ROAD TRIP AU CHILI

Guide, itinéraire et infos

Suivez notre aventure en 4×4 aménagé sur les terres chiliennes !

Langue :

Espagnol

Devise :

Peso chilien

Durée du sejour :

2 mois

Km parcouru :

4 000

Le Chili est un pays étroit et contrasté, que l’on alterne souvent avec l’Argentine lors d’un road trip en Patagonie. Entre fjords, presqu’îles et routes isolées, plusieurs traversées en ferry sont nécessaires pour poursuivre l’aventure. La célèbre Carretera Austral traverse des paysages verdoyants presque tropicaux. Des glaciers de Patagonie jusqu’au désert d’Atacama, en passant par les villes côtières comme Valparaíso, le Chili offre une incroyable diversité de paysages.

Museo Nacional

Où retirer de l'argent au Chili ?

Au Chili, on peut retirer de l’argent surtout via les distributeurs automatiques (ATMs) des grandes banques, présents partout dans les villes, avec une carte Visa/Mastercard (souvent des frais locaux + ceux de votre banque). Western Union est aussi une option pour retirer du cash dans des agences partenaires.

Outer Banks

L'eau est-elle potable au Chili ?

L’eau est potable au Chili. Son goût n’est pas toujours garanti, mais nous n’avons rencontré aucun problème, même en voyageant avec un véhicule sans système de filtration.

La piste de rêve

Quel forfait téléphonique choisir au Chili ?

Movistar est un bon opérateur au Chili, avec une couverture permettant de capter presque partout. Il fonctionne avec des recharges de crédit donnant accès à des forfaits illimités valables 1, 3 ou 7 jours, généralement à bas prix. La seule particularité à connaître est qu’après un mois d’utilisation, il faut enregistrer son téléphone auprès des autorités et de l’opérateur, sinon le réseau peut être coupé.

Santiago ensoleillé

Comment fonctionnent les péages d’autoroute au Chili ?

Au Chili, les péages se présentent soit sous forme de barrières classiques où le paiement se fait sur place, soit en “free flow” sans arrêt, notamment autour de Santiago. Dans ce second cas, la plaque du véhicule est enregistrée et il faut disposer d’un TAG ou régler le passage en ligne. Attention toutefois : le paiement en ligne nécessite une carte chilienne, il est donc recommandé de privilégier les péages avec barrières classiques lorsque c’est possible.

Tout confort Celso

Quelle est la meilleure période pour voyager au Chili ?

La meilleure période pour voyager au Chili est de novembre à mars, pendant l’été austral, idéal pour un roadtrip et la Patagonie. Le printemps et l’automne sont aussi de bonnes alternatives avec moins de touristes et un climat agréable.

Happy

Le cannabis est-il légalisé au Chili ?

Le cannabis n’est pas légal au Chili, mais la consommation privée est tolérée dans certains cas. En revanche, la vente, la possession en public et le trafic restent strictement interdits.

Notre itinéraire :

Las Cuevas

Passage de frontière exceptionnel

Chili - 17/04/2026

Il est temps de reprendre la route direction l’Argentine. Cette frontière est un peu particulière : contrairement à d’habitude, les formalités chiliennes et argentines se font dans un seul et même bâtiment… côté argentin. Un fonctionnement atypique, mais finalement assez pratique.

Pour franchir la cordillère, deux options s’offrent à nous : emprunter un tunnel (payant) ou passer par la route de montagne. Sans trop hésiter, on choisit la seconde option. C’est aussi l’occasion parfaite de tester Celso après ses réparations, notamment au niveau de la boîte automatique.

Verdict : mission réussie. Celso grimpe sans difficulté, aucun souci à signaler. Un vrai soulagement, surtout quand on sait que la suite du voyage nous réserve encore pas mal d’altitude. On monte jusqu’à 3 700 mètres, entourés de paysages à couper le souffle : des reliefs immenses, des nuances de terre rouge, et cette sensation d’être seuls au monde sur des pistes offroad. Un moment incroyable, qui marque vraiment notre retour sur la route.

Après le passage de frontière, on se met en quête d’un spot pour la nuit. On s’arrête d’abord près d’une ville, un peu par défaut car il commence à se faire tard et on s’est fixé une règle : éviter de rouler de nuit. Mais l’endroit ne nous inspire pas du tout. Les commentaires qu’on lit n’aident pas à nous rassurer… et pour couronner le tout, un homme est déjà là, seul, assis dans le noir avec une bouteille de vin. Ambiance étrange.

Bérénice ne le sent pas, et le fait savoir. Arnaud prend alors la décision de repartir, quitte à rouler un peu de nuit. On s’éloigne de la ville et on trouve finalement une piste en ripio. On avance à l’aveugle pendant une vingtaine de minutes, jusqu’à se retrouver à environ 15 km de toute civilisation.

Et là, changement total d’atmosphère : le silence, les montagnes, l’isolement… mais aussi un vrai sentiment de sécurité. On installe la tente, on prépare à manger, et Arnaud en profite pour tenter quelques photos de nuit sous un ciel parfaitement dégagé.

Épuisés par cette journée intense, on finit par se coucher.

Valparaiso

Retour à Santiago

Chili - 16/04/2026

Réveil à 8h30… et autant dire qu’Arnaud est complètement dans le brouillard. Les garçons ne sont rentrés qu’à 3h30 du matin, donc le réveil pique un peu. Petite frayeur au passage : la clé de l’appartement est restée dans la serrure quand les garçons ont voulu rentré. Heureusement que les filles étaient restées à l’Airbnb pour pouvoir leur ouvrir.

On plie bagage et on quitte le logement, sacs sur le dos. Comme on n’a plus d’hébergement pour la journée, on dépose nos affaires dans un locker pour continuer à profiter tranquillement de Valparaíso.

On part explorer les derniers quartiers qui nous restaient à voir, toujours aussi colorés. À midi, on retrouve Clément accompagné d’un ami, qui nous emmène dans un marché local où l’on peut manger sur place. Ambiance authentique garantie. Arnaud opte pour une soupe au poulet avec des légumes, tandis que Bérénice choisit un saumon frais du marché, grillé à la plancha avec des frites. Simple et délicieux.

Pas trop le temps de traîner : notre bus retour pour Santiago nous attend. Une fois installés, petite galère… Arnaud se rend compte qu’il a perdu un écouteur. La loose.

Après environ 1h50 de route, nous voilà de retour à Santiago. On commande un Uber pour rejoindre Manuella et récupérer Celso. Mauvais timing : c’est l’heure de pointe. Résultat, 1h30 de trajet… un peu long après la journée.

On récupère enfin Celso, on remercie chaleureusement Manuella et sa famille pour leur aide, puis on reprend la route en direction de la frontière argentine. Il est déjà 19h, donc on décide de s’arrêter en dehors de la ville pour passer la nuit.

Mais tout ne se passe pas comme prévu. À peine installés, la police nous demande de partir : on est sur une propriété privée. Dans notre malchance, ils nous escortent vers un autre endroit censé être autorisé… et qui s’avère finalement bien mieux que le premier. On commence à se détendre.

Sauf que plot twist : un homme débarque en buggy, assez inquiet, pour nous dire… qu’on est encore sur un terrain privé. On lui explique la situation, que la police nous a conduits ici et qu’on repart dès le lendemain. Finalement, il se montre compréhensif et nous autorise à rester pour la nuit.

Une journée un peu chaotique, mais qui se termine plutôt bien.

Valparaiso

Nous trahissons Celso

Chili - 15/04/2026

11h25, c’est l’heure de prendre notre Flixbus direction Valparaíso avec la team Fred. Pour une fois, on décide de laisser Celso derrière nous. La ville a une réputation assez contrastée, notamment en ce qui concerne la sécurité des véhicules de voyageurs… alors on préfère ne pas tenter le diable.

Et honnêtement, en arrivant, on comprend vite pourquoi. Valparaíso nous accueille avec un mélange saisissant : des rues parfois très sales, une certaine misère visible, des personnes à la dérive… L’ambiance est particulière, presque déroutante au premier abord.

On récupère notre Airbnb pour poser nos affaires, puis on rejoint Clément, un ancien camarade scout d’Arnaud, actuellement en échange Erasmus ici. Il nous emmène goûter un completo italiano, une spécialité chilienne : un hot-dog revisité avec avocat et mayonnaise. Simple, mais étonnamment efficace.

On part ensuite explorer les célèbres quartiers Cerro Alegre et Cerro Concepción. Là, changement total d’ambiance : des ruelles colorées, du street art à chaque coin de mur, une vraie galerie à ciel ouvert. Entre fresques, sculptures, musiciens de rue et même quelques installations insolites (mention spéciale au toboggan), on en prend plein les yeux. Petite pensée pour les jeans d’Arnaud et Luca, qui n’ont pas survécu à toutes ces aventures…

À Valparaíso, il faut aussi savoir que la ville est construite sur des collines. Résultat : ça grimpe partout ! Heureusement, on peut emprunter des ascenseurs ultra vintage, emblématiques de la ville, pour se déplacer entre les différents niveaux.

On termine notre balade avec un passage obligé chez Fat Kid Cookies : des boissons gourmandes et des cookies ultra généreux, presque à l’européenne. Un vrai plaisir.

Clément nous conseille ensuite d’aller voir le coucher de soleil à Viña del Mar, la ville voisine, connue pour ses dunes de concon. On saute dans un taxi, on embarque de quoi improviser un apéro, et nous voilà face à l’océan, les pieds dans le sable, à regarder le soleil disparaître à l’horizon. Un moment hors du temps, qui nous rappelle la dune du Pilat, version chilienne.

Le retour, lui, est une aventure à part entière. On nous avait prévenus pour les bus locaux… et effectivement, c’est sportif ! Il faut presque se jeter devant pour qu’il s’arrête, monter en vitesse pendant qu’il redémarre comme un pilote de F1, et anticiper sa descente sous peine de finir le trajet avec le chauffeur. Une expérience mémorable, disons.

Le soir, les garçons décident de sortir, tandis que les filles optent pour une soirée plus tranquille : film et tisane. Car le lendemain, de nouveaux quartiers nous attendent… et autant les découvrir avec un esprit clair.

Santiago

Celso est réparé

Chili - 14/04/2026

Le jour J est enfin arrivé : nous pouvons récupérer Celso au garage. Mais avant ça, on en profite pour continuer à explorer Santiago.

On se laisse porter au hasard des ruelles et on tombe sur un quartier appelé « Paris-Londres ». Autant dire que c’est rien à voir avec l’Europe, mais un charme bien à lui. On poursuit ensuite vers Los Dominicos, connu pour son marché artisanal. L’endroit est vraiment agréable, rempli de créations locales et d’une ambiance authentique.

Entre deux découvertes, une excellente nouvelle tombe : la pompe à essence et le voyant rouge A/T Oil Temp sont enfin réparés. On peut donc récupérer Celso ! Après avoir réglé la facture (environ 500 €), on dépose le 4×4 chez Manuella, qui nous prête gentiment une place de parking sécurisée pendant notre séjour à Valparaíso.

Car oui, sur un coup de tête, on décide de partir 48 heures dans cette ville côtière réputée pour ses murs colorés et ses graffitis.

On termine la journée tranquillement autour d’un verre au bar El Occulto, une très belle découverte. Manuella nous fait goûter à une boisson typique des soirées locales : le pisco, souvent mélangé avec du Coca-Cola ou du Red Bull. On enchaîne avec une petite partie de cartes, puis il est temps de rentrer.

Une journée simple, mais vraiment réussie.

Santiago

Visite du Barrio Yungay et du Cerro San Cristóbal

Chili - 13/04/2026

Lundi, ça y est : le garage rouvre enfin et peut reprendre les travaux sur Celso. On en profite pour passer récupérer notre linge sale et surtout pour vérifier où en est la réparation.

En arrivant, bonne surprise : le mécanicien est déjà à l’œuvre, capot ouvert. On compare l’ancienne pièce avec la nouvelle, et là, plus de doute le remplacement était nécessaire. On nous avait déjà parlé de ce problème plus tôt dans le voyage, dans un autre garage, sans qu’on en mesure vraiment l’ampleur. Cette fois, en voyant les pièces côte à côte, tout devient évident. En revanche, il n’a pas encore pu se pencher sur la pompe.

On récupère nos affaires et direction la laverie. Deux énormes sacs à nettoyer : la facture pique un peu, mais on n’a plus vraiment le choix… la réserve de sous-vêtements est à sec !

Une fois cette mission accomplie, on repart explorer la ville. Cap sur le quartier Yungay, connu pour ses façades colorées et ses nombreux graffitis. On se balade ensuite dans le parc où se trouve le musée des droits humains un moment calme et reposant.

En fin de journée, on rejoint la team Fred pour un coucher de soleil au Cerro San Cristóbal. Là-haut, la vue sur toute la ville est à couper le souffle, encore plus avec un petit apéro à la française pour accompagner le spectacle. Les plus courageux peuvent monter à pied, mais on a opté pour le funiculaire afin de ne pas rater le sunset.

On redescend ensuite à pied, et là… magie. La ville illuminée nous offre un panorama incroyable, avec des airs de New York. Une fin de journée parfaite.

Santiago

Visite du Barrio Italia

Chili - 11/04/2026

Après une soirée bien agitée, on se réveille un peu dans le coaltar. En début d’après-midi, on décide de se mettre en route vers le Barrio Italia, à la recherche d’un frappuccino.

Et là, surprise : le quartier est hyper animé et très coloré. Il y a une fête du vin au moment où on arrive, avec plein de marchands artisanaux, même des antiquaires. On déambule tranquillement dans ce quartier plein de vie, avec une super ambiance. On s’y sent vraiment bien.

Pour finir la journée, petite soirée sushi devant le film Knives Out. Simple, efficace. On se couche bien fatigués, avec en ligne de mire une bonne nuit de repos.

Car le lendemain, on est invités chez Manuela, une amie d’Arnaud rencontrée pendant son Erasmus en Espagne. Une expérience vraiment enrichissante : toute sa famille est là, on partage un moment super chaleureux autour d’un repas typiquement chilien et on en apprend un peu plus sur la culture chilienne.

Santiago

On ressort les shorts

Chili - 09/04/2026

Après 3 jours de conduite intensive sur l’autoroute chilienne, nous voilà arrivés à la capitale du Chili : Santiago.

Au programme, découverte du centre-ville. On commence par la Plaza de Armas avec sa cathédrale absolument splendide, le spectacle au plafond vaut vraiment le détour. On se dirige par la suite vers le palais de la Moneda.

On a mangé très local… coréen 😅 bien épicé, surtout pour Arnaud. Note à moi-même : ne plus demander “picante” en Amérique du Sud, ça arrache.

Le parc Santa Lucía a été un moment très sympathique au soleil, avec une vue à 360 degrés. On s’est ensuite un peu perdus dans le barrio Lastarria et ses petits marchands, pour finir avec la récompense : une bonne bière au barrio Bellavista, réputé pour faire la fête le soir. Elle nous a bien toqués… on n’est plus très entraînés 😄

Passage de frontière - Argentine

Futaleufú

Le rafting au Chili ça rigole pas

Chili - 27/03/2026

Sur la route en arrivant dans la mignonne ville de Futaleufú, on remarque de nombreux panneaux indiquant des spots de rafting. Et pour cause : ici, c’est tout simplement la Mecque du rafting. Ni une ni deux, on se convainc qu’on ne peut pas passer à côté de ce que la nature a à offrir.

On contacte Futaleufú Expediciones, et c’est réglé : on part sur l’excursion Puente à Puente. On sait qu’il est possible de prolonger l’expérience directement depuis le bateau jusqu’à Macal, moyennant un petit supplément… alors on garde ça dans un coin de la tête.

Une fois sur l’eau, on est à fond, complètement pris par l’adrénaline. Sans hésiter, on décide de continuer l’aventure et sans aucun regret ! Les rapides les plus impressionnants nous attendent justement sur la suite du parcours. On a même l’occasion de sauter depuis un rocher, malgré une eau bien fraîche… mais quel moment incroyable !

Finalement, cette activité s’est transformée en cadeau d’anniversaire pour Bérénice. Tant pis pour le saut en parapente… ce sera pour une prochaine fois 😉

De retour à Futaleufú, on trouve un super café dans lequel on se sent immédiatement comme à la maison. Le couple qui tient la boutique est adorable. Petit fun fact : la gérante a une cousine qui vit à Bordeaux et qui vend des empanadas sur le marché des Chartrons… des empanadas qu’on avait déjà goûtées lors de nos escapades bordelaises. Le monde est vraiment petit !

Puyuhuapi

Petit village de pêcheur

Chili - 25/03/2026

Nouvelle journée, et on reprend la route, toujours sous la pluie, en continuant la Carretera Austral. Même avec ce mauvais temps, le paysage reste époustouflant : la nature est luxuriante, d’un vert profond, et on croise de nombreuses cascades le long de la route. On décide de s’arrêter à deux d’entre elles.

Bérénice, reste dans la voiture telle une ado, se plaignant qu’elle allait trop se refroidir et se mouiller. Mais Arnaud, lui, prend son courage à deux mains et enfile son anorak pour aller explorer ces merveilles. La première cascade est d’une intensité incroyable : l’eau tombe avec puissance et tout autour, la végétation est dense et éclatante.

La seconde cascade est un peu différente. Juste au moment où on arrive, un rayon de soleil perce les nuages et illumine la chute d’eau, formant un arc-en-ciel.

Puis nous atteignons enfin Puyuhuapi, ce petit village de pêcheurs charmant. Ce village est réputé pour ses thermes, avec également des sources d’eau chaude naturelles disséminées en pleine nature. Malheureusement, au moment où nous y arrivons, la marée est trop haute, et l’eau chaude se mélange à celle de la mer. Impossible d’en profiter cette fois… tant pis !

Heureusement, à notre arrivée à Puyuhuapi, le soleil fait enfin son apparition. On en profite pour se balader et admirer les bateaux de pêcheurs colorés, l’atmosphère tranquille et l’architecture mignonne de la ville, on s’y sent bien.

Le soir, un peu par hasard, on tombe sur un camping abandonné. La nature a repris ses droits : tout est vert et humide, mais on trouve un ancien emplacement avec un abri et une table à l’abri. Avec ce temps capricieux, c’est un vrai spot parfait improvisé. On s’y installe et passe la soirée tranquillement.

Pour le repas, on se fait des lentilles saucisses sans vraiment connaitre la recette (pas de connexion) et c’est franchement délicieux, on recommande.

Coyhaique

On n'en peut plus de la pluie

Chili - 24/03/2026

Après la visite des grottes de marbre, baignée par un soleil radieux, on reprend la route. Mais cette fois, la météo change radicalement : une pluie battante s’installe et ne va pas nous lâcher pendant trois jours d’affilée. Les routes en gravier et les innombrables trous ont laissé des traces : le parallélisme de Celso n’est plus très droit et le volant l’est tout autant. Heureusement, en arrivant dans une grande ville, on trouve un mécanicien avec une machine en 3D pour refaire le parallélisme. C’est impressionnant et super efficace.

Avec cette pluie incessante, impossible de prendre une vraie douche depuis un moment, et on se sent vraiment cradoc. On décide alors de rejoindre un camping pour s’offrir enfin une douche chaude, un vrai plaisir partagé qui fait un bien fou à tous les deux.

Et comme le hasard fait bien les choses, en se promenant en ville on tombe sur une boutique qui vend du pain et des pizzas, avec même de délicieuses baguettes. On goûte et là… c’est le kiff ! Exactement comme en France. Le lendemain, on ne peut pas s’empêcher d’y retourner pour en reprendre une nouvelle, parce que c’est trop bon.

Profitant d’être dans cette grande ville, on fait également quelques courses, et figurez-vous qu’on se met à tester l’avoine, au grand désarroi de Arnaud. Mais après dégustation, surprise : ce n’est finalement pas si mal !

Pour compléter le tableau, on repère une boutique Patagonia dans la ville. On y fait un petit tour et Arnaud succombe à la tentation : un nouvelle casquette (table) Patagonia côtelé vient compléter sa collection.

Lac General Carrera

Visite des caves de marbre en kayak

Chili - 22/03/2026

On profite d’une journée parfaite, soleil plein et ciel bleu. Au programme : visite des caves de marbre en kayak. On se munit de notre pagaie et c’est parti pour une excursion de 3 h.

Accompagnés de Luis, notre guide du jour, on se dirige doucement, chacun sur notre kayak, pour faire les fameuses caves de marbre. Cette virée se divise en 3 parties : visite de la chapelle, de la cathédrale et enfin du tunnel.

La nature nous offre un superbe spectacle entre eau bleu turquoise grâce au glacier qui fond dans ce lac et roche polie depuis des milliers d’années. On en prend plein les yeux. Petite anecdote : la chapelle et la cathédrale de marbre sont reconnues par le Vatican et le pape, et il est déjà arrivé que des mariages ou encore des enterrements se déroulent ici, au milieu de l’eau.

On termine l’excursion un peu mouillés, mais ça fait partie du jeu 😉 On se trouve un spot au bord d’une rivière le soir et on s’essaie même à un petit river crossing, tout simple pour Celso. 

Lac General Carrera

Le début de la carretera austral

Chili - 21/03/2026

Aujourd’hui, changement total d’ambiance : le soleil est de retour et ça fait un bien fou. Et surtout, c’est le jour du passage de frontière vers le Chili.

On le sait, c’est une étape un peu particulière ici. Impossible de passer avec de la nourriture pour des raisons sanitaires… sauf que nous, on n’avait clairement pas anticipé et on avait encore pas mal de vivres avec nous.

Du coup, opération discrétion : on décide de tout cacher dans la tente de toit. Absolument tout et on croise les doigts pour qu’on ne nous demande pas de l’ouvrir, parce que là, ça aurait été une autre histoire.

On arrive à la douane, on fait les papiers comme d’habitude… puis vient le moment du contrôle. Et là, on tombe sur quelqu’un de très très consciencieux. Elle ouvre tout, absolument tout. Les sacs, les rangements… même le capot moteur (comme si on avait planqué un pot de moutarde à côté du filtre à air 😅).

Mais miracle : elle ne trouve rien. On passe la frontière tout contents, avec toutes nos provisions intactes.

Et là, place à la suite : le début de la mythique Carretera Austral. Et franchement… c’est une claque. On longe le lac Buenos Aires / General Carrera, avec des couleurs de dingue, un bleu presque irréel, entouré de montagnes. C’est simple, on en prend plein les yeux.

Le soir, on trouve un spot tout aussi incroyable, bien à l’abri du vent. On profite d’une soirée tranquille tous les deux, encore un peu sur notre nuage après cette journée.

Passage de frontière - Argentine

Torres del Paine (jour 3)

Entre montagne et lac bleu azur

Chili - 03/03/2026

Après la grosse randonnée de la veille, on s’accorde une grasse matinée bien méritée. Le soleil est au rendez-vous et ça fait du bien de prendre le temps de « zipper du maté ».

Une fois prêts, on reprend la route pour explorer les derniers recoins du parc. Les paysages sont toujours aussi impressionnants : des lacs d’un bleu intense, des montagnes tout autour… Même après plusieurs jours ici, le décor continue de nous surprendre.

La journée se transforme aussi en petite mission : retrouver les lunettes de soleil de Luca, c’est un chef pour cela. Contre toute attente, la quête se termine bien : on finit par remettre la main dessus, plus ou moins.

En quittant le parc, on tombe sur une voiture chilienne arrêtée sur le bas-côté. Par réflexe, on s’arrête pour vérifier si tout va bien. Après avoir discuté un peu, on comprend le problème : ils ont roulé près de 300 km avec la boîte courte activée, ce qui a fait surchauffer le moteur. Au début, on pense à un potentiel souci de batterie car la voiture ne démarre plus et on tente de démarrer avec nos câbles, ça fonctionne mais la Jeep surchauffe immédiatement.

Ils finissent par appeler une dépanneuse. Avant de repartir, on leur laisse quand même un peu d’eau ils étaient six dans une voiture prévue pour cinq, c’est le Chili ça passe tout seul.

De notre côté, l’aventure continue. On quitte Torres del Paine après trois jours intenses, la tête remplie d’images de paysages incroyables et de chouettes souvenirs.

Torres del Paine (jour 2)

La randonnée de las tres Torres

Chili - 02/03/2026

Réveil à 5 h du matin. Aujourd’hui, on part pour l’une des randonnées les plus emblématiques de Patagonie : Las Tres Torres, la randonnée mythique du parc national Torres del Paine.

Si on se lève aussi tôt, c’est pour éviter la foule. On avait lu dans plusieurs commentaires que si l’on partait trop tard, il pouvait y avoir de véritables bouchons au sommet. Car il faut savoir que cette randonnée fait partie du très célèbre trek W, qu’il faut réserver 10 mois à l’avance pour espérer avoir une place dans les campings du parc (100€ la nuit trop peu pour nous).

On arrive au départ de la randonnée alors qu’il fait encore nuit. Peu à peu, le jour se lève et on assiste à un superbe lever de soleil sur les montagnes. L’ambiance est magique et, bonne surprise, il n’y a presque personne sur le sentier.

La randonnée est annoncée à 20,5 km avec environ 1 000 mètres de dénivelé positif, donc on s’attend à quelque chose d’assez exigeant. Globalement, ça se passe bien… jusqu’à un moment clé où Bérénice chute et se tord la cheville. Après un rapide moment de doute, elle décide quand même de continuer. Et honnêtement, on est tous impressionnés : elle termine la randonnée comme si de rien n’était. Le soir, en regardant sa cheville bien gonflée, on se dit quand même : chapeau l’artiste.

Arrivés au sommet, la récompense est là : les fameuses Torres, dressées au-dessus du lac. Le paysage est magnifique, même si le vent souffle fort et que le froid se fait sentir. Un contraste assez fou avec la montée où, sous le soleil, on marchait presque en t-shirt.

On prend le temps de manger face au panorama avant d’entamer la descente. Et là, on se rend compte qu’on a vraiment bien fait de partir tôt : la montée est désormais remplie de randonneurs.

On termine la journée bien fatigués, la cheville de Bérénice ressemble à un poteau, mais heureux d’avoir vécu cette randonnée mythique. On retourne au spot de la veille et on se couche tôt pour récupérer.

Et cerise sur le gâteau : nos amis suisses nous offrent une bonne douche chaude pour se remettre de la journée. Après 20 kilomètres de marche, on peut le dire… c’était le pied !

Torres del Paine (jour 1)

Parc National de Terres del Paine

Chili - 01/03/2026

C’est notre premier jour dans le parc national Torres del Paine, au Chili. La veille on rejoint l’équipage suisse avec leur Defender Fred dans un superbe spot qui surplombe le Laguna Sofia où nous étions la veille, cette fois-ci de l’autre côté. Pour profiter au maximum du territoire, on a pris un pass de trois jours afin d’explorer tranquillement ce parc mythique de Patagonie.

Pour cette première journée, on alterne entre route et petites randonnées. On roule beaucoup pour découvrir les différents coins du parc, avec plusieurs arrêts pour randonner et aller voir des cascades. Les paysages sont superbes : des lacs d’un bleu presque irréel, entourés de montagnes qui donnent au décor une allure spectaculaire.

On prend vraiment plaisir à parcourir les pistes et à s’arrêter dès qu’un point de vue attire notre regard. Chaque virage réserve un nouveau paysage.

En fin de journée, il faut cependant sortir du parc pour la nuit. Le camping sauvage y est interdit et les campings officiels sont très chers, le parc étant très touristique, les prix suivent…

On finit tout de même par trouver un très joli spot, juste à l’extérieur, au bord d’une rivière. Un endroit simple, calme, et parfait pour terminer cette première journée au cœur de Torres del Paine. On se couche tôt car le lendemain grosse randonnée.

Torres del Paine

La chasse au condor

Chili - 28/02/2026

Après avoir passé la frontière du Chili en venant de l’Argentine, on trouve un joli spot pour la nuit au bord du lac Sofia. L’endroit est paisible, entouré de montagnes, parfait pour se poser après la route.

Le lendemain matin, on part pour une randonnée à l’inconnu sans connexion car nouveau pays dit nouvelle recherche de carte sim. La veille en arrivant sur le spot on a pu observer pleins de randonneurs dans les alentours alors on se lance un peu à l’aveugle, pour une chose bien particulière : l’observation des condors. On espère en voir planer dans le ciel… 

Arrivés près du sommet, on aperçoit une silhouette posée sur la falaise. Au début, on croit presque voir une personne, immobile à flanc de roche, en se disant cette personne n’a vraiment pas froid aux yeux. En s’approchant un peu, le doute disparaît rapidement : c’est un condor. Et quel oiseau… c’est immense. On les avait déjà aperçus dans le ciel, mais les voir posés, d’aussi près, est vraiment impressionnant.

Après cette belle rencontre, on redescend vers la ville pour retrouver nos amis suisses. L’occasion aussi de s’organiser pour la suite du voyage.  Également, ils ont pu nous faire passer deux cartes sim chilienne qu’ils ont eu la gentillesse de nous acheter la veille car c’était le weekend et la boutique était fermé. Un grand merci à eux pour le coup de main 😉

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