vraie douche depuis un moment, et on se sent vraiment cradoc. On décide alors de rejoindre un camping pour s’offrir enfin une douche chaude, un vrai plaisir partagé qui fait un bien fou à tous les deux.
Et comme le hasard fait bien les choses, en se promenant en ville on tombe sur une boutique qui vend du pain et des pizzas, avec même de délicieuses baguettes. On goûte et là… c’est le kiff ! Exactement comme en France. Le lendemain, on ne peut pas s’empêcher d’y retourner pour en reprendre une nouvelle, parce que c’est trop bon.
Profitant d’être dans cette grande ville, on fait également quelques courses, et figurez-vous qu’on se met à tester l’avoine, au grand désarroi de Arnaud. Mais après dégustation, surprise : ce n’est finalement pas si mal !
Pour compléter le tableau, on repère une boutique Patagonia dans la ville. On y fait un petit tour et Arnaud succombe à la tentation : un nouvelle casquette (table) Patagonia côtelé vient compléter sa collection.
On profite d’une journée parfaite, soleil plein et ciel bleu. Au programme : visite des caves de marbre en kayak. On se munit de notre pagaie et c’est parti pour une excursion de 3 h.
Accompagnés de Luis, notre guide du jour, on se dirige doucement, chacun sur notre kayak, pour faire les fameuses caves de marbre. Cette virée se divise en 3 parties : visite de la chapelle, de la cathédrale et enfin du tunnel.
La nature nous offre un superbe spectacle entre eau bleu turquoise grâce au glacier qui fond dans ce lac et roche polie depuis des milliers d’années. On en prend plein les yeux. Petite anecdote : la chapelle et la cathédrale de marbre sont reconnues par le Vatican et le pape, et il est déjà arrivé que des mariages ou encore des enterrements se déroulent ici, au milieu de l’eau.
On termine l’excursion un peu mouillés, mais ça fait partie du jeu 😉 On se trouve un spot au bord d’une rivière le soir et on s’essaie même à un petit river crossing, tout simple pour Celso.
Aujourd’hui, changement total d’ambiance : le soleil est de retour et ça fait un bien fou. Et surtout, c’est le jour du passage de frontière vers le Chili.
On le sait, c’est une étape un peu particulière ici. Impossible de passer avec de la nourriture pour des raisons sanitaires… sauf que nous, on n’avait clairement pas anticipé et on avait encore pas mal de vivres avec nous.
Du coup, opération discrétion : on décide de tout cacher dans la tente de toit. Absolument tout et on croise les doigts pour qu’on ne nous demande pas de l’ouvrir, parce que là, ça aurait été une autre histoire.
On arrive à la douane, on fait les papiers comme d’habitude… puis vient le moment du contrôle. Et là, on tombe sur quelqu’un de très très consciencieux. Elle ouvre tout, absolument tout. Les sacs, les rangements… même le capot moteur (comme si on avait planqué un pot de moutarde à côté du filtre à air 😅).
Mais miracle : elle ne trouve rien. On passe la frontière tout contents, avec toutes nos provisions intactes.
Et là, place à la suite : le début de la mythique Carretera Austral. Et franchement… c’est une claque. On longe le lac Buenos Aires / General Carrera, avec des couleurs de dingue, un bleu presque irréel, entouré de montagnes. C’est simple, on en prend plein les yeux.
Le soir, on trouve un spot tout aussi incroyable, bien à l’abri du vent. On profite d’une soirée tranquille tous les deux, encore un peu sur notre nuage après cette journée.
Après une belle semaine à El Chaltén, on reprend la route vers le nord avec une idée en tête : passer la frontière par la fameuse piste 4×4 du Paso Mayer. Sur le papier, ça s’annonce déjà un peu aventureux… mais on est loin d’imaginer ce qui nous attend.
On se dirige vers Bajo Caracoles et là, première surprise : la mythique Ruta 40 se transforme en piste en terre. Bon, jusque-là, rien d’alarmant. Sauf que… il pleut. Beaucoup. Et surtout, il a plu les deux jours précédents.
On s’engage quand même, confiants avec notre 4×4. Mais très vite, la route se dégrade. Et quand on dit se dégrade… c’est un vrai champ de boue. Des ornières partout, des flaques transformées en mini lacs, et une adhérence quasi inexistante.
On commence à croiser des véhicules bloqués un peu partout. Impossible de rester indifférents : on s’improvise remorqueurs, on aide comme on peut. On parvient à secourir deux tchèques qui roulaient en voiture de location « Chinese car » d’après leur dire ;). Pour nous remercier ils nous offre deux alfaros, un gâteau local.
De notre côté, malgré que Celso se débrouille comme un chef ça reste un vrai défi. La voiture chasse, glisse, décroche… On est en hyper concentration, les mains crispées sur le volant. Impossible de relâcher l’attention une seconde. Et pour pimenter le tout, on n’est pas avec Fred cette fois-ci notre binôme habituel ce qui ajoute une petite dose de stress en plus.
Mais on continue, doucement, prudemment… et finalement, on s’en sort.
Le soir, énorme soulagement : on retrouve l’équipage suisse et on se dit qu’on en a eu assez de défi 4×4 pour aujourd’hui, on abandonne le projet Paso Mayer. Tout le monde est passé, sans gros souci. On décompresse ensemble, bien au chaud dans leur van, en repensant à cette journée complètement inattendue.
Une vraie expérience 4×4, intense, stressante… mais qu’on ne risque pas d’oublier.
La nuit a été bien meilleure que la précédente : pas de pluie, enfin un peu de répit… mais une nouvelle épreuve nous attendait, totalement inattendue : les souris.
Nous ne savions pas que ce campement en était infesté. Pourtant, nous avions pris des précautions en suspendant notre nourriture aux arbres, bien emballée dans des sacs-poubelle. Mais pendant la nuit, ça grouille partout autour des tentes. Des bruits, des grattements… et même des souris directement dans nos sacs de nourriture. Arnaud réagit rapidement en récupérant le sac pour le garder avec nous dans la tente.
Et nous ne sommes pas les seuls. Chez les copains aussi, les souris s’invitent. Au petit matin, vers 6h30, des cris résonnent dans le campement. Sur le moment, on pense à quelque chose de bien plus grave. Mais non : encore une souris, prise en flagrant délit dans un sac.
Si la scène prête presque à sourire après coup, les dégâts, eux, sont bien réels. Les souris ont grignoté tout ce qui passait : sacs, plastiques, matériel… Bilan : le sac d’Arnaud est bien abîmé, les bâtons de Bérénice endommagés, le matériel de Luca et la vaisselle de Mathilde aussi touchés. Sans parler de la nourriture. Sur le moment, c’est la déception… mais on relativise vite : il ne reste “que” 18 km, et surtout, un spa nous attend à l’arrivée.
Cette troisième journée de randonnée est plus clémente. Moins de dénivelé, des sentiers plus roulants, moins techniques. Les paysages changent encore, et s’ouvrent sur un immense lac, magnifique, apaisant. L’ambiance est légère, on sent que la fin approche, et ça fait du bien au moral.
Portés par le rythme soutenu de la veille, nous avançons efficacement, presque trop vite. On doit même se freiner un peu, car les jambes et les pieds commencent à sérieusement fatiguer. Mais la motivation est là, intacte.
Surtout qu’une nouvelle tyrolienne nous attend. Comme on en veut toujours plus, cela nous motive pour avancer. On arrive à cette dernière, elle est bien plus simple que celle du premier jour car elle est dans le sens de la descente et le soleil est présent. Alors on se lance et ça glisse comme sur des roulettes. C’est le pied !
Finalement, nous arrivons en avance au point de rendez-vous, où notre taxi est prévu pour 17h. Une belle satisfaction après ces trois jours intenses.
Cette randonnée nous aura fait passer par toutes les émotions : le doute, la peur, l’épuisement… mais aussi des moments de joie pure et des paysages inoubliables.
Le soir, c’est récompense bien méritée : direction le spa pour récupérer, puis un bon restaurant pour reprendre des forces. Et très vite, le lit. Car une chose est sûre : nous sommes complètement épuisés… mais profondément marqués par cette aventure hors du commun.
Le réveil est brutal. La nuit a été un véritable calvaire. La pluie n’a pas cessé une seule seconde, s’infiltrant partout dans notre bivouac. Notre tente n’a pas tenu le choc, et au matin, tout est trempé : duvets, matelas, vêtements… Arnaud comme moi sommes frigorifiés, épuisés par une nuit presque blanche. Pas vraiment l’idéal, surtout quand on sait que cette journée est censée être la plus difficile du circuit.
Malgré tout, pas question d’abandonner. Nous entamons l’ascension avec une montée exigeante de 500 mètres de dénivelé positif. L’effort est intense, amplifié par le froid et l’humidité, mais on s’accroche. Pas à pas, on avance… jusqu’à atteindre le sommet, avec le sourire, presque surpris d’y être arrivés dans ces conditions.
Là-haut, le spectacle est à couper le souffle. Une immense mer de glace s’étend devant nous. C’est grandiose, presque irréel. On prend le temps de capturer l’instant, de profiter, malgré le froid qui mord encore.
Nous entamons ensuite la descente, basculant de l’autre côté du sommet. Les paysages changent à nouveau, toujours aussi impressionnants. Vers midi, nous faisons une pause rapide pour manger… sous la neige. Un moment à la fois rude et marquant.
En regardant notre itinéraire, le constat est clair : il nous reste encore 18 km jusqu’au camp, et il est déjà 13h. Hors de question de terminer une nouvelle fois à la frontale. Alors on se regarde, et sans vraiment parler, la décision est prise : on accélère.
Chacun se met dans sa bulle. Arnaud prend la tête et impose un rythme soutenu. On avance vite, concentrés, avec un seul objectif en tête : atteindre le campement avant la nuit. Malgré l’effort, on continue de lever les yeux, de prendre quelques photos, de savourer ces paysages incroyables.
Petit à petit, la météo s’améliore. La neige cesse, la pluie disparaît, et le froid devient plus supportable. Comme une récompense après l’effort.
Mais la journée est loin d’être terminée. Une descente extrêmement raide nous attend : nous passons de 1000 mètres d’altitude à 200 mètres en seulement 2 km. Une pente impressionnante, presque vertigineuse, qui nous oblige par moments à désescalader plutôt qu’à marcher.
Finalement, nous atteignons le campement, épuisés mais fiers. On installe rapidement le camp, on prépare à manger, puis on s’effondre presque aussitôt dans nos duvets.
Cette deuxième journée nous a poussés dans nos retranchements. Mais elle nous a aussi offert des paysages inoubliables. Et malgré la fatigue, une chose est sûre : on est prêts pour le troisième jour.
Le départ est donné à 11h30 depuis notre véhicule. Au programme : 23 km de randonnée jusqu’à notre premier campement. L’énergie est au rendez-vous, les sourires aussi. Tout le monde est motivé et prêt à se lancer dans cette nouvelle aventure.
Très vite, les paysages nous happent. Le décor change sans cesse : des lacs aux reflets parfaits, des montagnes imposantes, des prairies à perte de vue, des forêts denses, et même des vaches qui viennent ponctuer ce tableau déjà incroyable. Chaque kilomètre est une claque visuelle, et on en prend plein les yeux.
L’un des moments forts de la journée reste sans doute la traversée en tyrolienne, rendue possible grâce au matériel de Mathilde et Luca. Une expérience aussi impressionnante qu’inoubliable, qui ajoute une bonne dose d’adrénaline à cette première journée.
Mais tout ne se passe pas exactement comme prévu. En fin de journée, la météo se dégrade et la pluie fait son apparition. Une complication de taille, surtout que nous devons traverser un glacier pour atteindre notre campement. Les conditions rendent la progression plus lente et plus technique.
Malgré la fatigue et les difficultés, personne ne lâche. On avance, ensemble, déterminés. Et finalement, nous atteignons notre objectif, fiers d’avoir tenu bon jusqu’au bout.
Une fois arrivés au camp, chacun s’active : on installe les tentes, on s’organise, puis on prépare un repas bien mérité. La journée a été intense. Il est temps de se reposer, car demain, l’aventure continue.
Après un dernier check météo et l’accord des rangers pour l’ascension du Fitz Roy, tout est prêt. Le réveil est programmé à 2h30 pour un départ sur le sentier à 3h, avec un objectif clair : atteindre le point de vue avant le lever du soleil prévu à 7h45. Sur le papier, tout est parfaitement organisé. Dans les faits, l’excitation est telle que la nuit est courte et le sommeil léger.
À notre arrivée au départ du sentier, une surprise nous attend : nous sommes loin d’être seuls. Des dizaines, puis des centaines de randonneurs ont eu la même idée que nous. Une véritable procession s’élance dans la nuit, frontales allumées, dans une ambiance de bonne humeur. Pour Arnaud et Bérénice, c’est une première : randonner de nuit, guidés uniquement par la lumière des lampes et l’énergie collective.
Au fil de l’ascension, l’effort se fait sentir, mais l’excitation prend le dessus. Une fois arrivés en haut, nous découvrons un spectacle impressionnant : près de 300 personnes sont déjà là, prêtes à assister à ce moment tant attendu. Nous avons même une heure d’avance, ce qui nous laisse le temps de nous installer… et surtout de lutter contre le froid. Là-haut, les températures sont glaciales, quelques flocons commencent même à tomber.
Heureusement, nous avions anticipé : plaids pour nous envelopper, et maté bien chaud pour nous réchauffer. Une excellente idée, qui fait toute la différence dans ces conditions froides. L’attente commence, suspendue, presque irréelle.
Puis, enfin, les premières lueurs apparaissent. Lentement, les montagnes changent de couleur, passant de l’ombre à des teintes orangées et dorées. Le spectacle est saisissant, presque irréel. Malheureusement, le sommet du Fitz Roy reste partiellement caché par les nuages. Une petite frustration, certes… mais largement compensée par la beauté de l’instant.
Après avoir savouré ce moment, nous prenons un petit-déjeuner bien mérité des sandwichs avant d’entamer la descente. De retour au village vers 12h30, la fatigue commence à se faire sentir, mais la satisfaction est immense. Nous retrouvons Celso et Fred, et direction la brasserie Patagonia pour célébrer ça comme il se doit : une bonne bière et quelques frites bien méritées. Après tout, nous venons de parcourir 23 km avec plus de 1000 mètres de dénivelé positif.
L’après-midi est consacré à la suite de l’aventure. Nous devons faire des courses pour préparer notre prochain défi : un trekking initialement prévu sur quatre jours… que nous avons décidé de réaliser en trois. Nous achetons le nécessaire pour optimiser notre confort : matelas, housses de protection pour sacs, bâtons de randonnée, repas lyophilisés,… tout y passe.
De retour, nous étalons tout notre matériel avec Luca et Mathilde pour faire un check complet. Chaque détail compte. Les sacs se remplissent, s’ajustent, se réorganisent. L’excitation monte à nouveau, mêlée cette fois à une légère appréhension.
Car demain, nous nous lançons dans l’un des plus grands défis de notre vie.
Après une nuit… plutôt mouvementée à cause du vent patagonien, nous nous réveillons le 11 mars, une date un peu spéciale. C’est l’anniversaire de Bérénice, qui fête ses 24 ans, mais aussi les six ans de notre relation facile à retenir pour Arnaud !
Pour marquer le coup, on décide d’aller déjeuner dans un restaurant-traiteur italien à El Chaltén, réputé pour ses pâtes maison. Et on peut le dire : c’était excellent.
Après ce bon repas, on rejoint la team Fred pour un café. Luca nous donne aussi un coup de main pour chercher des pièces pour Celso et essayer d’organiser quelques réparations. Puis à 18 h, Arnaud avait prévu une petite surprise… le genre de luxe qui vaut de l’or après une mauvaise nuit, en road trip, avec le froid patagonien : un spa.
On profite d’un bain chaud face aux montagnes, un moment tout simplement incroyable. Après une bonne douche, on récupère Celso et on décide de retourner dormir près du bivouac où nous avions rencontré les Brésiliens. On est épuisés et on sait que de grosses randonnées nous attendent dans les prochains jours, dont une qui commencera en pleine nuit.
Une fois arrivés sur le spot, on installe l’auvent : ce soir, on fête l’anniversaire à quatre avec la team Fred. Apéro, bon repas, et Bérénice souffle ses bougies sur une tarte meringuée et un marbré que Mathilde et Luca avaient soigneusement achetés pour l’occasion encore merci à eux. Et en plus, ils étaient délicieux.
Pour couronner la soirée, Arnaud lit un petit poème qu’il avait préparé pour annoncer le cadeau : un saut en parapente à San Carlos de Bariloche. Et encore mieux : Bérénice fera ce saut avec Mathilde, qui a reçu le même cadeau de la part de Luca. Autant dire qu’on s’en réjouit déjà, ça promet d’être fou.
La soirée se termine tranquillement… et cette fois-ci, la nuit est douce, sans rafales de vent pour secouer le 4×4. Résultat : une belle grasse matinée bien méritée.
Après une heure de route à travers l’immensité de la Patagonie, une silhouette finit par apparaître à l’horizon. D’abord floue, presque irréelle, elle se dessine peu à peu entre les nuages : les aiguilles granitiques du Monte Fitz Roy. Ça y est, nous sommes arrivés à El Chaltén.
On sait déjà qu’on va rester ici quelques jours : la région regorge de randonnées. Le vent est bien présent, mais on préfère ne pas trop y prêter attention pour le moment. Pour commencer en douceur, on choisit une petite randonnée d’environ 10 km : le sentier de la Laguna Capri, réputé pour offrir une magnifique vue sur le Fitz Roy.
On prépare les sacs à dos, quelques casse-croûtes pour le déjeuner… et c’est parti. Le sentier est assez facile et accessible à tous. À notre arrivée au mirador, on découvre le Fitz Roy… caché derrière les nuages. Un peu frustrant, mais on ne se laisse pas abattre. On s’installe pour manger nos sandwichs en espérant qu’il décide de se montrer.
Et finalement, la patience paie : les nuages s’ouvrent peu à peu et le sommet se dévoile. On en profite pour prendre quelques photos avant de redescendre tranquillement.
Le soir, on part à la recherche d’un endroit où dormir. Et là… on se rend vite compte que ça ne va pas être si simple. Trouver un spot abrité du vent relève presque de la mission impossible. Finalement, on repère une petite clairière sur le bas-côté de la route qui pourrait faire l’affaire.
Je vous laisserai découvrir la vidéo de la nuit que nous avons passée là-bas… Disons simplement que le vent patagonien ne plaisante pas. Merci à l’iPhone pour la stabilisation de la vidéo, parce qu’en réalité, c’était bien plus impressionnant que ce que les images laissent paraître.
Fini El Calafate. Il est temps de reprendre la route en direction du paradis de la randonnée et de l’escalade : El Chaltén.
Pour la petite histoire, El Chaltén est une ville très récente de Patagonie, fondée en 1985 par le gouvernement argentin pour affirmer sa présence près de la frontière avec le Chile. Bien avant cela, les peuples Tehuelches appelaient déjà la montagne dominante de la région Chaltén, ce qui signifie « montagne qui fume », en référence aux nuages qui entourent souvent son sommet. Aujourd’hui connue sous le nom de Monte Fitz Roy, cette montagne mythique domine le paysage du Parque Nacional Los Glaciares. Avec le temps, le village est devenu la capitale argentine du trekking et attire chaque année des milliers de randonneurs et grimpeurs venus explorer ces paysages spectaculaires.
Avec Arnaud, on ne s’était pas vraiment renseignés sur l’endroit avant d’arriver. Très vite, on se rend compte que deux éléments ne jouent pas vraiment en notre faveur : le vent… et le manque d’endroits abrités pour dormir.
Alors, pour ne pas foncer tête baissée dans la tempête, on décide de s’arrêter dans un bivouac situé à environ une heure d’El Chaltén, bien protégé du vent. Sur place, on trouve un barbecue fait maison, et par chance, il nous reste une cuisse de poulet dans le frigo.
Arnaud a alors la merveilleuse idée de la faire griller au barbecue. On la laisse mariner pendant une petite heure avec du citron, des épices et de l’huile d’olive, le temps d’allumer le feu.
Au même moment, des vanlifers brésiliens arrivent sur le spot. Ils nous proposent leur grille de barbecue (qu’on accepte volontiers) bien plus pratique que notre espèce de tôle en aluminium improvisée.
Et comme si ça ne suffisait pas, nos voisins fêtent l’anniversaire d’un membre de leur équipage : ses 60 ans. Pour l’occasion, ils nous offrent une part de gâteau au dulce de leche. Ils ont clairement le sens de l’hospitalité !
Après ce bon repas et ces belles rencontres, on file se coucher. On sait que ce qui nous attend le lendemain va demander pas mal d’énergie.
On reprend la route en direction d’El Calafate. Et forcément, impossible de passer dans le coin sans refaire un détour par le glacier Perito Moreno. La première fois nous avait complètement bluffés, alors on se dit qu’on ne peut pas repartir sans le revoir une seconde fois.
La journée commence par un petit atelier mécanique avec l’équipage de Fred : graissage des cardans. Il nous montre comment faire et on en profite pour en apprendre toujours plus sur Celso. Toujours utile quand on voyage avec son véhicule, et franchement très intéressant.
Dans l’après-midi, on se met en route vers le glacier. Et même si on l’a déjà vu, l’effet est toujours le même : c’est impressionnant. Les paysages ont légèrement changé depuis notre première visite. Le soleil est au rendez-vous et on s’accorde même une petite sieste face au glacier, un vrai bain de vitamines.
Puis, au moment de repartir, le clou du spectacle. Un énorme bloc de glace se détache du glacier, bien plus gros que tout ce qu’on avait vu jusqu’ici. On le regarde s’effondrer dans un fracas incroyable, disparaître sous l’eau… puis remonter à la surface. Un moment spectaculaire qu’on ne risque pas d’oublier.
Le soir, on reprend la route vers le camping El Huala. Et pour finir la journée en beauté : tartiflette à la casserole. Un bon gueuleton comme on les aime… et à en croire les photos, c’était une vraie tuerie 😉
Après la grosse randonnée de la veille, on s’accorde une grasse matinée bien méritée. Le soleil est au rendez-vous et ça fait du bien de prendre le temps de « zipper du maté ».
Une fois prêts, on reprend la route pour explorer les derniers recoins du parc. Les paysages sont toujours aussi impressionnants : des lacs d’un bleu intense, des montagnes tout autour… Même après plusieurs jours ici, le décor continue de nous surprendre.
La journée se transforme aussi en petite mission : retrouver les lunettes de soleil de Luca, c’est un chef pour cela. Contre toute attente, la quête se termine bien : on finit par remettre la main dessus, plus ou moins.
En quittant le parc, on tombe sur une voiture chilienne arrêtée sur le bas-côté. Par réflexe, on s’arrête pour vérifier si tout va bien. Après avoir discuté un peu, on comprend le problème : ils ont roulé près de 300 km avec la boîte courte activée, ce qui a fait surchauffer le moteur. Au début, on pense à un potentiel souci de batterie car la voiture ne démarre plus et on tente de démarrer avec nos câbles, ça fonctionne mais la Jeep surchauffe immédiatement.
Ils finissent par appeler une dépanneuse. Avant de repartir, on leur laisse quand même un peu d’eau ils étaient six dans une voiture prévue pour cinq, c’est le Chili ça passe tout seul.
De notre côté, l’aventure continue. On quitte Torres del Paine après trois jours intenses, la tête remplie d’images de paysages incroyables et de chouettes souvenirs.
Réveil à 5 h du matin. Aujourd’hui, on part pour l’une des randonnées les plus emblématiques de Patagonie : Las Tres Torres, la randonnée mythique du parc national Torres del Paine.
Si on se lève aussi tôt, c’est pour éviter la foule. On avait lu dans plusieurs commentaires que si l’on partait trop tard, il pouvait y avoir de véritables bouchons au sommet. Car il faut savoir que cette randonnée fait partie du très célèbre trek W, qu’il faut réserver 10 mois à l’avance pour espérer avoir une place dans les campings du parc (100€ la nuit trop peu pour nous).
On arrive au départ de la randonnée alors qu’il fait encore nuit. Peu à peu, le jour se lève et on assiste à un superbe lever de soleil sur les montagnes. L’ambiance est magique et, bonne surprise, il n’y a presque personne sur le sentier.
La randonnée est annoncée à 20,5 km avec environ 1 000 mètres de dénivelé positif, donc on s’attend à quelque chose d’assez exigeant. Globalement, ça se passe bien… jusqu’à un moment clé où Bérénice chute et se tord la cheville. Après un rapide moment de doute, elle décide quand même de continuer. Et honnêtement, on est tous impressionnés : elle termine la randonnée comme si de rien n’était. Le soir, en regardant sa cheville bien gonflée, on se dit quand même : chapeau l’artiste.
Arrivés au sommet, la récompense est là : les fameuses Torres, dressées au-dessus du lac. Le paysage est magnifique, même si le vent souffle fort et que le froid se fait sentir. Un contraste assez fou avec la montée où, sous le soleil, on marchait presque en t-shirt.
On prend le temps de manger face au panorama avant d’entamer la descente. Et là, on se rend compte qu’on a vraiment bien fait de partir tôt : la montée est désormais remplie de randonneurs.
On termine la journée bien fatigués, la cheville de Bérénice ressemble à un poteau, mais heureux d’avoir vécu cette randonnée mythique. On retourne au spot de la veille et on se couche tôt pour récupérer.
Et cerise sur le gâteau : nos amis suisses nous offrent une bonne douche chaude pour se remettre de la journée. Après 20 kilomètres de marche, on peut le dire… c’était le pied !
C’est notre premier jour dans le parc national Torres del Paine, au Chili. La veille on rejoint l’équipage suisse avec leur Defender Fred dans un superbe spot qui surplombe le Laguna Sofia où nous étions la veille, cette fois-ci de l’autre côté. Pour profiter au maximum du territoire, on a pris un pass de trois jours afin d’explorer tranquillement ce parc mythique de Patagonie.
Pour cette première journée, on alterne entre route et petites randonnées. On roule beaucoup pour découvrir les différents coins du parc, avec plusieurs arrêts pour randonner et aller voir des cascades. Les paysages sont superbes : des lacs d’un bleu presque irréel, entourés de montagnes qui donnent au décor une allure spectaculaire.
On prend vraiment plaisir à parcourir les pistes et à s’arrêter dès qu’un point de vue attire notre regard. Chaque virage réserve un nouveau paysage.
En fin de journée, il faut cependant sortir du parc pour la nuit. Le camping sauvage y est interdit et les campings officiels sont très chers, le parc étant très touristique, les prix suivent…
On finit tout de même par trouver un très joli spot, juste à l’extérieur, au bord d’une rivière. Un endroit simple, calme, et parfait pour terminer cette première journée au cœur de Torres del Paine. On se couche tôt car le lendemain grosse randonnée.
Après avoir repassé la frontière du Chili vers l’Argentine, on trouve un joli spot pour la nuit au bord du lac Sofia. L’endroit est paisible, entouré de montagnes, parfait pour se poser après la route.
Le lendemain matin, on part pour une randonnée à l’inconnu sans connexion car nouveau pays dit nouvelle recherche de carte sim. La veille en arrivant sur le spot on a pu observer pleins de randonneurs dans les alentours alors on se lance un peu à l’aveugle, pour une chose bien particulière : l’observation des condors. On espère en voir planer dans le ciel…
Arrivés près du sommet, on aperçoit une silhouette posée sur la falaise. Au début, on croit presque voir une personne, immobile à flanc de roche, en se disant cette personne n’a vraiment pas froid aux yeux. En s’approchant un peu, le doute disparaît rapidement : c’est un condor. Et quel oiseau… c’est immense. On les avait déjà aperçus dans le ciel, mais les voir posés, d’aussi près, est vraiment impressionnant.
Après cette belle rencontre, on redescend vers la ville pour retrouver nos amis suisses. L’occasion aussi de s’organiser pour la suite du voyage. Également, ils ont pu nous faire passer deux cartes sim chilienne qu’ils ont eu la gentillesse de nous acheter la veille car c’était le weekend et la boutique était fermé. Un grand merci à eux pour le coup de main 😉
On se réveille au camping El Huala, un camping gratuit perché au-dessus du glacier. L’endroit est calme, la vue splendide, et surtout idéalement situé à deux pas du départ de la randonnée du Cerro del Cristal. Autant dire qu’on n’hésite pas longtemps.
Dès le matin, on se met en jambe pour une randonnée exigeante : environ 10 Km A/R et 1 000 mètres de D+. Le sentier grimpe vite, l’effort se fait sentir, mais très rapidement les paysages prennent le dessus. Plus on monte, plus la vue se dégage.
Tout au long de l’ascension, on surplombe le glacier Perito Moreno, visible au loin, entouré de lacs aux couleurs incroyables. Arrivés en haut, la récompense est totale : une vue à 360 degrés sur les montagnes de Torres del Paine côté chilien (notre prochaine étape), et côté argentin, le glacier, les lacs et les sommets qui s’étendent à perte de vue.
Au sommet on fait la rencontre d’un couple belge Fabienne et Gérald, qui nous conseille d’aller au restaurant El Chopen, ce que nous ferons le lendemain. Merci pour le tips, nous nous sommes sustenté d’une bonne bière brassé sur place avec du porc en sauce et des pommes de terre doré au four un pur régal.
En fin de journée, on redescend et on retourne au camping de la veille. On s’y sent bien, et la vue est toujours aussi belle. Une bonne douche s’impose froide, certes mais après une telle randonnée, elle fait un bien fou.
Une journée intense, sportive, et remplie de paysages inoubliables.
Aujourd’hui, on part enfin à la rencontre du glacier Perito Moreno.
Un moment que l’on attendait avec impatience depuis le début du voyage… et autant le dire tout de suite : ça en valait largement la peine.
Une fois sur place, on est tout de suite impresionné. Le glacier est immense, puissant, presque irréel. On a la chance d’assister à des chutes de blocs de glace en direct, dans un fracas impressionnant. Voir la glace se détacher et s’effondrer sous nos yeux, c’est quelque chose qu’on n’oubliera jamais.
La météo est parfaite. Grand soleil, ciel bleu, une vraie dose de vitamines après ces semaines de vent et de froid. On s’installe un long moment sur un banc, face au glacier. Le temps semble s’arrêter. On observe, on écoute, on attend que la glace tombe à nouveau.
On profite de la fin de journée dans ce décor incroyable, en silence, simplement émerveillés.
C’était beau, puissant, presque irréel. Et il suffit de regarder les photos pour comprendre à quel point ce moment restera gravé dans nos souvenirs.
Le soir on s’arrête dans le camping gratuit El Huala avec une vue qui surplombe le glacier et les nombreux lacs qui l’entourent . On est même parvenu à entendre les blocs de glace tomber au loin. On file se coucher avec des étoiles pleins les yeux et prêt pour une petite grimpette le lendemain.
Il est temps de quitter Ushuaia. Après cette bonne semaine de confort ponctuer de douches chaudes sans limite, on fait demi-tour pour reprendre la route vers le nord, direction la Patagonie côté ouest. L’objectif est clair : remonter tranquillement entre le Chili et l’Argentine, en longeant la cordillère des Andes.
On met le cap sur El Calafate, porte d’entrée du célèbre glacier Perito Moreno. La route est magnifique, les paysages changent peu à peu, plus montagneux, plus verts, et toujours aussi sauvages.
En fin de journée, on trouve un spot absolument magique. Posés au bord d’une rivière, au cœur des montagnes, complètement seuls au monde. Le genre d’endroit qui fait oublier les kilomètres avalés dans la journée. Le calme est total.
Le lendemain matin, on reprend la route avec une excitation particulière. Direction le fameux glacier Perito Moreno. Le soleil est au rendez-vous, la journée s’annonce splendide, et on a hâte de découvrir l’un des lieux les plus mythiques de Patagonie.
L’échéance de notre location Airbnb approche, et un petit pincement au cœur se fait sentir. Nous avons l’impression de ne pas avoir tout exploré… Alors, sur un coup de tête mais surtout une excellente idée nous décidons de prolonger notre séjour de trois nuits supplémentaires. Encore mieux : nous passons directement par le propriétaire, sans la plateforme Airbnb, ce qui nous permet de réduire les frais. Parfait.
Dès le lendemain, nous enchaînons avec une nouvelle randonnée en compagnie de la team Fred. Direction le Cerro del Medio, un sentier de 11,3 km pour 847 m de dénivelé positif, offrant des panoramas incroyables sur la ville d’Ushuaia, le canal Beagle, l’île Navarino et les montagnes Martial. Comme ici les randonnées sont souvent des allers-retours, nous combinons plusieurs sentiers afin de former une boucle, bien plus agréable.
Arrivés au point de vue, nous nous installons à l’abri du vent pour un pique-nique bien mérité. Le soleil est de la partie, au point que l’on s’accorde même une petite sieste face au paysage. Un vrai moment de bonheur.
Le soir, nous retrouvons Alice et Axel, le couple français. Nos roommates Mathilde et Luca sont aussi de la partie. Tous ensemble, nous partageons une parilla, spécialité locale incontournable.
Autant dire que les végétariens transpirent un peu ici. Le concept n’existe pas vraiment. La parilla, c’est avant tout un généreux barbecue de viande rouge.
La soirée est excellente. Rythmée par les rires. Les discussions s’enchaînent. Les anecdotes aussi.
Le lendemain, nous levons le pied côté randonnée. Au programme : rangement de l’Airbnb et remise en ordre de notre voyage. Bientôt, nous reprendrons la route, et mieux vaut être prêts pour la suite de l’aventure.
Suite à notre journée sportive, plutôt intense après plusieurs mois sans réelle activité physique, nous décidons de lever le pied. La journée suivante se déroule tranquillement à l’Airbnb : repos bien mérité, lessives à rattraper et un peu de temps consacré au blog.
Le lendemain, nous retrouvons Alice et Axel, le couple de Français rencontré à Iguazú au Brésil. Ensemble, nous avons prévu une randonnée de 11,7 km pour 660 m de dénivelé positif, idéale pour se remettre en jambe. Direction le glacier Vinciguerra et la lagune de Tempanis, deux joyaux encore méconnus nichés au cœur de la vallée d’Andorre, en Terre de Feu, non loin d’Ushuaia.
La lagune, avec ses eaux cristallines parsemées d’icebergs flottants, offre un spectacle saisissant au pied du glacier. L’itinéraire débute au fond de la vallée, traverse une tourbière puis un pont, avant de s’enfoncer dans une zone boisée aux montées exigeantes. Le paysage s’ouvre ensuite sur une lande d’altitude, pour finir par une pente rocheuse abrupte menant à la lagune, blottie au pied du glacier.
Après cette superbe randonnée, Alice et Axel nous régalent d’un chocolat chaud maison, parfait pour nous réchauffer et récupérer. Nous rentrons ensuite à l’Airbnb, fatigués mais heureux, des images plein la tête après cette belle découverte des alentours d’Ushuaia.
Après une bonne journée de shopping, place aux choses sérieuses.
On se lance enfin dans notre première randonnée du voyage. On l’attendait avec impatience : voyager en véhicule aménagé, c’est incroyable, mais ça rend aussi vite un peu sédentaire. Là, on avait vraiment besoin de bouger.
Cette randonnée nous offre exactement ce qu’on était venus chercher. Des paysages magnifiques du début à la fin, et même un double objectif : rejoindre la Laguna Esmeralda d’une couleur bleu turquoise, puis poursuivre jusqu’à El Ojo del Albino, un glacier perché plus haut.
Au total, environ 17 km de marche pour 900 m de dénivelé positif. L’effort est bien là, mais largement récompensé. Les paysages sont à couper le souffle et on prend un immense plaisir à découvrir les environs d’Ushuaia de cette manière.
Une journée intense, mais clairement l’une de nos plus belles jusqu’ici. Le soir c’est le réconfort on retrouve une bonne douche chaude et on se prépare un bon poulet mafé qui aura bien requinqué les troupes.
Nous voilà sur le territoire de la fameuse terre de feu. Les paysages ont changé, on aperçoit enfin les montagnes au loin, des sapins bordent les routes. Les paysages sont vraiment magnifique et nous rappelle les douces Alpes.
On arrive à la ville de Tolhuin et son fameux lac Fagnano on trouve un superbe spot au bord de ce dernier. On profite d’arriver assez tôt pour faire une balade au bord du lac et faire des ricochets.
Ce soir là on sait que c’est la dernière nuit dans le froid du sud de l’Argentine avant de passer 4 jours dans un Airbnb au chaud alors on en profite à fond 😉
Bien entendu en repartant de Tolhuin on s’arrête à l’institution la Panaderia « l’Union ». On repart les mains pleines d’empanadas succulente et de churros fourré au Dulce de leche.
Aujourd’hui nous sommes bien arrivé à Ushuaia, on partage le Airbnb avec nos copains suisses. Nous avons hâte de découvrir les alentours à travers des randonnées plus belles les unes que les autres.
On commence la journée par une visite un peu particulière : l’épave du Marjory Glen, un ancien navire échoué au début du XXᵉ siècle près de Rio Gallegos. Il ne reste aujourd’hui que la carcasse rouillée, posée là, face au vent, comme un vestige d’une autre époque.
Puis on prend la route vers la Laguna Azul. Et là… claque visuelle.
Un lac niché au cœur d’un ancien volcan, d’un bleu turquoise presque irréel. On peut en faire le tour à pied et même descendre jusqu’au bord. Le décor est spectaculaire, presque cinématographique. On a du mal à réaliser qu’on est vraiment là.
On grimpe ensuite sur les hauteurs du cratère pour prendre l’apéro face au lac. Le coucher de soleil est splendide, les couleurs incroyables… mais le vent, lui, est toujours aussi présent. Plus on descend vers le sud, plus il souffle fort et surtout froid.
La nuit qui suit est loin d’être confortable. Le vent ne nous laisse aucun répit. On manque clairement d’abri et on finit par dormir penchés, ballotés par les rafales. On peut le dire : c’était probablement l’une des pires nuits du voyage. On termine malgré tout notre nuit dans la voiture orienté face au soleil.
Désormais, direction la frontière entre l’Argentine et le Chili. Après le passage, on prend le ferry et on trouve refuge dans le jardin d’un hôtel, bien abrité du vent. Et surtout, on profite d’une bonne douche chaude gratuite dans le village. Un vrai moment de réconfort après la nuit qu’on vient de passer. Merci les copains suisses pour le tips 😉
Ce soir-là, on s’endort soulagés, au calme, enfin protégés du vent.
Aujourd’hui, direction le parc national Monte León, un endroit connu pour abriter une grande colonie de manchots. Dès notre arrivée, on prend le temps d’en apprendre davantage sur leur mode de vie : comment ils se nourrissent, comment les plus anciens veillent sur les plus jeunes, les allers-retours vers l’océan pour chercher de quoi survivre… Un vrai moment de découverte, au plus près de la nature.
En descendant toujours plus vers le sud, le vent se fait sentir. Il souffle de plus en plus fort, et surtout il devient bien plus froid. On sort les couches supplémentaires, bien couverts malgré le soleil qui, lui, continue de nous accompagner et ça, ça fait vraiment du bien.
Les paysages sont magnifique : des falaises, l’océan à perte de vue, et cette sensation d’être seuls face à l’immensité.
Plus on descend, plus l’excitation monte aussi. Ushuaïa se rapproche, et on réalise petit à petit que l’on se dirige vers le point le plus au sud du monde.
On décide de rester encore un peu à Puerto San Julián, séduits par la beauté de la route côtière. Le paysage est vraiment magnifique, brut et sauvage, et on avait envie d’en profiter davantage.
On en profite aussi pour faire quelques achats utiles : une sangle de remorquage et des manilles. Après notre mésaventure de la veille, on ne voulait plus être pris au dépourvu. Cette fois, on se sent enfin bien équipés au cas où la boue déciderait encore de nous tester.
La journée se passe tranquillement : quelques courses, une lessive, puis retour sur un spot sympa au bord de l’eau. L’objectif est clair pour le lendemain : partir explorer une vieille usine abandonnée aperçue un peu plus loin sur la côte.
Le jour suivant, on s’y rend. La visite est fascinante. Le lieu est marqué par le temps, et l’impact de l’eau salée sur la tôle est impressionnant : tout est rouillé, usé par les années. On découvre aussi les anciens bâtiments des ouvriers, témoins silencieux d’une autre époque. On sent que cet endroit est chargé d’histoire, presque figé dans le passé.
Après une grosse nuit de sommeil, nous reprenons la route en direction de Puerto San Julián et de sa magnifique côte. Sur la route, le vent patagonien ne nous lâche pas une seconde. On savoure notre maté comme les locaux, tout en restant très vigilants au moment d’ouvrir les portes du véhicule pour éviter qu’elles ne se fassent emporter ou se retournent sous la force des rafales.
Une fois arrivés, nous empruntons la piste du parc où il est possible de dormir sur place. À la recherche du spot parfait pour la nuit, nous réalisons vite que le terrain est devenu mou et boueux à cause des dernières pluies. Nous avançons prudemment… mais visiblement pas assez. En voulant contourner une grosse flaque d’eau, nous empruntons un petit chemin sur le côté, très glissant. Au moment de revenir sur la piste principale, Celso se retrouve posé sur la butte de terre qui sépare les deux chemins : le blindage touche le sol et deux roues se retrouvent dans le vide. Bref… on est bien coincés.
Et pour couronner le tout, en bons touristes, nous n’avons même pas de sangle pour nous faire tracter. Heureusement, des Argentins, la police et les gardes du parc viennent nous prêter main forte. Une scène digne d’un film, qui aura duré près de deux heures les pompiers ont même failli intervenir. Honnêtement, à un moment, nous pensions vraiment passer la nuit bloqués là. Mais contre toute attente, le miracle arrive : nous sommes enfin libérés. On vous racontera en détail cette histoire sur le podcast de semaine 8 !
Épuisés, nous repartons à la recherche d’un nouveau spot pour dormir… et quelle surprise en arrivant : nos amis suisses sont là, eux aussi installés pour la nuit. La probabilité était pourtant minime, mais la Patagonie réserve parfois de belles coïncidences.
Ils nous invitent à partager le repas avec eux, un vrai réconfort après cette journée mouvementée. On échange nos anecdotes, on rigole beaucoup… puis on s’endort rapidement, complètement KO.
Direction Caleta Olivia, réputée pour ses colonies de lions de mer. Sur le papier, l’idée semblait sympa… mais la réalité nous a vite rattrapés. La ville paraît tout aussi démunie que Comodoro Rivadavia : nombreux barrages de police, ambiance lourde et pesante. Le ciel gris n’aide pas non plus et rend l’atmosphère encore plus morose.
Finalement, nous décidons de ne pas nous arrêter. Et pour être honnêtes… nous commençons aussi à faire une petite overdose de lions de mer 😅
Nous dépassons la ville et trouvons un spot au bord de l’océan, niché au pied d’une falaise, près de petites maisonnettes de pêcheurs abandonnées. Là, immédiatement, nous avons la sensation de respirer à nouveau. Le calme, le bruit des vagues, l’espace… tout nous apaise.
Nous passons une bonne nuit face à l’océan avant de reprendre la route le lendemain pour poursuivre notre aventure vers le sud.
Après une journée tranquille pour célébrer l’anniversaire d’Arnaud, nous reprenons la route vers le sud en direction d’Ushuaïa, avec un arrêt prévu dans la grande ville de Comodoro Rivadavia pour faire le ravitaillement. Cette ville, qui vit principalement de l’exploitation du pétrole, porte clairement les marques d’une activité industrielle intense. Très vite, nous ressentons aussi le poids de la crise économique qui touche fortement l’Argentine. L’ambiance y est plus rude, et nous ne nous sentons pas vraiment à l’aise.
Comme si cela ne suffisait pas, un petit contretemps mécanique vient s’ajouter à la journée : Celso démarre difficilement et demande plus d’efforts que d’habitude. Nous nous rendons dans un garage familial réputé, recommandé sur iOverlander. La matinée entière y passe. Nous découvrons que les Land Cruiser sont rares dans la région et que la pièce à remplacer est difficile à trouver. Une vraie péripétie dont nous vous raconterons tous les détails dans notre podcast… mais une chose est sûre, l’expérience restera mémorable.
À midi, Celso est de nouveau en pleine forme et nous poursuivons notre programme : courses, lessive et maté. Mais la surprise est de taille. À peine arrivés près de la laverie, la police nous interpelle et nous conseille vivement de quitter le quartier immédiatement, évoquant la présence d’un cartel. En levant les yeux, nous apercevons deux silhouettes cagoulées accompagnées de gros chiens… Pas besoin d’insister, nous comprenons le message et repartons aussitôt.
Nous terminons rapidement le reste de notre to-do — sans la lessive — ainsi que le maté, une histoire très personnelle qu’Arnaud vous racontera dans le podcast, puis nous quittons la ville sans tarder, avec la sensation que Comodoro Rivadavia n’était définitivement pas un endroit pour nous.
Ça y est, c’est le grand jour : l’anniversaire d’Arnaud !
Et comme le veut la tradition, même au bout du monde, on célèbre aussi la Chandeleur 🥞
Nous avons la chance de pouvoir nous mettre bien au chaud dans une salle du camping, avec cuisine et salle à manger un vrai luxe pour un camping gratuit au beau milieu de la Patagonie. Cerise sur le gâteau : nous sommes toujours entourés de nos amis suisses pour fêter l’événement tous ensemble.
Et grande annonce du jour : Arnoeldino rejoint officiellement l’équipe des Boca Juniors 💙💛
Restez branchés, allumez vos téléviseurs… vous pourriez bien le voir évoluer prochainement dans l’équipe la plus mythique d’Argentine.
Après une super soirée passée avec nos copains suisses, nous reprenons la route, direction Cabo Dos Bahías, avec un objectif bien précis : aller à la rencontre des pingouins.
Mais avant ça, arrêt obligatoire à la pompe à Camarones. Et là, anecdote improbable : selon le pompiste, la star française Florent Pagny ferait régulièrement le plein ici. Rien que ça. Quel honneur !
En fin de journée, on déniche un spot parfait pour la nuit, tout près de la réserve des pingouins. Un endroit bien abrité, coincé contre une falaise, idéal pour se protéger du vent.
Le lendemain, cap sur la réserve… et là, bienvenue en Patagonie. Un vent complètement fou, exactement comme on nous l’avait décrit. Impossible d’ouvrir la portière sans la retenir à deux mains, et presque un combat pour réussir à la refermer.
Puis vient le moment tant attendu : les pingouins. Des centaines, regroupés en colonie, immobiles, presque irréels. On a l’impression de faire face à de petites statuettes. Et cerise sur le gâteau, on est en pleine période des bébés pingouins. Ils sont partout, avec leur duvet de bébé, tellement mignons qu’on a juste envie de les toucher.
On poursuit la visite en faisant le tour des différents points de vue de la réserve, appareil photo à la main. C’est là qu’on réalise vraiment à quel point la Patagonie est unique. Les couleurs, les pierres, les arbustes, le vent omniprésent… tout ici a une saveur totalement différente de ce que nous avons vu jusqu’à présent.
Après cette parenthèse magique, on reprend la route vers Comodoro Rivadavia, une grande ville. La route est longue, alors on s’arrête dans une réserve où se trouve un camping gratuit, flambant neuf et complètement désert. Le luxe version nature : une cuisine, des toilettes… et même la mer juste à côté. Impossible de résister, on pique une tête, et ça fait un bien fou.
Le soir, on prépare tranquillement le dîner avant de filer au lit. Il faut reprendre des forces, car demain, c’est THE BIG DAY : l’anniversaire d’Arnaud 🎉🎂
En fin de journée, nous rejoignons nos amis suisses Luca et Mathilde sur un spot au bord de l’océan. Pour y accéder, encore pas mal de pistes mais en Patagonie, on commence à être bien rodés aux ripios on baisse la pression des pneus.
Nous arrivons exactement à l’endroit qu’ils nous avaient indiqué. Bien sûr, aucun réseau… mais ce n’est pas un problème. L’essentiel est ailleurs : une belle soirée à partager, entre anecdotes de voyage, bonnes bières et bons vins.
Le coucher de soleil est très différent de celui de la veille, mais tout aussi magnifique. Le ciel se teinte de rose, les montagnes et les falaises qui nous entourent prennent des couleurs douces, presque irréelles. À proximité, quelques lions de mer ajoutent de l’animation avec leurs cris et leurs mouvements.
On installe le bivouac face à l’océan. Les guirlandes s’allument, l’ambiance devient chaleureuse, presque cocooning. Un spot un peu “instagrammable”, il faut l’avouer, mais surtout un très bon moment partagé.
Le lendemain, nous prenons la route ensemble et faisons un bout de chemin côte à côte jusqu’à Cabo Dos Bahías, avant de poursuivre notre aventure.
Nous partons en direction de Punta Ninfas, un lieu isolé au bord d’une falaise. Pour y arriver, il faut s’engager sur 1h15 de piste, sans aucun réseau, au milieu de paysages totalement sauvages.
À mesure que nous avançons, les paysages deviennent de plus en plus beau. On arrive face à un paysage dingue l’océan à perte de vue, des falaises abruptes, le vent, le silence. Un spot incroyable, sans doute le plus beau depuis le début de notre voyage. Nous sommes seuls au monde, littéralement.
Le jour même, nous avions eu la chance de récupérer nos stickers Intuma, avec notre logo et nos réseaux sociaux. Impossible de rêver meilleur endroit pour les poser. On prend le temps de nettoyer le 4×4, de coller soigneusement chaque autocollant… et le résultat nous rend super fiers. Notre Celso devient une véritable voiture commerciale 😉
Avant de vraiment profiter, une petite réparation s’impose : une cosse électrique qui s’était décollée. Rien de grave, on répare tranquillement face à l’océan.
Le soleil commence à descendre, lentement. Les couleurs deviennent irréelles : oranges, roses, rouges profonds… Le coucher de soleil dure une éternité, comme si le temps avait décidé de s’arrêter.
C’est sans aucun doute le plus beau coucher de soleil du voyage jusqu’à présent.
Le lendemain matin, on se lève tôt à 6h, on savait que ça valait le coup. Et on avait raison.
Depuis le haut de la tente, nous assistons au lever du soleil sur l’océan, juste en face de nous. Encore plus beau que ce que nous avions imaginé. Un moment suspendu, gravé à jamais.
Après le petit-déjeuner, nous partons explorer les alentours. Nous descendons la falaise pour rejoindre la plage. Toujours personne à l’horizon. Juste nous… et les animaux. Nous croisons de nombreux oiseaux, puis des pingouins, que nous avons la chance d’observer de très près.
Il est ensuite temps de reprendre la piste pour rejoindre nos amis suisses sur un spot un peu plus loin, où nous passerons la soirée ensemble.
On quitte Punta Ninfas en sachant qu’on s’en souviendrait pendant longtemps après notre voyage.
Après plusieurs jours de route, nous avons pris deux journées complètes pour remettre un peu d’ordre dans notre 4×4. Ranger, nettoyer, resserrer, réparer… une pause nécessaire avant d’attaquer le vif du sujet : la péninsule Valdés.
Le décor change peu. Une terre sèche et monotone, où la piste se projette droit devant nous jusqu’à l’infini. Aucun réseau téléphonique, pas une âme qui vive. Un sentiment d’isolement total, presque irréel.
Et pourtant, ce bout du monde est l’un des plus grands sanctuaires animaliers de Patagonie. Chaque année, des centaines de baleines franches australes viennent ici mettre bas. Malheureusement, nous n’étions pas dans la bonne période pour les observer.
La péninsule n’en reste pas moins spectaculaire : orques, lions de mer, éléphants de mer, manchots, dauphins, lamas… un véritable parc animalier à ciel ouvert.
Nous étions en revanche dans la période des orques. Ces prédateurs possèdent une technique de chasse unique au monde, observable uniquement ici, en Patagonie. Transmise de génération en génération, elle consiste à se projeter volontairement sur la plage afin d’attraper les bébés otaries lors de leurs premiers pas en mer, généralement entre février et mars. Une manœuvre impressionnante et extrêmement risquée, où les orques n’hésitent pas à s’échouer au péril de leur vie.
Des chemins balisés permettent d’observer ces scènes incroyables, à condition d’être très patient : la péninsule compte des milliers de kilomètres de côtes. Les orques affectionnent particulièrement la « pointe nord » de la péninsule Valdés pour chasser.
Malheureusement, nous n’avons pas eu la chance d’en croiser ce jour-là.
Mais la journée nous réservait malgré tout une superbe rencontre. Nous avons fait la connaissance de Luca et Mathilde, voyageurs suisses accompagnés de Fred, leur Land Rover Defender. Même âge, mêmes vibes, même itinéraire. Le courant est passé instantanément.
Nous avons passé la journée ensemble, à rouler, discuter, partager des anecdotes et des histoires plus folles les unes que les autres. Ces rencontres font clairement partie des plus beaux cadeaux du voyage.
Le soir venu, nous étions complètement exténués. Au final, nous n’avions fait « que » de la piste toute la journée, mais des kilomètres de tôle ondulée finissent toujours par user les corps… et les véhicules.
Cerise sur le gâteau : la batterie auxiliaire a décidé de nous rappeler à l’ordre. Les secousses n’ont visiblement pas été à son goût et un branchement a commencé à déconner. Rien de bien grave, le problème est facilement réparable mais cela fait partie du quotidien sur les pistes de Patagonie.
Avant de nous séparer, nous avons prévu de nous retrouver plus loin sur la route, sur un autre spot du voyage.
Parce qu’ici, les kilomètres défilent… mais certaines rencontres laissent une vraie trace.
On arrive enfin à Puerto Madryn. Après tous ces kilomètres, c’est un vrai plaisir de retrouver l’océan. L’immensité bleue est de retour, et rien que ça, ça fait du bien.
Ce jour-là, le vent souffle déjà pas mal. On appréhende un peu la recherche du spot, mais finalement on trouve un endroit vraiment sympa, bien caché derrière une dune. Il suffit de la grimper pour découvrir l’océan qui s’étend à perte de vue, tout bleu, majestueux.
On s’installe tranquillement et on profite d’un apéro sur la plage de galets. Le décor a clairement changé : le paysage est plus sec, plus brut, et le vent est nettement plus frais que lors de nos précédents spots.
Après une petite douche, on se prépare un bon repas. Ici, pas de réseau, alors la soirée se fait sans écran. Place à la lecture. Arnaud commence Death on the Nile d’Agatha Christie, et Bérénice poursuit sa série de livres.
La nuit est calme malgré quelques rafales de vent. Rien de cassé les boules Quies nous auront encore une fois sauvé la mise.
Le lendemain sera consacré à une journée plus technique : création de contenu, montage du podcast, écriture de la newsletter, mise à jour de la page direct et production de stickers pour habiller Celso, on vous montre tout ça très vite 😉
Les prochains jours s’annoncent riches : la découverte de la péninsule de Valdés nous attend.
En fin de journée, on arrive sur un spot au bord d’une rivière particulièrement paisible. Après la chaleur accumulée sur la route, une petite baignade s’impose. L’eau est fraîche, juste ce qu’il faut pour se rafraîchir et retrouver un peu d’énergie.
Une fois secs, on se met à préparer le dîner. Au menu : spaghetti à la sauce champignons. Simple, mais franchement délicieux une vraie tuerie après une longue journée de route.
Le soleil commence à descendre doucement et nous offre un coucher de soleil magnifique, reflet doré et ambiance ultra calme. On profite du moment, puis on se prend une douche avant la nuit.
C’est à ce moment-là qu’arrive une rencontre inattendue. Axel, un Argentin, passe par là en promenant son chien, Tolhuin du nom d’une ville située près d’Ushuaia. Le clin d’œil nous fait sourire. On lui promet que le jour où nous passerons par là-bas, on lui enverra une photo en mode big up.
La soirée se termine tranquillement, bercée par le bruit de l’eau et le calme du lieu.
Le lendemain matin, réveil tout en douceur. Douche directement dans la rivière, façon Robinson Crusoé, avant de reprendre la route. Direction notre prochaine grande étape : Puerto Madryn.
Ce matin, on reprend la route avec une mission bien précise : réparer la planche du frigo et trouver le joint manquant pour le tuyau de notre douche. On ne traîne pas et on s’arrête directement à la première scierie située près de notre spot.
On tombe sur une bonne adresse tenue par des Chinois. Heureusement on avait encore le modèle de la planche cassée. Ils nous font exactement les mêmes découpes, ainsi que les trous aux bons emplacements. On repart ravis, mission frigo presque accomplie.
On enchaîne ensuite avec une ferretería toute proche pour trouver le joint adapté à la douche. Le premier est un peu trop gros, mais après en avoir essayé un plus fin, c’est enfin le bon. La douche est réparée, et tout ça avant même l’heure du déjeuner bien plus rapide que ce qu’on imaginait.
On reprend alors la route, toujours tout droit, direction un camping municipal pour la nuit. Une fois installés, place aux réparations. Avec un peu de sueur et quelques jurons, la planche du frigo retrouve enfin sa place.
En fin de journée, le camping s’anime : une personne se met à chanter disons… avec beaucoup de motivation de 19h à 23h. L’ambiance est là, même si ce n’est pas tout à fait notre style. On s’installe donc tranquillement avec notre épisode de Stranger Things, écouteurs à réduction de bruit sur les oreilles.
À 23h30, le calme revient. On se couche paisiblement, satisfaits de cette journée productive et prêts à reprendre la route le lendemain.
Il est temps de quitter Buenos Aires.
On repart avec plein de souvenirs en tête, mais la parenthèse urbaine est terminée : la fête est finie, et la route nous appelle à nouveau.
Avant de reprendre la direction de Puerto Madryn, on commence par refaire le plein de tout. Première mission : le gaz. On s’attendait à y passer du temps, mais finalement tout se déroule beaucoup plus simplement que prévu. Dans la première ferretería près du camping, ils parviennent à nous remplir notre bouteille uruguayenne. Ils ont même l’adaptateur qu’il faut. Autant dire qu’on repart ravis.
On enchaîne ensuite avec les courses, le plein d’essence, et nous voilà enfin prêts à affronter les longues routes droites argentines.
En fin de journée, on trouve un spot vraiment sympa au bord d’un lac. Le genre d’endroit calme où l’on se pose facilement pour la nuit. C’est là qu’une rencontre inattendue vient pimenter la soirée. Axel et Paulina, un couple germano-polonais, viennent nous saluer. Ils viennent tout juste de récupérer leur véhicule et s’apprêtent eux aussi à parcourir l’Amérique du Sud.
On passe la soirée ensemble autour d’un verre de vin, à échanger nos expériences, nos projets et quelques anecdotes de voyage que l’on te raconte plus en détail dans l’épisode de la semaine 6 du podcast.
La soirée est vraiment agréable, malgré quelques petites galères techniques avec le frigo et la douche, là encore dignes de la vie sur la route.
On se couche contents, le spot est beau, l’ambiance paisible… et demain, les réparations et les kilomètres nous attendent.
Pour ce troisième jour, on décide de découvrir Buenos Aires autrement : de nuit.
On prend un Uber, puis le métro pour rejoindre un petit restaurant sympa où l’on partage quelques tapas et des empanadas.
Du côté de Arnaud, c’est un petit défi. Après une grosse intoxication alimentaire vécue à Toulouse dans un restaurant argentin, les empanadas ne me laissent pas un souvenir incroyable. Bérénice me tanait pour en manger depuis le début du voyage je ne pouvais plus résister. On en manage un pour deux car on avait beaucoup de tapas à côté. Heureusement, tout se passe bien et tant mieux qu’il n’y en ait pas plus 😉
Après le dîner, direction le Uptown, un bar dansant assez insolite. Pour y entrer, on descend comme si on prenait le métro, sauf qu’il s’agit d’un faux décor. Une fois à l’intérieur, on se retrouve directement sur la piste. L’endroit est original, la musique bonne, et l’ambiance vraiment sympa.
On danse, on rigole, on profite de la soirée, puis on rentre tranquillement au camping pour se reposer.
Une soirée simple, cool, et une belle façon de découvrir Buenos Aires autrement.
C’est reparti pour une deuxième journée à la découverte de Buenos Aires, la préférée d’Arnaud sans hésitation. Au programme : le quartier de Caminito, la visite du mythique stade de La Boca Juniors, puis le quartier moderne de Puerto Madero.
Après un long détour dû à une petite mésaventure qu’Arnaud racontera dans le podcast de la semaine 6, nous arrivons enfin dans le célèbre quartier de Caminito, dans le quartier populaire de La Boca. Ici, impossible de ne pas être frappé par les maisons aux couleurs vives, les artistes de rue, les danseurs de tango et l’ambiance unique du lieu. Historiquement, ces façades multicolores proviennent des restes de peinture des anciens chantiers navals, utilisés par les immigrés italiens pour décorer leurs maisons.
Nous passons bien sûr devant le célèbre balcon avec Messi, devenu un arrêt photo incontournable, symbole du lien indéfectible entre le quartier et le football argentin.
Pour le déjeuner, nous nous éloignons volontairement de l’agitation touristique pour trouver un petit restaurant plus calme, à l’ombre car la température commence sérieusement à grimper. Au menu : un steak grillé au barbecue, une milanesa bien croustillante, accompagnés de deux bières. Avec la chaleur et notre faible consommation d’alcool pendant ce voyage, l’effet est immédiat : on ressort un peu plus joyeux que prévu 😄.
Vient ensuite le moment le plus attendu pour Arnaud : la visite du musée et du stade de La Bombonera, antre du club mythique Boca Juniors. Même pour ceux qui ne comprennent rien au football (n’est-ce pas Bérénice) la visite est impressionnante. Ici, le foot est bien plus qu’un sport : c’est une véritable religion. Les couleurs bleu et or, l’histoire du club, les légendes, les tribunes abruptes… tout respire la passion populaire argentine.
Arnaud repart évidemment avec le maillot officiel floqué, mais sans pouvoir l’admirer tout de suite : il s’agit de son cadeau d’anniversaire. Il devra donc patienter encore une quinzaine de jours avant de le découvrir.
Nous prenons ensuite la direction de Puerto Madero, quartier totalement différent du reste de la ville. Ancien port réhabilité, il est aujourd’hui le secteur le plus moderne de Buenos Aires, avec ses immeubles contemporains, ses anciens docks en briques rouges et ses grandes grues restaurées, témoins du passé industriel.
Juste à côté se trouve la Reserva Ecológica Costanera Sur, un immense espace naturel en plein cœur de la ville. Une vraie surprise : sentiers, lagunes, et surtout une incroyable diversité d’oiseaux, dont de nombreuses perruches vertes. Difficile d’imaginer un tel havre de nature à quelques pas des gratte-ciel.
La chaleur se faisant sentir, nous terminons la journée le long des berges avant de nous arrêter dans un café pour partager une grande jarre de limonade bien fraîche.
Il est déjà passé 19h lorsque nous reprenons le métro pour nous éloigner du centre-ville et attraper un Uber à prix plus raisonnable. Retour au camping vers 20h45, avec 15 km dans les jambes.
Fatigués mais heureux : repas, douche, un épisode de notre série du moment (Stranger Things – saison 5), et extinction des feux. Une journée intense, mais mémorable.
Après une nuit passée non loin du parc national des Palmiers, nous reprenons la route en direction de Buenos Aires. À notre arrivée, nous posons nos roues dans un camping/zone de stockage tenu par Cristian, un overlander comme nous. Nous y déployons la tente pour les trois prochains jours afin de prendre le temps de découvrir cette capitale dont tout le monde nous parle tant.
Le camping se situe dans la banlieue nord de la ville, à Tigre. Un choix volontaire : plus de sécurité et moins de stress lorsque nous laissons le 4×4 la journée pour visiter. Qui dit banlieue dit Uber pour rejoindre le centre-ville… et ce que nous avions clairement sous-estimé, c’est la taille absolument gigantesque de Buenos Aires.
Pour ce premier jour, Bérénice nous prépare un itinéraire des incontournables. Nous commençons par Palermo Soho, quartier branché aux façades colorées et à l’ambiance bohème. Puis direction El Ateneo Grand Splendid, ancienne salle de théâtre transformée en librairie, impressionnante par son architecture et ses balcons d’époque.
Nous poursuivons avec les Galerías Pacífico, admirées autant pour leur dôme peint que pour leur histoire, avant de passer devant le mythique Teatro Colón, reconnu comme l’un des plus grands opéras du monde. L’incontournable Obélisque, au cœur de l’avenue 9 de Julio, nous rappelle l’immensité de la ville.
Nous découvrons ensuite la célèbre Casa Rosada, symbole politique fort de l’Argentine, puis le Paseo de la Historieta, promenade originale dédiée aux personnages de bandes dessinées argentines. La journée se termine dans le quartier historique de San Telmo, entre marché, antiquités et ambiance populaire.
Une journée placée sous le signe de la marche uniquement nos petits pieds même si Arnaud s’en est un peu plaint… mais cela en valait largement la peine. Près de 20 km parcourus sous une température idéale de 25°C : le combo parfait pour visiter une ville.
Contrairement à ce que l’on nous avait souvent dit, nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité. Il faut dire que nous étions en pleine journée et dans des quartiers très touristiques.
Pause déjeuner dans un petit café : bœuf au curry, petits légumes et riz, accompagné d’une excellente limonade à la menthe fraîche pour bien s’hydrater. Après cette belle journée, nous faisons quelques courses pour le soir avant de rentrer tranquillement au camping, prêts à enchaîner avec le deuxième jour de découverte.
On repart du parc national Iberá avec des étoiles dans les yeux.
Et de nouveau, de la piste. Cette fois, c’est encore plus technique, car il y a eu un gros orage la veille : c’est donc plein de boue.
Celso, pas impressionné, franchit toutes les flaques et les bains de boue sans aucune difficulté.
On arrive enfin sur du goudron. Vous n’avez pas idée à quel point on était contents : ça faisait 150 km qu’on n’en avait pas vu. C’était très paisible.
On arrive sur le spot du soir : un camping municipal gratuit au bord d’une rivière.
On se baigne, on prépare le repas, apéro face à un coucher de soleil de rêve… tout va pour le mieux.
21 h, dans la tente, on échappe de justesse aux moustiques, et là…
deux énormes enceintes se mettent en route avec la fameuse musique argentine : un reggaeton à l’ancienne, toujours le même tempo. On comprend vite que ça sera pour toute la nuit.
On regarde un épisode de Stranger Things avec les écouteurs à réduction de bruit pour vous dire, on entendait toujours la musique tellement c’était fort. On ne pense pas qu’ils se parlaient beaucoup…
On dort tant bien que mal, les écouteurs sur les oreilles.
Ça s’arrête enfin à 5 h du matin… et ça reprend de plus belle à 7 h 30. Là, on était fous.
On abdique. On se lève et on s’attelle à la réparation de notre meuble arrière, car le tiroir où l’on range notre nourriture (le plus lourd) ne coulissait plus comme avant. Sûrement un séquelle dû aux secousses de la piste.
Une des vis de la glissière s’est cassée en deux, et c’était la seule qui soutenait tout le poids, alors que de l’autre côté il y en avait quatre.
On répare donc ça en mettant quatre vis également du côté qui avait lâché.
Après toute cette sueur écoulée, on court à la douche bien fraîche : le vrai bonheur.
Allez, on se remet en route, direction Buenos Aires.
Il nous aura fallu 100 km de piste, de la véritable piste avec de grosses ornières. Celso s’en est sorti comme un chef.
On a tout de même eu une grosse frayeur : on était tout proche de faire une sortie de piste suite à une déviation soudaine d’une ornière. Mais tout va bien, on arrive en un seul morceau au parc national.
Il faisait très lourd ce jour-là, alors une bonne pause s’impose. On ouvre le frigo et là… le carnage.
Trois canettes de bière sur six s’étaient percées. C’était une vraie mare aux canards dans le frigo. On nettoie tout ça : perte sèche…
On cherche un spot de camping sauvage sans grand succès, car c’est un petit village entouré d’un parc protégé. On se rabat donc vers un camping.
Et cela s’avérera être un excellent choix, car un orage éclate le soir même. Hop, on se remet dans la cage de farfadet Celso et on attend que la pluie nettoie en profondeur toute la poussière accumulée sur lui.
Ça se calme, on ressort tranquillement pour se doucher et déplier la tente toute propre.
On gère les orages d’une main de maître désormais.
Le lendemain, direction la visite du parc national Iberá.
5 km à pied au beau milieu des marais. On croise énormément de faune : des oiseaux en tout genre cigognes, flamants roses et des animaux : biches, cerfs (c’était très majestueux) et énormément de capybaras, les plus grands rongeurs du monde.
C’était vraiment très sympa, mais on avait un petit regret : on n’avait pas aperçu de crocodile.
On redémarre Celso et, à la sortie du parc, on aperçoit quoi ?
Un crocodile… qui a vite filé.
On ne pensait plus qu’à une seule chose : en recroiser.
Alors on repart sur la piste, et là c’était fou : on en a recroisé deux sur les côtés de la route. On a pu vraiment bien les voir. On était bien contents de les croiser quand on était à bord de Celso.
On a aussi compris que, lors de notre balade à pied, il devait y en avoir plein tout près de nous…
C’est juste qu’on ne les avait pas aperçus.
Ce parc national a été une chouette surprise. On ne s’attendait pas à être aussi émerveillés par tous ces animaux.
On a fait, en quelque sorte, un safari improvisé.
Cap sur le parc national Iberá, avec une journée de transition. Nous repartons la tête remplie de souvenirs des chutes d’Iguazú.
Le matin, nous déposons nos vêtements et nos draps à la laverie, puis partons retirer de l’argent. Une opération qui ne sera pas simple : chaque banque essayée applique une taxe d’environ 14 € par retrait. Ni une ni deux, pas question de se faire avoir. Tout était anticipé : nous échangeons nos euros contre des pesos argentins.
L’après-midi, nous récupérons nos vêtements qui sentent délicieusement bon, puis direction Posadas pour faire les courses car à Puerto Iguazu tous les magasins étaient fermé. Il faut savoir que en Argentine, les magasins ferment à 12 h et rouvrent à 17 h.
Le spot du soir est très sympathique, au bord de la rivière Paraná, qui sépare l’Argentine du Paraguay. Nous assistons à un coucher de soleil de rêve, avec de magnifiques reflets sur l’eau. Un superbe spectacle que la nature nous a offert.
Le passage de la frontière argentine nous prend environ 1h30, avec fouille complète du véhicule. Tout est en règle, rien à signaler. Nous récupérons le précieux sésame : le TIP, et nous voilà officiellement en Argentine le pays de ceux qui nous ont subtilisé la Coupe du monde 2022 (ni pardon, ni oubli) 😅.
Première mission sur place : s’occuper des cartes SIM pour avoir internet. Puis petite folie improvisée : Arnaud se fait couper les cheveux dans la boutique de téléphone (wtf !). Il était temps, il commençait sérieusement à ressembler à un Playmobil.
Nous rejoignons ensuite notre camping pour les deux prochaines nuits, montons la tente et prenons nos billets pour le lendemain.
Le jour J, réveil matinal obligatoire : on nous annonce entre 6 et 8 heures pour visiter le parc. On s’équipe, on passe à la boulangerie acheter quelques sandwichs, puis direction les Chutes d’Iguaçu côté argentin.
Comme prévu, tout est ultra fluide : aucune attente, aucune cohue. Le parc propose trois grands parcours : le circuit inférieur, le circuit supérieur, et pour finir, le clou du spectacle, les Gorges du Diable.
Ici, tout se fait via des passerelles, et c’est absolument magnifique. On n’est jamais collés aux autres visiteurs, chacun avance à son rythme, prend le temps d’observer, de contempler. Et face à cette 7ᵉ merveille naturelle du monde, classée au UNESCO, on reste littéralement bouche bée.
Après avoir parcouru les circuits inférieur et supérieur, on se dirige vers l’attraction principale. Pour accéder aux Gorges du Diable, il faut emprunter un petit train inclus dans le billet : 15 minutes de ride, ambiance safari, oh yeah. Une fois arrivés, encore 25 minutes de marche, et nous y voilà.
C’est tout simplement exceptionnel. Une immensité à la fois sublime et presque effrayante. Le débit d’eau est tel qu’en moins d’une minute, nous sommes trempés. Bérénice range son appareil photo, trop peur de l’abîmer. On reste environ cinq minutes, pas plus : la passerelle est étroite, très fréquentée, et l’atmosphère devient vite étouffante.
Sur le chemin, on croise une faune incroyable : papillons, singes, coatis… Apparemment, il y aurait aussi des léopards. On n’en a pas vu et heureusement, car selon les consignes, pour les faire fuir, il faudrait lever les bras et crier. Pas sûr de l’efficacité de la méthode.
Après ce moment fort, on décide de rentrer. Sur le trajet, pause bien méritée avec un petit granité (il fait une chaleur écrasante) puis retour au 4×4.
Au camping, la tente est dépliée en deux secondes chrono, et direction la piscine : on est épuisés.
Encore une journée incroyable, riche en émotions. Prochaine étape : cap sur Buenos Aires.
Suite à un épisode orageux mémorable qui nous a valu un auvent plié en deux et à la rencontre bienvenue d’un couple de Français (enfin !), nous voilà, après deux jours sur place, prêts à visiter les Chutes d’Iguaçu côté brésilien.
La veille, on achète nos billets. Le matin, réveil réglé, baskets de marche enfilées, et c’est parti pour en prendre plein les mirettes. Bonne surprise : notre camping est tout proche de l’entrée du Parque Nacional do Iguaçu. On y va donc à pied.
Arrivés à la file d’attente pour le bus, on comprend vite la philosophie du lieu : la majorité des visiteurs est en tongs, et nous faisons clairement partie des rares en baskets. Ça donne le ton… Nous pensions marcher, et pourtant, le parcours est surtout pensé autour du bus, avec quelques arrêts permettant de se dégourdir les jambes et de longer la forêt jusqu’au point culminant.
Évidemment, on descend dès le premier arrêt pour profiter du parc à pied. Sans surprise, nous sommes quasiment seuls. Personne à l’horizon, si ce n’est… d’autres Français qui ont eu la même idée que nous. Résultat : 11,6 km de marche au cœur de la forêt avant d’arriver enfin au clou du spectacle.
Et là, sans attente particulière, c’est le choc. Le débit de l’eau, la puissance brute des chutes et l’immensité des paysages nous coupent littéralement le souffle. En revanche, on retrouve aussi tous les autres visiteurs, et l’ambiance change : files d’attente sur les passerelles, petites batailles de coudes pour obtenir le spot photo parfait.
Mis à part ça, la magie opère toujours. Longer les chutes sur près de 2 km reste une expérience incroyable. En fin de visite, on reprend le bus et rentre tranquillement au camping.
Et désormais, une seule chose nous tarde : découvrir le côté argentin. Tout le monde nous le promet encore plus spectaculaire, avec davantage d’espace, moins de foule, et surtout cette sensation unique d’être littéralement au-dessus de la chute la plus impressionnante nommé les gorges du Diable. Autant dire que l’impatience est à son comble.
Après trois jours de route intensive, on finit par entrer dans un mode presque automatique.
On anticipe les casses-vitesses, annoncés lorsque l’on fait un bond. On esquive les nids-de-poule, on roule au rythme des camions, on s’adapte aux routes en travaux. Bref, on fait avec.
Et puis enfin… Foz do Iguaçu.
Après ces trois jours intenses, on décide de s’offrir un peu de luxe : un camping !
Côté confort, on a droit à une douche chaude alors qu’il fait 35 degrés, et à une piscine qui ressemble davantage à une mare aux canards (on ne voyait même pas nos pieds).
On reste positifs, car cette douche chaude va finalement s’avérer être un véritable bonheur lorsqu’un orage tropical s’abat sur nous, suivi de deux jours de pluie battante sans interruption.
Comme nous sommes de grands experts du camping, on se dit :
« Profitons de cette chaleur pour faire notre lessive à la main. »
Quelle excellente idée… surtout quand il se met à pleuvoir le soir même.
Évidemment, nous n’avions pas vérifié la météo il n’avait jamais plu depuis le début du voyage 😉
Le soir, on rencontre pour la première fois des Français. On aperçoit des toucans. L’apéro se passe tranquillement dans le van de nos compatriotes, quand soudain une vraie galère éclate avec notre auvent…
Une histoire que l’on vous racontera dans notre podcast semaine 4.
Le lendemain matin, c’est branle-bas de combat :
on replie la tente mouillée, on remballe notre linge à la fois sale et trempé, et on file directement à la laverie.
On vous racontera la suite de nos péripéties et la visite des foz do Iguaçu dans les prochains jours le temps de sécher tout ça.
Au bout d’une piste, que dis-je, d’un chemin de chèvre de 30 kilomètres. On arrive sur un spot idyllique, sans réseau : une rivière, des vaches, des perroquets sauvages… un véritable décor de film. On s’essaie au crabotage pour la première fois. On s’aperçoit rapidement que rien ne résiste à Celso : il nous emmènera définitivement partout.
Béré nous prépare de délicieuses pâtes bolognaises revisitées. Le lendemain, on se fait réveiller par le meuh des vaches. Direction la douche naturelle : on descend vers la rivière. On avait vu sur iOverlander que cette rivière pouvait être traversée en 4×4. La veille, on était allés jeter un œil, mais le courant nous paraissait assez fort.
Finalement, on enfile nos chaussures d’eau et on part à l’exploration de la rivière. Il y a très peu de fond et on parvient à rejoindre l’autre rive sans trop de difficulté. On s’aperçoit qu’il s’agit en fait d’un petit îlot sur lequel vit un ermite. On ne poursuit pas plus loin et on rebrousse chemin pour prendre notre douche. C’était un moment unique, avec les oiseaux qui volaient au-dessus de nous.
On ne s’essaiera finalement pas à la traversée de la rivière en 4×4 : il n’y avait pas vraiment d’objectif derrière, et sans réseau, on ne joue pas avec le feu ! Cette fois-ci, c’est Béré qui s’essaie au crabotage. On retrouve nos amis les vaches à travers les grandes plaines vertes, et on se rappelle comment cette piste était longue… et à quel point on était vraiment dans un spot reculé.
Direction une merveille naturelle : des falaises au bord de l’océan. On sent immédiatement que l’on a changé de pays : les paysages sont verdoyants, les routes défoncées. On arrive sur place, petit pique-nique sur le parking, puis on se lance dans l’ascension de la première falaise. Là nous attend une vue à couper le souffle sur toute la côte et les autres falaises.
On voulait explorer davantage les lieux, alors let’s go pour le grand tour. On fait toute la balade et là, c’est encore plus beau : on longe des falaises de 50 mètres de haut, entourées de grandes plaines vertes.
On retrouve Celso, puis direction le prochain spot, qui s’avérera être le plus paumé que l’on ait fait depuis le début du road trip et de très loin. Un décor de film nous attend.
Le road trip commence pour de bon. Aujourd’hui, 7 heures de route dans les pattes. Notre objectif est clair : voir les chutes d’Iguazú. Alors on fait quelques courses, puis le plein d’essence. Avec un réservoir de 200 litres, ça prend du temps, et à chaque fois le personnel des stations-service est choqué. Ils se demandent comment tout ça peut rentrer… On avoue que nous aussi, on trouve ça fou.
Bérénice a beaucoup conduit OL Monaco oblige, en route vers la qualification en Champions League 😉
On arrive le soir sur un spot très sympa au bord d’un lac. La fraîcheur du soir et le vent se font sentir, alors on sort les polaires pour la première fois du voyage. Le lendemain, on se douche dans le lac et on se sent bien alors on décide de rester un jour de plus.
Au programme : check-up du véhicule, nettoyage et rangement. Au menu du midi, un superbe plat préparé par Arnaud : riz coco, chou-fleur, poireau, oignon et carotte au curry. C’était exquis. L’après-midi, comme pour toute bonne sieste digestive, on installe les hamacs, on crée du contenu.
Arrive la soirée : on se fait notre premier feu de camp pour faire fuir ces foutus moustiques. C’était un moment incroyable. La chaleur naturelle et ce côté assainissant nous ont permis de vous raconter notre troisième semaine de voyage à travers notre podcast.
Ça y est, c’est le grand jour : on quitte l’Uruguay, peuplé de personnes profondément gentilles et doté d’une côte sauvage qui nous aura offert des vues splendides et des moments inoubliables. Cette journée ne laisse pas place à la rêverie mais à la réalité du terrain. Et oui, nous ne sommes pas dans l’espace Schengen (et c’est bien dommage).
Chuy est une ville dont une rue commerçante sépare les deux pays en deux. La douane est un grand sujet qui mérite d’être développé dans le podcast de la semaine 3, car c’était long très long…
Pour accompagner le tout, nous avons lavé notre linge. Il s’est avéré qu’on en avait trop et qu’il n’a pas bien séché. On parvient tout de même à rentrer au Brésil en règle, et là… plus de données mobiles. Direction donc la première ville pour trouver une agence Vivo (opérateur téléphonique brésilien). Et là, c’est la croix et la bannière : on a passé trois heures à errer dans la ville à pied.
On vous racontera cette galère également dans le podcast de la semaine 3, alors restez bien branchés 😉
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