ROAD TRIP AU PÉROU

Guide, itinéraire et infos

Suivez notre aventure en 4×4 aménagé sur les terres Péruvienne !

Langue :

Espagnol

Devise :

Sol péruvien

Durée du sejour :

2 mois

Km parcouru :

5 500

Le Pérou est un pays d’une diversité incroyable qui nous a totalement séduits. Des plages désertiques de la côte pacifique aux sommets enneigés de la Cordillère Blanche, en passant par les cités incas mythiques et l’immensité de la jungle amazonienne, chaque étape est une claque visuelle. Entre la richesse de son histoire précolombienne, sa gastronomie réputée dans le monde entier et la générosité de ses habitants, voyager au Pérou en véhicule aménagé est une aventure hors du commun.

Jolie boiserie

Où retirer de l'argent au Pérou ?

Au Pérou, le liquide reste indispensable pour les petits commerces, marchés et péages, même si la carte bancaire est acceptée dans les grands établissements. Pour éviter d’avoir des frais bancaires exorbitants prélevés par les distributeurs automatiques locaux, privilégiez la banque Banco de la Nación qui ne facturent généralement pas d’agios sur les retraits par carte étrangère. 

Glacier Pastoruri paysage

L'eau est-elle potable au Pérou ?

Non, l’eau du robinet n’est pas potable au Pérou. Pour limiter l’achat de bouteilles en plastique et réduire vos déchets en road-trip, nous vous conseillons d’installer un filtre à eau efficace dans votre véhicule ou d’utiliser une gourde purificatrice à système UV/UV-C ou à membrane micro-filtrante. Pour les boissons locales, vous pourrez vous désaltérer avec de la chicha morada (boisson à base de maïs violet) ou du thé à la feuille de coca, très populaire dans les Andes.

Mythique

Quel forfait téléphonique choisir au Pérou ?

Les règles s’étant durcies, il n’est désormais plus possible pour les étrangers d’acheter une carte SIM locale dans les boutiques officielles des opérateurs. Pour avoir du réseau, deux options s’offrent à vous : opter pour une eSIM internationale (type Holafly ou Airalo) avant le départ, ou acheter une carte SIM pré-activée dans les petits kiosques de rue ou auprès de revendeurs informels. Pour la couverture réseau à travers le pays, privilégiez les puces utilisant les réseaux Claro ou Entel.

gaucho

Comment fonctionnent les péages d’autoroute au Pérou ?

Les péages sont très fréquents sur les grands axes, notamment sur la route Panaméricaine. Sur le tronçon de la Panaméricaine Nord, les postes de péage sont modernisés et vous pouvez payer directement par carte bancaire.

En revanche, dès que vous quittez cet axe majeur ou que vous vous enfoncez dans les Andes, le paiement se fait uniquement en espèces (en Soles). Prévoyez donc toujours de la monnaie ou des petits billets sur vous pour éviter les blocages si la carte n’est pas acceptée.

Entouré de glacier

Quelle est la meilleure période pour voyager au Pérou ?

La période idéale dépend des régions visitées :

Dans les Andes et en Amazonie : La saison sèche s’étend de mai à octobre. C’est le moment parfait pour le trekking et le road trip, avec un grand ciel bleu (malgré des nuits fraîches en altitude).

Sur la côte Pacifique : C’est l’inverse ! Privilégiez les mois de décembre à avril pour profiter du soleil et éviter la garúa (brume côtière persistante).

On s'entrelace

Le cannabis est-il légalisé au Pérou ?

Bien que la législation péruvienne autorise la possession de très petites quantités pour un usage strictement privé et personnel, la réglementation reste floue, complexe et très fermement contrôlée sur le terrain. La vente, la culture, le transport et la consommation dans l’espace public sont strictement interdits

Notre itinéraire :

Máncora

Le voyage est plus doux au bord de l'océan

Pérou - 05/08/2026

En quittant Lima à bord de notre cher Celso, l’objectif était simple : flâner 3 ou 4 jours sur la côte nord du Pérou pour se requinquer et retrouver ces airs de Sud-Ouest qui nous manquaient tant.

Après quatre bonnes journées de route, nous voici arrivés à Máncora pour décompresser. On pose notre bivouac dans un camping au bord de l’océan et, instantanément, on se sent comme à la maison. Quel bonheur de simplement « ne rien faire » : pas de tente à monter ou démonter, pas de kilomètres à avaler, pas de courses à prévoir. Juste nous, la planche de surf, les couchers de soleil, une bonne liseuse et une sortie en mer au petit matin.

Un vrai havre de paix… et un moment magique : Bérénice a vu des baleines pour la toute première fois. Un instant hors du temps au milieu de l’océan, sublimé par la rencontre avec un banc de dauphins et leurs petits, qui nous ont même offert un spectacle de sauts.

Côté mécanique, Celso pète la forme ! Un simple changement d’ampoule de feu de croisement grillée, et le voilà prêt à reprendre la route.

Lima

Retour à la case départ

Pérou - 30/07/2026

Après toutes ces folles aventures, il est temps de prendre la route du retour vers Lima. Sur le trajet, on repère une étape qui donne envie : la ville de Churín, réputée pour ses bains thermaux. Parfait pour se détendre et dérouler les muscles après tant d’heures de piste !

Enfin… sur le papier. Parce qu’il nous aura fallu 10 heures de route pour parcourir à peine 300 km ! Je vous laisse imaginer la vitesse moyenne et l’état des routes. Arrivés à Churín, on cherche notre hébergement, baptisé « Palace Hotel » que l’on avait réservé à l’avance cette fois ci. On s’attendait à une prestation un minimum correcte, mais vous commencez à connaître le Pérou : à chaque jour suffit sa peine !

À notre arrivée, coupure d’électricité générale dans toute la ville. Les chambres sont plongées dans le noir complet et seules quelques lumières de secours éclairent les couloirs. Dans les rues, c’est le capharnaüm total : la ville est complètement bloquée, ça klaxonne de partout. On renonce au parking sécurisé de l’hôtel et on garera la voiture plus loin pour finir à pied.

Une fois les clés en main, petite découverte architecturale locale : le parking de l’hôtel se situe au sous-sol… mais n’a pas de plafond ! Résultat : à chaque étage, les couloirs donnent directement sur le parking avec les effluves de gasoil qui remontent. Une pépite de plus à ajouter au livre de souvenirs.

On pose les bagages, une courte sieste, puis on sort découvrir la ville. C’est le jour de la Fête Nationale, le rues sont animé. Avec la coupure de courant, les commerçants ont sorti les groupes électrogènes et les bougies (un classique apparemment bien rodé). La lumière finit par revenir et la chasse au restaurant commence !

C’est là que le marathon culinaire s’amorce. On vise une pizzeria : complète. On tente un deuxième resto qui affiche des pizzas à la carte : on nous sert en fait des « pizzas frites ». On passe notre tour ! Troisième essai dans un resto péruvien classique : on demande un premier plat, épuisé. Un deuxième, épuisé. Un troisième, épuisé… Ils auraient pu nous donner la liste de ce qu’il restait dès le début ! Exaspérés, on quitte les lieux. Par chance, en repassant devant la première pizzeria, une table vient de se libérer. Soulagement ultime, on peut enfin manger avant de filer au lit.

Le lendemain matin, pas d’eau chaude à la douche, évidemment ! Mais bon, on ne râle pas trop puisqu’on est censés aller se tremper dans les sources thermales. Sauf qu’en sortant de l’hôtel, un bouchon interminable paralyse toute la ville. Les parkings des termes sont saturés et les différents sites sont noir de monde. À la base, on venait pour se détendre… voyant la foule, on renonce et on trace directement vers Lima.

Arrivés à destination, on retrouve enfin notre Airbnb. Et là, miracle : tout se passe à merveille ! On en profite même pour faire tourner des lessives. Le fil de tricot de Chantal transformé en étendoir fait des merveilles, c’est du solide.

Pour notre dernière soirée avec les parents d’Arnaud, on décide de retourner dans un resto de sushis qu’on avait adoré avant leur arrivée (recommandé par des amis suisses). On prend un taxi, tout le monde est réjoui… et en arrivant devant : porte close ! Décidément, on aura été vernis jusqu’au bout. Heureusement, la chance tourne enfin : un autre resto de sushis dans la même rue nous accueille, et c’est un régal absolu.

On termine ce séjour sur une super note, réunis autour de la table, avant que les parents ne s’envolent le lendemain vers Arequipa pour poursuivre leurs deux semaines de voyage qu’on leur souhaite un peu plus calmes que les deux dernières !

De notre côté, on repart la tête pleine d’anecdotes inoubliables. Une sacrée aventure !

Parc national Tingo Maria

Excursion touristique sous gros boudin

Pérou - 27/07/2026

Après notre nuit mémorable, on se réveille dans cet « hôtel d’exception », El Jardin de son nom. On nous avait promis le petit-déjeuner au réveil, parfait pour être prêts avant notre excursion fixée à 8h45. On se présente donc sagement à 7h30… pour s’entendre dire que le petit-déjeuner n’est servi qu’à partir de 8h. Évidemment ! À la réception, c’est le désert absolu, à part deux ados qui passent le balai nonchalamment. Bref, un établissement à fuir de toute urgence. On tranche : on file en ville pour se prendre un café et un bout de croissant en express.

Entre-temps, pour ne pas se faire avoir deux fois, on réserve un Airbnb pour le soir même. Enfin ça… affaire à suivre !

Direction Tingo María pour rejoindre l’agence. La veille, on nous avait vendu : une marche dans la rivière au cœur de la forêt tropicale, des paysages à couper le souffle et une redescente festive en boudins, le tout en petit groupe de 15 personnes. Retenez bien ces détails, car nous sommes au Pérou et, vous vous en doutez, rien ne va se passer comme prévu.

On prend un colectivo pour rejoindre le point de départ. En arrivant sur place : surprise ! Il n’y a pas 15 personnes, mais environ 500 touristes massés pour la journée. Notre petit groupe intime ? On apprend qu’on est finalement 40, encadrés par trois guides complètement dépassés par les évènements. L’organisation est affligeante. Alors qu’on était arrivés les premiers, les guides hurlent dans tous les sens sans que rien n’avance, et on se retrouve à s’élancer les derniers après plus d’une heure et quart d’attente. Chacun récupère son « équipement » : une vraie chambre à air de tracteur à porter sur l’épaule et des gilets de sauvetage qui pue le vomi !

Le début de la marche se fait sur du goudron (on cherche encore le côté sauvage), puis on arrive enfin à la rivière. Et là, l’organisation « locale » reprend le dessus. On a 3 boudins pour 12 personnes, que les guides rattachent entre eux avec des cordes. L’objectif : traverser la rivière 8 fois pour atteindre les cascades.

L’expérience prend aussi une tournure gentiment machiste. Quand Chantal et Bérénice s’approchent pour porter les boudins, on leur sort un « Ah non non, pas pour vous ! ». Une fois les embarcations attachées, consigne inverse : seules les filles ont le droit d’être dans les boudins, pendant que les garçons doivent se taper la traversée à pied dans le courant pour tirer et guider l’attelage…

On arrive enfin sur le lieu de la pause déjeuner, au pied des cascades, au milieu des 500 autres visiteurs. Mention spéciale tout de même aux paysages, franchement magnifiques : d’immenses falaises, un canyon verdoyant et une végétation luxuriante. On déguste notre repas traditionnel emballé dans une feuille de bananier encore chaude (le meilleur tupperware écologique du monde !) : du riz et du poulet, du classique mais très bon.

En revanche, niveau écologie, les habitudes locales piquent un peu les yeux. Une fois les groupes repartis, la plage se retrouve jonchée de sacs en plastique. Il n’en fallait pas plus pour faire bondir Chantal ! Même sans parler un mot d’espagnol, elle s’est fait parfaitement comprendre en recadrant les gens un par un pour qu’ils ramassent leurs déchets. Je vous laisse imaginer la scène !

Après ce bon repas face aux cascades, on s’attendait enfin à avoir un peu de fun pour la redescente sur nos chambres à air. Mauvaise pioche. À chaque rapide un peu agité, les guides faisaient descendre les filles des boudins pour faire passer l’obstacle au groupe à pied sur le bord, avant de remonter les filles dessus 50 mètres plus loin. Bref, la descente à sensations vendu la veille s’est transformé en copie conforme de l’aller.

En fin d’après-midi, retour à la civilisation. On se dit qu’au moins, la galère du logement est derrière nous grâce au Airbnb réservé le matin. Que nenni ! L’hôte n’a pas donné signe de vie de la journée et nous n’avons aucune information sur le check-in. On se retrouve donc au téléphone pour joindre le service client. Heureusement, ils gèrent : remboursement intégral immédiat + un coupon de réduction de la valeur de la nuit. Mention spéciale à Airbnb toujours un service client au top !

Mais le problème reste entier : où va-t-on dormir ? Après avoir essuyé de nouveaux refus en faisant le tour des hôtels, on décide d’aller au restaurant pour se requinquer et pour trouver une solution. Arnaud ne lâche rien et continue de chercher sur son téléphone entre deux bouchées. Et bingo ! Il déniche un hôtel un peu plus loin auquel il reste deux chambres.

Cette fois, c’est le grand luxe par rapport à la veille : boisson d’accueil, vraie chambre pour chacun, douche chaude qui fonctionne, toilettes opérationnelles et petit-déjeuner inclus le lendemain. On s’endort comme des masses pour une nuit réparatrice bien méritée. Un peu de confort, franchement, ça fait un bien fou !

Cascade Honolulu

Bienvenue dans la forêt tropicale

Pérou - 26/07/2026

Après cette nuit tout de même reposante… autant vous dire que nos fameuses couvertures loup et lion nous ont bien servi ! Cela dit, on a passé la nuit collés au milieu du matelas, le lit étant une vraie cuvette, ça crée des liens.

Au réveil, nous voilà prêts à reprendre la piste pour enfin atteindre le parc national de Tingo María. La route ? Toujours la même histoire que la veille : des trous, de la piste, des éboulements et des véhicules qui doublent n’importe comment. Il faut être chaud chaud chaud et garder ses nerfs face à l’incomparable conduite péruvienne, qui nous surprend toujours !

À l’approche de Tingo María, on fait une halte dans un petit village réputé pour ses cascades et ses bassins naturels. Et après toutes ces heures de secousses, on en avait grandement besoin. La météo change du tout au tout : après avoir frôlé les températures négatives au glacier, on passe enfin en mode short-tongues avec un bon 28°C qui fait un bien fou. On se fait une Padilla (barbecue) sur place avant de partir explorer les cascades d’Honolulú.

En entrant sur le site, on croise une foule de Péruviens qui font le chemin inverse. Bonne nouvelle : la vague de visiteurs s’en va, ce qui signifie qu’on va avoir les bassins rien que pour nous ! On profite à fond de ce cadre tropical pour se détendre. Bon, l’eau reste fraîche, mais ça vivifie et ça fait un bien immense.

Après deux bonnes heures à profiter du lieu, on part en quête d’un logement pour la nuit. Sauf qu’on avait zappé un « détail » d’une importance capitale : c’est la Fête Nationale au Pérou, un pont de 4 jours où tout le pays voyage ! Tous les établissements sont pris d’assaut et réservés depuis des semaines, alors que nous, on débarque la fleur au fusil.

La galère commence. On enchaîne une dizaine d’hôtels à pied, essuyant refus sur refus. L’inquiétude commence à monter à l’idée de devoir dormir dans le RAV4… jusqu’à ce qu’un hôtelier nous oriente vers une adresse un peu en dehors de la ville qui aurait encore une chambre quadruple. On ne cherche même pas à comprendre : on saute sur l’occasion !

Mais quelle n’est pas notre surprise en arrivant sur place…

Une chauve-souris nous accueille dans la chambre. Il y a quatre lits dont un qui est aussi dur que le carrelage (celui d’Arnaud), le robinet du lavabo ne marche pas, la chasse d’eau refuse d’évacuer, la douche est évidemment froide et arbore fièrement de superbes crottes de chauve-souris. Cerise sur le gâteau : tarif Fête Nationale oblige, la chambre coûte une petite fortune pour le pays.

Mais bon, pas le choix, on fait avec les moyens du bord ! On s’endort tant bien que mal, car demain, une excursion nous attend entre rivière et forêt tropicale.

Glacier Pastoruri

On vient chatouiller les 5000m d'altitude

Pérou - 25/07/2026

Pour revenir sur l’épisode du mariage : figurez-vous qu’en rentrant du restaurant vers 22h30, la fête battait encore plus son plein qu’au départ… alors que les hôteliers nous avaient garanti une fin à 20h ! En voyant notre nuit de sommeil se raccourcir et notre réveil très matinal du lendemain, on a fini par piquer une vraie crise. Voyant que nos plaintes ne changeaient rien, on a sorti les grands moyens : on a remballé nos affaires, prêt à plier bagage et partir.

Cette menace a immédiatement poussé les propriétaires à couper court aux festivités. Et franchement, il était temps. Les invités étaient complètement imbibés et partis pour danser jusqu’à 5h du matin, toujours sur leurs superbes musiques… On a du nous traiter de gringos mais nous avons payé pour dormir !

Le lendemain matin, après avoir réussi à extirper notre voiture bloquée par un voisin de parking, vous aurez compris que rien n’est simple au Pérou, cap sur le glacier Pastoruri, perché à 5 000 mètres d’altitude.

Sur la piste, on fait une chouette rencontre : Charlotte et Nicolas, un couple de Français qui réalisent un voyage de noces à vélo à travers toute l’Amérique du Sud. On s’arrête taper la discute, petit selfie souvenir, échange d’Instagram, puis on reprend chacun notre route.

La piste pour accéder au glacier est chaotique, mais les paysages sont déjà irréels entre moutons, chevaux et vaches au milieu de nulle part. On gares le RAV4 à 4 800 m pour terminer les 200 derniers mètres de dénivelé à pied. Le souffle manque cruellelement à cette altitude, mais tout le monde, parents compris, arrive au sommet ! Là-haut, c’est magnifique : le glacier vient se jeter dans une lagune, sous un grand ciel bleu. Cerise sur le gâteau, nous sommes absolument seuls au monde. Ce n’est qu’en redescendant au parking qu’on croise des dizaines de bus touristiques qui débarquent d’un coup. Un timing parfait !

Après ce moment magique, il est temps de faire de la route. On vise la région du parc national de de Huascaran, ce qui implique pas mal d’heure de route même s’il n’y a pas beaucoup de kilomètres. La piste est défoncée : trous, éboulements, route goudronnée puis plus du tout sans compter le style de conduite très spontané des locaux… La concentration doit être maximale.

À la recherche d’un logement dans un coin très reculé, on fait appel à notre fidèle application iOverlander. On tombe sur un hôtel au commentaire lunaire : un voyageur y racontait qu’à 5h du matin, pensant entendre des travaux, il s’était retrouvé face au propriétaire entré dans sa chambre. Après l’avoir plaqué au sol par réflexe, le proprio s’était écrié « Pardon je me suis trompé ! » et un peu après « Je suis gay ! » avant que le client ne prenne la fuite en courant…

L’ambiance était posée ! Finalement, cet établissement n’existait plus. On s’est rabattus sur un autre hôtel, agrémenté des fameuses couvertures à motif tigre pour Chantal et Bertrand et motif Loup pour Bérénice et Arnaud. Aucun restaurant n’étant ouvert dans le village, on a improvisé le dîner grâce à une petite épicerie locale. Une journée encore bien haute en couleur dont on se souviendra longtemps !

Chavin de Huantar

On se connecte aux dieux andins

Pérou - 24/07/2026

Aujourd’hui, on met les randonnées entre parenthèses et on quitte Huaraz en direction de Chavín de Huántar, une étape réputée pour son site archéologique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Mais avant même d’arriver sur place, la route en elle-même est un spectacle à part entière. On grimpe jusqu’à un col niché à 4 500 m d’altitude avant d’emprunter le fameux tunnel qui relie les deux vallées. À bord de notre Toyota RAV4, on en prend plein les yeux. On s’accorde quelques arrêts photo indispensables, notamment devant une magnifique lagune entourée des sommets enneigés de la Cordillère Blanche, mais aussi au pied d’une grande statue de Jésus encore un, ils sont décidément partout au Pérou !

On arrive à Chavín de Huántar sur les coups de midi. N’ayant rien réservé à l’avance, on tente notre chance dans un hôtel dégoté sur notre fidèle application iOverlander. L’accueil est extrêmement chaleureux, et pour cause : un mariage se prépare dans la cour intérieure ! On assiste même à l’arrivée des mariés tout juste sortis de l’église, marquant le début des festivités pour toute l’après-midi.

De notre côté, après une pause repas, on file visiter le fameux site archéologique. Et franchement, c’est assez impressionnant : le lieu remonte à plus de 2 500 ans avant J.-C. Sans guide physique, on teste une nouvelle formule en utilisant un audio-guide généré par intelligence artificielle, et le résultat est carrément convaincant. On apprend plein de choses passionnantes sur les croyances andines et leurs trois animaux sacrés le serpent, le faucon et le jaguar tout en explorant un réseau de galeries souterraines bien préservé. Une belle immersion culturelle !

En fin d’après-midi, retour à l’hôtel, et là, c’est une autre ambiance… Le mariage bat son plein et, au Pérou, le simple vitrages la norme dans tous les bâtiments. Résultat : c’est comme si la fête se déroulait directement au milieu de notre chambre. Pour couronner le tout, la fanfare joue littéralement la même mélodie en boucle depuis trois heures.

On nous avait promis que la musique s’arrêterait à 20h. Il est actuellement 20h01, les cuivres résonnent toujours autant et les invités dansent dans une sorte de transe frénétique. On croise fort les doigts pour que la fête se termine avant l’extinction des feux… Sinon, la seule option sera d’aller les rejoindre sur la piste pour tenter d’apprivoiser cette mélodie divine !

Laguna 69 (la trik)

La laguna bleu de chez bleu

Pérou - 23/07/2026

Ça y est nous y sommes, direction la fameuse Laguna 69, le trek incontournable autour de Huaraz. Petite particularité pour cette sortie : nous avons été obligés de passer par une agence touristique pour pouvoir accéder au parc national. Ce n’est pas vraiment dans nos habitudes, mais on s’est pliés aux règles.

Le réveil pique fort : 3h45 du matin, la tête dans le gaz, pour un départ prévu vers 4h30. Chose assez atypique au Pérou, le bus d’excursion vient te chercher directement au pied de ton logement, comme un taxi. On passe donc une bonne partie du début de matinée à faire le tour de la ville pour ramasser tout le monde avant de lancer vraiment les 3 heures de route. La piste secoue pas mal, mais à l’approche du départ, les paysages deviennent déjà spectaculaires avec des premières lagunes d’un bleu saisissant.

On commence la randonnée direct à 3 900 m d’altitude. Avec le timing imposé par le groupe et le bus pour le retour, on ne peut pas trop flâner. Assez vite, deux rythmes se créent : Bérénice et Arnaud partent devant, tandis que Chantal et Bertrand avancent à leur rythme. Le manque d’air se fait fort sentir pour Chantal, et Bertrand reste avec elle pour l’épauler.

Le parcours est superbe : on croise des rivières, des vaches en liberté, des paysages grandioses… Mais sur les 13 km et 800 m de D+ au total, ce sont vraiment les 2 derniers kilomètres qui sont hardcore. À plus de 4 400 m, la pente parait de plus en plus raide et les organismes ont du mal.

Au bout de l’effort, c’est la claque. La Laguna 69 est exactement comme sur les photos : d’un bleu presque irréel, avec une cascade qui vient se jeter dedans. On dirait presque qu’ils ont versé du colorant ! On s’installe pour casser la croûte face à ce spectacle unique en espérant voir arriver les parents. Après discussion avec le guide, on comprend qu’ils sont raisonnablement restés au niveau de la première lagune, le souffle manquant trop à Chantal. Bertrand aurait pu terminer la randonnée mais le temps aurait manqué pour arriver au sommet.

On entame la descente en espérant les retrouver en forme en bas. Tout se passe comme sur des roulettes et on se rejoint vers la fin du parcours pour débriefer nos émotions de la journée.

Il ne reste plus qu’à affronter le trajet retour en bus, particulièrement long ou la chaleur et le manque d’air sont présent. Une journée décidément placée sous le signe du manque d’oxygène ! On est bien contents de retrouver l’appartement, sa douche, et de filer au lit dès 21h. Rideau pour tout le monde. Une sacrée journée qui nous laisse des étoiles plein les yeux, prêts pour la suite de l’aventure.

Laguna Wilcacocha

Petite randonnée d'acclimatation

Pérou - 22/07/2026

Aujourd’hui, c’est le grand jour : première randonnée au Pérou et premier vrai test d’acclimatation pour les parents d’Arnaud !

Pour cette entrée en matière, on vise la Laguna Wilcacocha, une rando réputée idéale pour habituer l’organisme à l’effort en altitude sans trop se détruire puiser dans nos forces dès le début. Un petit tour de chauffe avant les choses sérieuses !

Le départ s’annonce déjà épique… En essayant d’atteindre le point de départ en voiture, on se trompe de chemin. Après quelques manœuvres en marche arrière dignes de Fast and Furious sur des pistes en terre, on réussit enfin à trouver le point de départ de la randonnée. C’est parti pour 600 m de D+ sur 7 km au total.

La montée commence et l’altitude se fait vite ressentir, surtout pour Chantal qui manque pas mal de souffle face au manque d’oxygène. Mais elle s’accroche comme une chef ! Petit à petit, à notre rythme, on grimpe jusqu’au sommet, tous super fiers du chemin parcouru. Là-haut, la récompense est au rendez-vous : une pause au soleil face à une vue imprenable sur la Cordillère Noire, absolument magnifique.

Pour la redescente, on choisit l’option tranquillité. On emprunte la piste en gravier (qui, pour la petite histoire, permettait en fait de monter tout en haut en voiture !) beaucoup moins pentue et plus douce pour les genoux.

Sur le chemin du retour, on s’arrête dans un petit resto typique tenu par une mère et sa fille super gentilles. On se régale de spécialités locales pendant que  l’on voit l’orage s’approcher à grand pas. Pas de temps à perdre, on remet le cap sur l’appartement pour se mettre à l’abris !

Le soir, pas de carabistouille : au lit de bonne heure ! Demain, un réveil très très tôt (3h45) nous attend pour attaquer le gros morceau : la fameuse Laguna 69. 

Huaraz

On est prêt pour la rando

Pérou - 21/07/2026

Aujourd’hui objectif Huaraz le temple de la randonnée au Pérou. Cette ville se situe proche de la cordillère blanche. La ville est entourée de sommet enneigé et se trouve à 3000m de haut. L’oxygène manquant se fait déjà sentir pour les parents de Arnaud il va falloir s’acclimater !

Au programme petite visite du centre ville de Huaraz et renseignement au centre touristique sur les randos qui nous attendent dans les prochains jours. 

Demain petite mise en jambe en toute tranquillité avec le trek Laguna Wilcacocha en guise d’acclimatation à l’effort en altitude. 

Barranca

On longe le Pacifique

Pérou - 20/07/2026

On quitte Lima pour enfin démarrer le périple avec les parents de Arnaud. Direction l’aéroport pour aller chercher la voiture de location. 

Passage obligé par la circulation tumultueuse de Lima. On saute dans le taxi et c’est parti pour un apprentissage malgré nous de la conduite péruvienne. On arrive tant bien que mal à l’aéroport non sans sueur froide. On récupère notre super Toyota Rav-4 et c’est parti pour Barranca en empruntant la route Panaméricaine qui remonte jusqu’à l’Alaska en Amérique du Nord. 

On commence directement dans le vif du sujet. La route principale est bloqué par des gros blocs de bétons ça nous rappelle les blocages de la Bolivie. Alors on ne se décourage pas on prend des chemins de traverses. Il faut bien s’accrocher ça secoue ! Ça y est nous sommes bien au Pérou les routes sont défoncés et les habitations sont faites de briques et de broques. 

Pour couronner le tout on se fait arrêter par la police corrompue qui veut nous soutirer 600 soles (150€) car nous avons mis le clignotant droit au lieu des feux de détresse pour se ranger sur la bas côté, une vaste blague. Arnaud tient tête au policier et au bout de 15 minutes, on parvient à repartir avec le permis de conduire de nouveau dans la poche et surtout le portefeuille toujours plein. On vous racontera cette super anecdote dans le podcast de lundi prochain. 

Le soir nous arrivons au Airbnb et on file vite se dégourdir les jambes pour profiter du coucher de soleil sur l’océan pacifique. Objectif le christ rédempteur pour profiter d’une vue panoramique sur la ville de Barranca. Au retour on s’arrête prendre une bière le long de la plage et on termine tranquillement la soirée à l’appartement.

Lima

On flâne dans Lima

Pérou - 19/07/2026

Pour notre deuxième journée à Lima, nous décidons de retourner à Barranco. La veille, nous n’avions pas eu pleinement le temps de l’explorer. Nous prenons le temps de flâner dans un petit marché local, d’admirer les magnifiques fresques de street art qui colorent les murs et de voir le célèbre Pont des Soupirs (Puente de los Suspiros).

Ensuite, direction le centre historique en taxi pour découvrir la Plaza de Armas. Nous tombons au meilleur moment : pour les besoins d’un défilé, le centre-ville est exceptionnellement fermé aux voitures. Une chance incroyable qui nous permet de profiter de l’architecture coloniale dans une ambiance piétonne et très agréable. Pour la pause déjeuner, nous nous installons dans un restaurant afin de reprendre des forces et, surtout, de visionner devant la finale de la Coupe du monde.

Malheureusement, cette belle journée s’est terminée par une grosse fausse note… C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons découvert que notre carte SD avait rendu l’âme. Impossible de récupérer les fichiers : toutes les photos de cette seconde journée à Lima sont définitivement perdues. Il ne nous reste plus qu’à graver ces précieux souvenirs dans nos mémoires ! Heureusement on a la solution, Chantal a fait quelques clichés avec son iPhone on se sert et on court acheter une nouvelle carte SD. Un dimanche à Lima un magasin est ouvert, on en profite.

Lima

Retrouvailles familiales et immersion dans la capitale

Pérou - 17/07/2026

Après une pause à Paracas, il est temps pour nous de reprendre la route en direction de Lima. La date d’arrivée des parents d’Arnaud approche à grands pas ! Une fois sur place, nous laissons Celso en sécurité dans un parking gardé, en lui disant « à dans 14 jours ». Nous posons ensuite nos sacs à dos dans notre Airbnb avant de flâner dans les rues de Lima pour faire quelques petites emplettes.

Puis vient l’heure tant attendue de l’arrivée des parents d’Arnaud… et quel périple pour les récupérer à l’aéroport ! Le trafic dans la capitale est d’une densité absolue. Nous avions pourtant prévu de l’avance, mais c’était sans compter sur les bouchons : résultat, nous sommes arrivés une heure après leur atterrissage… Adieu l’effet surprise ! Heureusement, la défaite logistique a vite laissé place à l’émotion de voir Arnaud dans les bras de ses parents.

Le lendemain, réveil matinal pour Chantal et Bertrand (merci les 7 heures de décalage horaire !). Nous démarrons la journée par la découverte du quartier de Miraflores. Au programme : le parc John Kennedy, le parc central de Miraflores (où nous tombons face a un rassemblement de carte panini coupe du monde pour ceux qui ont la réf) et l’église de la Virgen Milagrosa. Nous poursuivons notre balade par un petit marché central, avant de rejoindre le célèbre Parque del Amor (le parc de l’amour) en bord de côte. C’est magnifique, d’autant plus que la chance est avec nous : le soleil est au rendez-vous sous un grand ciel bleu.

Nous mettons ensuite le cap sur Barranco, le quartier artistique de la ville. Une surprise nous attend en arrivant : nous tombons pile au moment d’un défilé de village ! Après avoir profité de cette ambiance festive, nous nous posons dans un bar-restaurant pour manger et regarder la petite finale de foot France-Angleterre. Bon… on ne va pas s’éterniser sur le score.

Après cette nouvelle « défaite » de la journée, retour au Airbnb pour une fin de soirée tranquille, des souvenirs plein la tête.

Paracas

On explore la zone en scooter

Pérou - 12/07/2026

Après les immenses dunes de Huacachina, direction la côte pour découvrir la magnifique réserve nationale de Paracas. Cette fois-ci, on troque les skis et le snowboard contre… un scooter ! Pour nous c’est la meilleure façon d’explorer cette incroyable zone protégée.

Au fil des kilomètres, les paysages sont tous aussi magnifique les uns que les autres. D’un côté, les immenses falaises qui bordent l’océan pacifique et de l’autre le désert de sable qui semblent ne jamais finir. 

On prend le temps de s’arrêter aux différents miradors pour admirer ces paysages uniques avant de faire une pause bien méritée dans un petit restaurant de fruits de mer. Au menu : un délicieux ceviche suivi d’un poisson accompagné de riz. Un vrai régal !

L’après-midi, on reprend la route en scooter jusqu’à une plage presque déserte. L’endroit est paradisiaque et on profite pleinement de ce moment hors du temps. Arnaud ne résiste pas à l’envie d’aller piquer une tête dans l’océan. Après des mois passés entre montagnes, glaciers et températures glaciales, retrouver la chaleur de la côte et pouvoir se baigner est un vrai bonheur.

Pour terminer cette superbe journée, on s’offre un cocktail en bord de plage avant de rejoindre notre spot pour la nuit. Face au coucher de soleil sur l’océan, on prépare un bon petit repas comme on les aime, comme à l’ancienne. Car depuis le trek on s’est laissé un petit peu aller. Et ça fait plaisir de cuisiner car on aime ça.

Huacachina

On ride sur les dunes

Pérou - 10/07/2026

Après plusieurs heures de route, nous arrivons à Huacachina, une véritable oasis naturelle nichée au cœur d’un immense désert de sable. Entourée de dunes à perte de vue, cette petite lagune bordée de palmiers et de bâtiment est un endroit unique et aussi très touristique. C’est la première fois de notre vie que nous découvrons un paysage comme celui-ci, et le dépaysement est total après tout ce temps en montagne et dans le froid.

Notre arrivée coïncide avec le match de la France contre le Maroc. Installés tranquillement au camping, nous suivons la rencontre dans un bar et une nouvelle fois, les Bleus s’imposent largement. De quoi lancer parfaitement notre séjour !

Le lendemain, place à l’aventure. Nous embarquons à bord d’un buggy à travers les immenses dunes de sable. Sensations fortes garanties ! Au programme également : ski pour Arnaud et snowboard sur le sable pour la rideuse de la bande Bérénice. On adore la sensation c’est presque comme sur la neige. Nous qui étions déçu d’avoir rater la saison de ski en France, on aura quand même pu gouter à la sensation de glisse au Pérou.

Pour clôturer cette journée mémorable, direction une auberge de jeunesse où l’ambiance est fort sympathique. Une battle de justdance est en place, on s’éclate. On y passe une soirée incroyable entourés de voyageurs venus des quatre coins du monde.

Huacachina restera sans aucun doute l’une de nos plus belles surprises du Pérou.

La merveille du monde

Et bah voilà machtu pichtu

Pérou - 04/07/2026

« Bah voilà le Machu Picchu ! Je vous l’avais dit que j’aurais mon ticket ! »

Bagages bouclés, on décide d’honorer ce trek jusqu’au bout : l’ascension finale vers le site se fera à pied. Le bus était une option, mais on a préféré l’alternative économique (et sportive). Arrivés au pied de la montagne, ce sont 1,7 km d’escaliers incas qui nous attendent, soit environ 45 minutes de montée. Petit détail amusant : les marches sont tellement hautes qu’on se demande comment les Incas faisaient. Quand on voit la taille moyenne des Péruviens aujourd’hui, on se dit que ce n’est absolument pas adapté à leur morphologie !

C’est au début de cette montée qu’on a notre petite surprise du jour. Le garde du site contrôle nos billets et tique sur l’horaire. Il nous annonce, très calme, que notre créneau de 8h correspond à l’entrée en haut du site, et non en bas… Autant dire qu’on a déjà 45 minutes de retard.

On grimpe donc à un rythme d’enfer, débarrassés de nos gros sacs à dos qu’on a pu laisser en consigne dans un restaurant au pied de la montagne. Finalement, notre erreur de calcul se transforme en coup de génie : arrivés au sommet, les gardes nous font doubler toute la file de touristes qui attendent pour le créneau de 9h. On passe devant tout le monde en mode VIP, sans faire une seule minute de queue, et on pénètre sur le site alors qu’il est encore relativement préservé de la foule.

Et enfin, le Machu Picchu se dresse devant nous. L’ascension est officiellement terminée. On déambule au milieu de ces ruines mythiques. Le site est parfaitement entretenu, c’est indéniable. Mais, si on veut faire nos Français un peu grincheux, on doit avouer qu’on a préféré sa petite sœur, Choquequirao. La saveur d’un site archéologique désert, qui se mérite après des jours de marche, offre une émotion bien différente de l’ambiance ultra-touristique du Machu.

Malgré tout, le bonheur est immense. C’est une case cochée de la plus belle des manières : la première Merveille du monde pour Arnaud, et la deuxième pour Bérénice.

Après 2h30 à explorer le site, il est temps de redescendre sur terre. On récupère nos sacs en bas et on rattaque les 10 kilomètres le long des rails de train en direction d’Hidroeléctrica. On ne va pas se mentir : après 8 jours de marche, ces 10 derniers bornes à plat étaient complètement de trop. Les jambes sont en coton, mais on avance au mental pour choper notre colectivo (mini-bus local) en direction de Cusco.

C’est finalement à 21h, épuisés, qu’on débarque à Cusco. On y retrouve notre cher et tendre Celso. Il nous avait sacrément manqué. Cette fois, le trek Choquequirao – Machu Picchu est bouclé, et on s’en souviendra toute notre vie !

Trek Choquequirao Machu Picchu (jour 7)

Meilleure expérience humaine du trek

Pérou - 03/07/2026

Les chiffres du jour : 20,8 km | +1292m de dénivelé positif
La grande spécialité de Lucmabamba, c’est la production de café. Le lodge propose de montrer comment ils travaillent, et on a passé la matinée avec eux pour tester l’expérience. Être les seuls sur place a rendu le moment assez privilégié. Ce qui nous a le plus touchés, c’est d’apprendre que la femme qui gère le lieu est la fondatrice d’une association de café exclusivement composée de femmes. Elle nous a montré son savoir-faire, et c’est fou de se dire que ce café, produit de manière aussi artisanale dans leur jardin, est exporté partout dans le monde.

Après l’atelier, elle nous a préparé ce qui restera le meilleur petit-déjeuner de tout notre voyage en Amérique du Sud. Sur la table : le café qu’on venait de torréfier ensemble le matin même, des omelettes, du pain grillé, de l’avocat, des tomates et un jus de papaye maison. Un vrai festin.

Cette famille nous a vraiment marqués. Ils restent en retrait, loin du bruit des gros hébergements touristiques, et ils passent presque inaperçus alors qu’ils méritent dix fois plus que les autres. C’est le ventre plein et le cœur un peu serré qu’on quitte nos hôtes.

Dernière étape avant l’ascension finale du Machu Picchu. Pour ce septième jour, on attaque le tout dernier col de notre trek. Récompense au sommet : une vue lointaine sur la fameuse montagne du Machu Picchu. Ça pose le décor et ça donne un sacré coup de boost. Mais la joie est de courte durée. Derrière, on enchaîne sur une très longue descente, raide et glissante, qui achève de détruire nos genoux. Arnaud déguste particulièrement sur cette portion.

Arrivés en bas, au niveau de la centrale d’Hidroeléctrica, il nous reste les 10 derniers kilomètres du trek à parcourir à plat, le long des rails du train. C’est là qu’on prend la décision de terminer la marche de nuit. Objectif : arriver impérativement à Aguas Calientes ce soir pour espérer d’obtenir nos billets dès le lendemain matin à la billetterie officielle.

C’est à ce moment-là qu’un chien errant qu’on surnommera Hector décide de nous escorter. Si sa présence est d’abord rassurante, la situation devient vite pénible : notre nouveau compagnon déclenche les foudres de tous les chiens de garde des environs. On se retrouve au milieu d’émeutes de chiens agressifs qui nous aboient dessus dans le noir, pas franchement le meilleur plan pour rester sereins.

Marcher de nuit sur des rails, sans rien voir, à l’affût du moindre bruit suspect alors que la pluie commence à s’inviter, ça installe une ambiance un peu glauque. Le niveau de parano monte d’un cran quand Alice jure avoir vu un singe se balader sur les câbles électriques au-dessus de nous. Bref, on a surtout une grosse flemme de se faire attaquer ou mordre si près du but.

C’est finalement à 20h qu’on pose les pieds à Aguas Calientes. Soulagement total. On trouve rapidement un hôtel, on s’offre une douche salvatrice, puis on file repérer l’emplacement de la billetterie pour le lendemain avant de chercher un restaurant.

Ce soir, c’est cheat meal obligatoire : pizzas et burgers pour tout le monde. Après des jours de régime strict à base de riz, d’œufs et de poulet (les jours de chance), autant vous dire que c’est le paradis. On reprend des forces et on ne traîne pas, car le réveil va piquer : demain, il faut être devant les portes de la billetterie à 5h30 du matin pour espérer décrocher le précieux sésame. Allez, au lit !

Trek Choquequirao Machu Picchu (jour 6)

On rejoint les gros nazes du Salkantay trek

Pérou - 02/07/2026

Les chiffres du jour : 17,1 km | +248 m de dénivelé positif
Après les journées galères qu’on venait d’enchaîner, le programme du jour faisait du bien : 17,1 km pour seulement 248 m de dénivelé positif. C’est la journée la plus tranquille depuis le début du trek, celle où on n’a pas eu besoin de puiser dans les réserves.

Au moment de plier le camp, on a eu une surprise pour le moins inattendue : la visite d’un taureau. Oui, oui, un vrai taureau. Même s’il s’est avéré inoffensif, la bête était assez impressionnante pour qu’à son approche, un mouvement de panique générale nous pousse à détaler. C’est là qu’Axel nous a gratifiés d’une cascade digne d’un film d’action : il s’est emmêlé les pinceaux dans la toile de tente, a enchaîné un roulé-boulé mémorable et s’est rétabli d’un coup sec, façon Spider-Man. Une scène mythique qui a bien fait marrer tout le monde et a lancé la journée sur les chapeaux de roue.

On quitte le campement à 9h sans se presser, après un bon petit-déjeuner. Le sentier se résume pratiquement à de la descente le long de la rivière jusqu’au village de Lucmabamba. Pas de gros effort physique, on marche au radar et on prend notre temps pour arriver sur les coups de 16h.

Pour la nuit, on s’éloigne des gros complexes à touristes qui pullulent sur le Salkantay. En fouillant sur l’application iOverlander, on repère un lodge un peu excentré qui propose des chambres insolites ressemblant à de géantes noix de coco. L’application disait vrai, et le spot tombe à pic : la météo annonce de la flotte. Grand bien nous a pris de poser nos sacs ici. Quelques minutes à peine après notre arrivée, des torrents de pluie se sont abattus sur la vallée. Quand on sait que notre tente n’est absolument plus imperméable, l’idée de passer la nuit à tremper notre matos n’était même pas une option.

On se retrouve tous les quatre, seuls dans le lodge. C’est là qu’on va vivre la meilleure expérience humaine du trek. La famille qui tient l’endroit est d’une simplicité et d’une gentillesse rares. Ils s’installent avec nous, partagent le repas et on passe la soirée à discuter de nos vies et de la leur. Pas de chichis, juste un échange vrai. C’est le ventre plein qu’on va se coucher et prochaine étape qui est la dernière ligne droite avant Aguas Calientes.

Trek Choquequirao Machu Picchu (jour 5)

Le pic le plus haut du trek

Pérou - 01/07/2026

Les chiffres du jour : 26,6 km | +1274 m de dénivelé positif
Après une nuit réparatrice malgré une isolation toujours aussi inexistante et le givre qui commençait à blanchir les planches de la cabane, nous attaquons la journée avec au programme : 26,6 km avec un profil qui fait peur sur le papier : 10 km de montée pour 1 274 m de dénivelé positif, suivis de 16 km de descente.

L’objectif ultime du jour est hautement symbolique : franchir le col de Yanama (Abra Mariano Llamocca), le point culminant de notre aventure, qui culmine à 4 643 mètres d’altitude.

Autant vous dire que la grimpe a été d’une rudesse absolue. À cette altitude, chaque pas demande un effort conscient. L’oxygène se raréfie, les poumons brûlent, et avec plus de 10 kg sur le dos tout semble plus difficile. On avance au ralenti, en mode « pas de caméléon », chacun dans sa bulle, calé sur le rythme de sa respiration.

À l’arrivée au panneau du col, la pression retombe d’un coup et l’émotion explose : Bérénice s’écroule littéralement au sol, à deux doigts des larmes. Entre le manque d’oxygène qui donne le tournis, la fatigue accumulée des jours précédents et des ampoules qui lui broient les pieds à chaque pas, l’épreuve était immense… mais on l’a fait ! On immortalise le moment avec une photo de groupe devant le panneau, fiers d’avoir vaincu le géant du trek.

Pour fêter ça et reprendre des forces, on s’accorde une pause « sandwich au thon » à l’abri du vent du col. Après la pause, on bascule de l’autre côté pour 16 km de descente intense. Nos genoux et nos cuisses s’en souviennent encore ! L’objectif est de rejoindre le village de Collpapampa, le point de convergence où notre sentier sauvage se connecte au mythique Salkantay Trek, l’autoroute des randonneurs pour rallier le Machu Picchu.

En perdant près de 2 000 mètres d’altitude, le voyage change radicalement de visage. On assiste à un véritable spectacle de la nature : en quelques heures, les sommets enneigés et la roche aride laissent place à une jungle verdoyante. Le climat devient tropical, l’air se charge d’humidité et la chaleur nous frappe de plein fouet. On passe notre temps à enlever des couches de vêtements.

Mais le plus grand choc est humain. Depuis 5 jours sur le Choquequirao, nous étions seuls au monde. Nous n’avions croisé que de rares muletiers et aucun autre touriste. C’était la magie d’un trek sauvage et exclusif. En arrivant sur le tracé du Salkantay, c’est la douche froide : on se retrouve au milieu de centaines de randonneurs. Le contraste est saisissant. Finie la déconnexion totale, place au business du trek : les sentiers sont ultra-balisés, et le village de Collpapampa regorge d’infrastructures développées, de supérettes, de restaurants et même de glampings et lodges haut de gamme avec jacuzzis !

Au bout de ces 16 km de descente, nos articulations crient grâce et on est bien contents d’en avoir « plein les baskets ». Pas de lodge de luxe pour nous : on opte pour la version authentique en plantant nos tentes sur le terrain d’un campement local. Quel bonheur de s’offrir une vraie douche, de laver la poussière de la journée et de savourer un bon repas chaud sans avoir à cuisiner !

Mais l’aventure ne serait pas complète sans une dernière anecdote mémorable. Juste au moment de nous glisser dans nos duvets, épuisés par cette journée dantesque, on remarque une tache géante sur la toile de tente. Un chien a tout simplement décidé de baptiser notre abri en urinant copieusement dessus. Un petit cadeau de bienvenue local qui a immédiatement installé une ambiance… très odorante pour la nuit. On s’endort fatigués, un peu parfumés, mais fiers de ce qu’on a accompli aujourd’hui. Demain, la route continue en direction de Aguas Calientes !

Trek Choquequirao Machu Picchu (jour 4)

On passe le premier col du trek

Pérou - 30/06/2026

Les chiffres du jour : ~6 km | +600 m de dénivelé positif (le repos du guerrier)

Un réveil plus que difficile… Entre la fatigue de la veille, les douleurs musculaires et le froid matinal, autant dire que s’extraire des duvets a été un défi. Heureusement, une excellente surprise nous attendait. En empruntant le Nuevo Camino, nous avons coupé un sacré bout de chemin. Le verdict du GPS tombe et booste immédiatement notre motivation : au programme aujourd’hui, seulement 6 km et 600 m de dénivelé positif (D+), au lieu des 9,2 km et 1200 m de D+ initialement prévus !

C’est avec cette énergie renouvelée que nous reprenons la marche. Les paysages qui s’offrent à nous sont tout simplement fous, marqués par l’apparition des premiers glaciers andins. Pour affronter la montée, chacun se met dans sa bulle et avance à son rythme. Arnaud et Alice se concentrent en écoutant des podcasts, tandis qu’Axel et Bérénice font les ados : écouteurs vissés sur les oreilles et musique à fond pour se motiver dans les pourcentages les plus raides.

Après avoir longé d’anciennes mines, nous atteignons enfin Yanama vers 13h. C’est le retour à la « civilisation », matérialisé par la présence d’une route. On s’empresse de dénicher une petite auberge qui promet le grand luxe : douche chaude, repas et surtout… du Wi-Fi ! Un point absolument crucial pour Bérénice, qui trépignait d’impatience à l’idée de pouvoir enfin souhaiter un bon anniversaire à sa sœur et également pour voir le match de la coupe du monde France VS Norvège.
Après la nuit dernière, ce break est salvateur. Il faut dire que notre dernier bivouac n’a pas été de tout repos entre l’humidité, le froid, l’absence de douche et, pour couronner le tout, un matelas de sol capricieux qui s’est dégonflé, nous laissant littéralement dormir à même le sol.

Bon, quand on parle de « confort », tout est relatif ! L’auberge se compose de cabanes en planches de bois d’à peine 6 mm d’épaisseur. Autant dire que l’isolation est inexistante, les fenêtres sont en simple vitrage et il n’y a pas l’ombre d’un chauffage. En guise de compensation, nous avons droit à de lourdes et chaudes couvertures en alpaga sur les lits.

On profite de cette après-midi ensoleillée pour improviser une petite opération lessive (chaussettes et sous-vêtements) afin de tenir jusqu’à la fin du trek. Le reste du temps est dédié au repos complet, car demain, une journée particulièrement corsée nous attend…

Trek Choquequirao Machu Picchu (jour 3)

Découverte des ruines de Choquequirao

Pérou - 29/06/2026

Les chiffres du jour : ~15 km | + 2 000 m de dénivelé positif (Une étape interminable à plus de 3 600 m d’altitude)

Réveil très matinal à 4h30. L’objectif est clair : atteindre les ruines de Choquequirao pour le lever du soleil. Depuis notre campement, il nous reste 1,5 km de marche et surtout 400 mètres de dénivelé positif pour y accéder. Autant dire que la journée commence sur les chapeaux de roue, mais l’effort est récompensé au-delà de nos espérances.

Au fil de notre ascension, le brouillard matinal, d’abord très dense, finit par se dissiper pour dévoiler un panorama grandiose. La claque est monumentale. Le site est splendide, et surtout, nous sommes seuls au monde. Pas un seul autre touriste à l’horizon, juste nous quatre face au soleil qui embrase les vestiges incas. Souvent qualifiée de « petite sœur du Machu Picchu », Choquequirao est encore préservée du tourisme de masse en raison de son accès difficile. On se sent incroyablement privilégiés, d’autant plus que des projets d’infrastructures (notamment un téléphérique) sont en cours pour l’avenir. Profiter de cette cité mystique dans un tel calme, si bien entretenue, est un sentiment indescriptible.

Dans l’euphorie du moment, on décide de faire voler le drone pour immortaliser l’instant. Mauvaise idée. Il était visiblement encore un peu trop tôt pour Arnaud, qui a réussi à faire cracher l’appareil en plein cœur de la jungle ! Résultat : une chasse au trésor improvisée à 7h du matin au milieu de la végétation dense. Heureusement, tout est bien qui finit bien, on finit par le retrouver intact.

Après avoir passé plus de 4 heures à explorer le site, nous reprenons notre trek à 11h. À ce moment-là, on ne se doute pas une seule seconde que nous entamons la journée la plus éprouvante de tout le voyage. Au programme théorique : 13,7 km et 1 600 m de dénivelé positif.

La première difficulté consiste à sortir du site par un sentier très sauvage et peu emprunté, où la jungle semble avoir repris ses droits. En chemin, nous croisons des locaux qui nous parlent d’un tout nouveau sentier (el nuevo camino) pour rejoindre le village de Yanama. Ils nous assurent qu’il est bien plus beau et mieux aménagé. On décide de leur faire confiance et de modifier notre itinéraire GPS. Ce qu’ils avaient oublié de préciser, c’est que ce chemin réserve un dénivelé absolument « zinzin ».

Le terrain se révèle particulièrement caillouteux. Par endroits, on marche à flanc de falaise sur des sentiers si étroits qu’il faut avancer en file indienne, avec le vide en contrebas. Le paysage est d’une grande diversité, oscillant entre zones arides, végétation tropicale, plantations de cannes à sucre et forêts de bambous. Pour couronner le tout, nous n’avons aucune visibilité sur la distance restante ni sur les campements. Les rares personnes que l’on croise sont des guides locaux venus tester ce nouveau tracé pour leurs agences. Leurs retours ne sont pas franchement rassurants : à 14h, ils nous annoncent qu’il reste encore 6 à 7 heures de marche avant Yanama. Ils insistent aussi lourdement sur la dangerosité de certains passages et sur la présence d’animaux sauvages, notamment des ours à lunettes. Ambiance ! On décide de pousser au maximum tout en restant ultra-vigilants.

Finalement, le vrai danger n’est pas venu des ours… mais des mules.

En fin d’après-midi, nous tombons sur un passage complètement bloqué par une dizaine de mules au repos. Impossible de contourner. Pour passer, il faut impérativement en faire bouger quelques-unes. Alice tente d’en écarter une calmement, sans faire de mouvement brusque. Mais ce sont des animaux semi-sauvages, très facilement effrayés. En un quart de seconde, la mule se retourne et décoche un violent coup de patte arrière à Alice. Le choc est terrible : Alice est éjectée et s’écrase au sol. On a eu la peur de notre vie. Par un immense coup de chance dans notre malheur, le coup a atterri au niveau de la vessie, évitant ainsi des zones encore plus vitales.

Sous le choc, nous appelons le muletier en urgence pour qu’il gère ses bêtes et nous aide à traverser le reste du troupeau. Traumatisés par cette scène, nous avons passé le reste du voyage à attendre systématiquement les muletiers dès qu’une mule pointait le bout de son nez.

Après cette énorme frayeur, nous reprenons notre progression pour terminer la marche à la lueur de nos lampes frontales. À 19h, épuisés physiquement et moralement, nous décidons de nous arrêter par sécurité dans un campement de fortune, sans avoir pu atteindre notre objectif initial. Nous posons nos sacs à plus de 3 600 mètres d’altitude dans le froid des Andes. Par chance, une famille locale habitant là nous prépare un repas chaud salvateur. Quelques minutes plus tard, tout le monde s’écroule de fatigue dans les tentes, encore marqués par les émotions de cette folle journée.

Trek Choquequirao Machu Picchu (jour 2)

On arrive aux portes de Choquequirao

Pérou - 28/06/2026

Les chiffres du jour : 7,1 km | + 968 m de dénivelé positif (Court, mais très intense !)


Le réveil sonne à 6h. Après la leçon reçue la veille, hors de question de démarrer sous le soleil de plomb. Mais ce matin, le briefing de départ ne tourne pas autour de l’itinéraire… il tourne autour du dress-code. Le premier jour nous a laissé un souvenir cuisant : on s’est fait littéralement dévorer par les sandflies (mouches de sable). Ce sont des micro-moucherons vicieux qui te piquent jusqu’au sang. Après, ça gratte pendant des jours, ça s’infecte, ça fait du pus… bref, c’est une horreur absolue, bien pire que les moustiques ! Cette fois, pas de négociation : tout le monde enfile son pantalon de trek malgré la chaleur.


Notre objectif du jour ? Atteindre le campement, situé aux portes du site de Choquequirao. Le dénivelé est brutal, la pente ne nous laisse aucun répit. En chemin, on croise régulièrement des convois de mules. Elles transportent de tout : de la nourriture pour les campements, des bouteilles de gaz, les gros sacs à dos de touristes et parfois même les voyageurs eux-mêmes. De notre côté, on a un peu de mal avec ce genre de pratique. Voir ces animaux s’épuiser sous une chaleur pareille pour le confort de certains marcheurs, ça ne correspond pas du tout à notre vision du voyage. On préfère largement en baver avec nos propres sacs sur le dos !


Heureusement, la beauté de la nature nous fait oublier l’effort. Sur le sentier on croise des rivières vive et froide. L’occasion est trop belle ! Pour certains, ce sera une pause fraîcheur rapide pour tremper les pieds, mais pour Arnaud, ça sera un bain froid pour raviver les muscles des jambes, comme les grands champions de l’équipe de France.
La fin de l’étape devient pourtant compliquée pour Bérénice. Le verdict tombe : de magnifiques ampoules ont décidé de s’inviter sur ses pieds. La cause ? Elle a oublié de prendre de vraies bonnes chaussettes de rando adaptées… Erreur de débutante ! Heureusement, la trousse de secours n’est jamais loin. Armés de pansements à ampoules, on panse les plaies pour atténuer la souffrance.


C’est fatigués, les jambes lourdes mais fiers de nous que nous atteignons enfin notre campement pour la nuit. Demain, les ruines de Choquequirao nous attendent !

Trek Choquequirao Machu Picchu (jour 1)

La descente vertigineuse

Pérou - 27/06/2026

Les chiffres du jour : 12,87 km | + 851 m de dénivelé positif (et une sacrée descente !)


Réveil à 6h du matin à Cachora pour un départ fixé à 7h. Pour nous mettre en jambes, l’auberge nous sert un petit-déjeuner de rois… ou plutôt de guerriers incas ! Au menu : une assiette de poulet, riz, patates et avocat, le tout arrosé d’un bon café. Un repas ultra-copieux dès l’aube, mais honnêtement, si avec ça on ne grimpe pas la montagne, on ne comprend plus rien !


Le véritable point de départ du sentier se trouve à 30 minutes de voiture du village. On grimpe dans un taxi et, une fois sur place, c’est l’heure de sortir notre arme secrète : nos vieilles cartes étudiantes. Pour rappel, nous ne sommes plus du tout étudiants, mais la feinte passe crème et nous permet de payer nos billets moitié moins cher. Un vrai plan de petits filous, acte II ! On complète nos sacs avec quelques sandwichs et snacks de dernière minute, et nous voilà officiellement lancés.


Dès les premiers kilomètres, la météo est de notre côté : il fait un soleil radieux. Le revers de la médaille ? La chaleur tape contre les parois rocheuses du canyon et réverbère intensément. Pour nous qui marchons avec tout notre équipement sur le dos, c’est une véritable épreuve. On a l’impression d’évoluer dans un sauna géant.


La journée est marquée par une descente abrupte et vertigineuse vers l’imposant canyon de la rivière Apurímac (Arnaud en profite pour piquer une tête). Autour de nous, la nature est fascinante. On reprend le chemin pour cette fois remonter le canyon pour atteindre notre campement du soir.


Le soir, on s’endort au hameau Santa Rosa Baja un campement situé à moins de 2000 m d’altitude. Après une bonne bière, un bon repas et une bonne douche, nous avons la certitude que ce trek va nous marquer à jamais.

Cusco

J-1 avant le grand défi (Trek Choquequirao - Machu Picchu)

Pérou - 26/06/2026

Changement d’ambiance au camping, l’heure est aux préparatifs sérieux. On trie, on pèse et on compacte nos affaires. On s’apprête à se lancer dans un grand défi : un trek de 8 jours reliant deux des plus grands sites incas, le mythique et sauvage Choquequirao (souvent appelé « la petite sœur du Machu Picchu », accessible uniquement à pied) et le Machu Picchu lui-même.


C’est un itinéraire encore très peu connu, sauvage, mais particulièrement technique et exigeant : plus de 125 kilomètres de marche et un dénivelé positif qui cumule 7 000 mètres. Autant vous dire que les cuisses vont piquer ! Pour cette aventure hors norme, on fait équipe avec la « Team Hubert », nos potes Alice et Axel.
Au programme du paquetage : tente de trek, duvets chauds, matelas, bâtons de marche indispensables pour les descentes et montés abruptes.

On booke un taxi privé pour nous acheminer jusqu’au point de départ (le village de Cachora). La route est longue environ 6 heures de lacets à travers la cordillère, ce qui nous oblige à partir le soir la veille du départ.

Donc on quitte le confort de Celso pour dormir dans une petite auberge à proximité du point de départ. Une dernière douche chaude, une bonne nuit de sommeil, et demain… place à l’aventure !

Cusco

Au garage pour un check

Pérou - 24/06/2026

Depuis quelque temps, on nous faisait remarquer que notre cher Celso crachait une fumée suspecte, oscillant entre le noir et le gris. Pas très rassurant. Après quelques recherches intensives et grâce au bouche-à-oreille de la communauté des voyageurs, on déniche un mécanicien réputé à Cusco.


On passe finalement toute la journée au garage. Pour Arnaud, c’est le bonheur : il a le droit à un cours de mécanique complet. On passe Celso au peigne fin. Résultat des courses : pour son âge et son kilométrage, notre compagnon de route est en excellente santé !

Le seul point noir (littéralement), ce sont les injecteurs. Ils ne sont ni complètement morts, ni tout à fait neufs. Le mécano nous explique que l’altitude extrême des Andes (qui raréfie l’oxygène) combinée à la qualité parfois douteuse du diesel péruvien pousse le moteur à fumer. Dans un premier temps, on opte pour un additif afin de nettoyer le réservoir. Cependant, il nous recommande chaudement de faire un vrai nettoyage des injecteurs en laboratoire dès que nous atteindrons Lima. Un coût à prévoir, mais indispensable pour la suite du voyage.


Mention spéciale pour la gentillesse absolue de notre mécano : il nous a carrément payé le taxi pour aller manger dans un petit resto le temps que le van soit immobilisé. Le soir même, on recroise notre bande de Français rencontrés la veille en scooter. L’occasion idéale pour partager un bon repas, boire un coup et refaire le monde. Une soirée mémorable !

Vallée sacrée

Échappée belle en scooter

Pérou - 23/06/2026

En consultant les réseaux, on avait repéré qu’il était super facile de louer des scooters à la journée. C’est l’option parfaite pour s’offrir un grand bol d’air et fuir l’effervescence de Cusco. En effet, la ville est en plein cœur de l’Inti Raymi (la célèbre Fête du Soleil), et tout le centre est complètement bloqué.

On avait tenté d’y jeter un œil la veille, mais entre la foule compacte et l’absence totale de sécurité, l’expérience a vite tourné au cauchemar pour les agoraphobes. En PLS, on a préféré s’éclipser !

Une fois nos deux-roues récupérés, nous voilà partis, cheveux au vent (enfin, sous le casque !), direction les mythiques Salines de Maras. Pour la petite histoire, ce site spectaculaire est composé de plus de 3 600 bassins suspendus en terrasses dans un canyon, dont les plus grands ne dépassent pas 20 m². Alimentés par une source d’eau hyper-salée qui jaillit de la montagne, ils permettent de récolter entre 150 et 200 tonnes de sel par an, selon des techniques ancestrales inchangées depuis l’époque inca. Un décor d’exception qui nous en prend plein les yeux.


Juste avant d’arriver sur le site, petite pause locale bien méritée : on s’arrête dans le marché central d’un petit village pour savourer un ceviche bien frais. C’est là qu’on fait une rencontre improbable : un groupe de six Français de notre âge, qui ont eu exactement la même idée de road-trip en scooter ! Le courant passe immédiatement, et après avoir comparé nos itinéraires, on décide de faire un convoi unique pour le reste de l’après-midi.
Pour clore cette journée en beauté, on décide d’aller explorer un site archéologique de la vallée. Seul hic : le groupe de Français possède le Boleto Turístico (le pass obligatoire qui regroupe plusieurs sites), mais nous, nous n’avons pas ce précieux sésame et il est impossible d’acheter un ticket unique à l’entrée. En mode « petits filous », on décide de se fondre dans la masse pour passer le poste de sécurité incognito… Oups ! C’est pas bien, on sait, ne reproduisez pas ça chez vous !


Le retour vers Cusco se fait à la nuit tombée, et là, c’est une autre aventure. Conduire de nuit au Pérou avec leur circulation « très personnelle », disons que c’est une discipline sportive à part entière. Entre les nids-de-poule invisibles, les collectivos qui déboîtent sans clignotant et les chiens errants, on s’est offert quelques bonnes frayeurs, mais surtout d’immenses fous rires. Tout le monde est rentré sain et sauf.

Cusco

Nouvelle grande étape débloquée

Pérou - 22/06/2026

Nous voilà enfin arrivés à Cusco, la capitale historique de l’Empire inca perchée à 3 400 mètres d’altitude. C’est le point de ralliement incontournable de tous les voyageurs venus conquérir le Machu Picchu.

Pour nous, c’est aussi l’occasion de recharger les batteries et de régler quelques petits pépins techniques.
À peine arrivés, nous posons les roues de Celso au Camping Quinta Lala, le repaire mythique de tous les vanlifers de passage. Niché sur les hauteurs de la ville, près des ruines de Sacsayhuamán, ce spot a un avantage énorme : on peut tout faire à pied pour descendre dans le centre historique.
Une fois installés, direction le centre pour vivre un moment un peu surréaliste : le match de Coupe du monde France VS Irak. On déniche un bar local rapidement pris d’assaut par une joyeuse communauté de Français.

Suivre le Mondial en Amérique du Sud est une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie : ici, le football est une véritable religion ! Bon, on met de côté le Pérou qui ne s’est pas qualifié cette fois, mais l’ambiance dans les rues reste électrique. Cerise sur le gâteau : la France se qualifie pour les 16èmes de finale. On est aux anges, la soirée s’annonce festive !

Vincunca

Rainbow mountain

Pérou - 20/06/2026

Après une journée bien sportive passée à bricoler et changer les plaquettes de frein, on s’accorde une vraie pause confort avec une nuit dans un hostel. L’objectif était simple : récupérer un peu de chaleur, parce que la nuit précédente avait été bien trop fraîche pour dormir correctement.

Reposés et de nouveau en forme, on reprend la route direction l’un des incontournables du Pérou : la montagne aux sept couleurs, aussi appelée Rainbow Mountain.

Comme souvent dans cette région, la beauté se mérite. La randonnée est éprouvante dès le départ : l’altitude se fait vite sentir, le souffle manque et les pauses deviennent obligatoires pour avancer. Mais progressivement, on grimpe jusqu’à atteindre un premier spot complètement fou : des mains géantes en béton installées face au paysage. On y reste près de deux heures à profiter du lieu, faire des photos, des vidéos, et surtout admirer la vue.

Depuis ce point, le décor est irréel : d’un côté, les montagnes colorées, et de l’autre, une chaîne enneigée. On a vraiment l’impression d’être seuls au monde, dans un endroit hors du temps. Un vrai moment suspendu.

On poursuit ensuite l’ascension jusqu’au sommet pour approcher encore davantage la fameuse montagne Rainbow. Et là, la claque est totale : les couleurs sont encore plus impressionnantes que sur les photos.

On redescend ensuite avec le sentiment d’avoir fait le bon choix en arrivant en milieu de journée. Le matin, le site était envahi de bus touristiques, alors que nous, arrivés plus tard grâce à Celso, avons pu profiter du lieu quasiment seuls. Un vrai luxe en road trip.

En fin de journée, on quitte les hauteurs pour redescendre dans la vallée et s’installer près de ruines incas pour la nuit. Le spot est calme, paisible, parfait pour récupérer.

Le lendemain matin, on en profite pour visiter les ruines abandonnées sous un beau ciel dégagé, avant de reprendre la route vers Cusco pour la suite de l’aventure.

Pont Q'eswachaka

Le pont de liane

Pérou - 19/06/2026

On se réveille dans un camping en pleine vallée, un spot absolument magnifique, mais comme souvent dans la région, la nuit a été bien fraîche. Heureusement, la douche chaude du camping nous sauve encore une fois et permet de bien repartir.

Petit point mécanique au passage : on remarque que Celso fait un bruit suspect au niveau du frein arrière gauche. On avait déjà identifié le souci la veille, mais rien ne nous empêche d’aller au bout du plan du jour : la visite du fameux pont.

Direction donc le pont de Q’eswachaka, un pont suspendu traditionnel inca. Pour la petite histoire, il s’agit du dernier pont de corde encore reconstruit chaque année selon les techniques ancestrales des communautés locales. Entièrement fabriqué en fibres végétales (type paille d’ichu et lianes), il fait partie d’un savoir-faire transmis depuis l’époque de l’Empire inca et est aujourd’hui reconnu comme patrimoine culturel immatériel.

Sur place, la découverte est impressionnante… et un peu intimidante. Face au pont, difficile de se dire qu’on va réellement le traverser : il paraît fragile, étroit, et le vide en dessous ne rassure pas pour autant. On se demande clairement si c’est une bonne idée.

Arnaud monte alors voir les locaux pour s’assurer que la traversée est possible. Réponse simple : oui, mais une personne à la fois.

À ce moment-là, plus trop le choix… on y va.

Arnaud passe en premier, histoire de “tester le terrain”. Puis vient le tour de Berenice avec une bonne dose d’appréhension. Le pont bouge, les lianes craquent légèrement sous les pas, et le vide en dessous ne pardonne aucune distraction. Pourtant, étape après étape, on traverse tous les deux avec succès. Une expérience aussi terrifiante que mémorable.

De l’autre côté, le soulagement est total : on est fiers d’être passés et surtout d’avoir vécu quelque chose d’aussi unique.

La suite de la journée est beaucoup moins exotique mais tout aussi importante : place à la mécanique. On passe plusieurs heures à s’occuper des plaquettes de freins de Celso. Entre démontage, ajustements et bricolage, ce n’est pas une mince affaire, mais après pas mal d’efforts, les nouvelles plaquettes sont installées. On vous racontera cela plus en détail dans le podcast de la semaine.

Pallay Punchu

Le joyau arc en ciel

Pérou - 18/06/2026

On quitte Puno, la team Hubert et la team Vamos Dodos, après une belle soirée pour célébrer la victoire de l’équipe de France de football. L’ambiance était parfaite avant de reprendre la route vers la suite de l’aventure.

Direction un nouvel objectif : la montagne colorée de Palay Punchu. Mais avant d’y arriver, petit détour bien mérité par des thermes d’eau chaude. On commence à sentir le froid et surtout les premiers signes de rhume, notamment Arnaud qui n’est pas au top de sa forme. Ces eaux naturelles chaudes tombent donc à pic : on se détend, on récupère de la route et on profite d’un vrai moment de repos.

La fatigue aidant, on finit même par dormir sur place, dans un parking sécurisé.

Le lendemain, cap sur la montée vers la montagne colorée de Palay Punchu. Il faut d’abord grimper très haut avec Celso avant d’entamer un petit trek d’environ 40 minutes. Mais ici, pas de surprise : on évolue à près de 5000 mètres d’altitude, et l’oxygène se fait clairement rare.

La randonnée est difficile. On accuse le coup physiquement, surtout Arnaud qui lutte avec la maladie naissante. Chaque pas demande un effort, le souffle manque, les muscles semblent lourds… mais on avance.

Et l’effort en vaut largement la peine. Arrivés au sommet, c’est une vraie claque visuelle. Devant nous : des montagnes à perte de vue, un lac au loin, des sommets enneigés, et surtout ces fameuses montagnes aux couleurs irréelles. On reste un long moment à contempler ce paysage presque irréel, complètement hypnotisés par la beauté du lieu.

Puis vient la descente. On change de versant, direction le lac cette fois-ci, avant d’emprunter une piste tout aussi spectaculaire à travers les Andes. L’objectif du jour : rejoindre notre spot du soir, installé près d’un pont de lianes, au cœur d’un décor encore une fois complètement incroyable.

Île Amantani

Retraite spirituelle chez la famille de Adolfo (jour 2)

Pérou - 15/06/2026

Après une nuit paisible, mais plutôt fraîche, on se réveille en pleine forme. Heureusement, les quatre couvertures en alpaga et les bouillottes ont clairement sauvé notre nuit ! Une technique qu’on note précieusement pour la reproduire dans notre tente de toit lors de nos prochaines nuits froides. On en a profité pour acheter 2 paires de chaussettes en laine d’alpaga à Justa. On s’en sert tous les soirs c’est génial.

Au programme de la matinée : atelier fabrication de farine ! À l’aide de pierres volcaniques, on apprend à moudre du quinoa et du maïs, comme vous pouvez le voir sur les photos. On prend rapidement le coup de main et c’est une activité aussi ludique qu’enrichissante, d’autant plus que cette farine sera utilisée pour notre repas. La farine de maïs servira à préparer la soupe, tandis que celle de quinoa permettra de réaliser de délicieux pancakes pour le petit-déjeuner.

L’après-midi est plus tranquille. On en profite pour avancer sur le blog avant de partir gravir le sommet de l’île d’Amantani afin d’admirer le coucher de soleil sur le lac Titicaca. Et là… quelle claque ! La vue est absolument incroyable. On en prend plein les yeux et c’est sans aucun doute l’un des plus beaux moments de notre séjour.

En revanche, entre l’altitude et l’effort de la montée, notre estomac commence sérieusement à réclamer à manger. On crie famine ! On redescend donc tant bien que mal, avec un léger mal de tête et quelques vertiges, mais on finit par rejoindre la maison où une bonne soupe nous attend… oui, encore une soupe, mais après une telle journée, elle fait un bien fou.

Le lendemain, il est déjà temps de quitter l’île. On dit un dernier au revoir à la famille d’Adolfo, qui nous a accueillis avec tant de gentillesse, avant de remonter sur nos mototaxis… sans casque, bien entendu ! Direction le bateau pour retrouver la terre ferme. On rejoint la team Hubert et la team Vamos Dodos, pour regarder le match de l’équipe de France contre le Sénégal. Et quelle victoire ! Allez les bleus 🇫🇷

Île Amantani

Retraite spirituelle chez la famille de Adolfo (jour 1)

Pérou - 14/06/2026

Après une nuit au bord du lac, nous prenons la direction de l’île Amantani pour passer trois jours chez la famille d’Adolfo, composée de sa femme Justa et de leur fille Tania.

Cette île, située au cœur du Lac Titicaca, est réputée pour être un véritable havre de paix. Et dès notre arrivée, on comprend pourquoi : aucune voiture, presque pas de routes, seulement des chemins paisibles.

Nous prenons une moto-taxi pour rejoindre la maison d’Adolfo et nous nous installons tranquillement. On partage ensuite un bon repas, avec une soupe et un plat traditionnel, accompagné de thé chaud.

L’après-midi est consacrée à une activité artisanale : la fabrication de bracelets en laine de mouton. Chacun crée le sien, et nous repartons tout fiers de nos créations.

Nous profitons ensuite d’une petite balade pour découvrir le village, jusqu’au bord du lac, entre le port et les bateaux.

Le soir, nous aidons à préparer le repas. On épluche les pommes de terre noires, mais on se rend vite compte que nous sommes loin du niveau de Justa, qui va bien plus vite que nous !

Après cette journée bien remplie, nous allons nous coucher tôt. La fatigue se fait sentir, mais nous sommes bien au chaud sous plusieurs couvertures en laine d’alpaga, prêts pour la suite de l’aventure.

Arequipa

Fiesta baila avec la team Fred

Pérou - 11/06/2026

Comme prévu, nous prenons tous la direction d’Arequipa pour profiter une dernière fois de nos compagnons de voyage avant de nous séparer. Un moment que nous attendions avec impatience, mais qui avait aussi un petit goût de tristesse.

À notre arrivée, une chose nous saute immédiatement aux yeux : conduire au Pérou, surtout en ville, c’est une véritable aventure ! Ici, les règles semblent être facultatives. Les klaxons résonnent dans tous les sens, les appels de phares fusent, chacun tente de se frayer un chemin comme il peut. Bref, c’est la jungle urbaine.

Après avoir réussi à traverser ce chaos, nous arrivons fatigués de la route. Nous nous accordons donc une soirée tranquille entre restaurant et repos bien mérité.

Le lendemain, place à la découverte d’Arequipa. Nous flânons dans les rues du centre historique, admirons son architecture de pierre blanche et profitons de l’ambiance agréable de la ville. Une petite séance shopping s’impose également avant la grande soirée.

Car le soir venu, c’est l’heure de la fiesta ! Avec la Team Fred ainsi que Marion on en profite d’être en ville pour aller en club house s’il vous plait style de musique rare en Amérique du Sud.

Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, le lendemain arrive vite et il est temps de se dire au revoir. Heureusement, ce n’est qu’un au revoir. Nous sommes déjà certains de nous retrouver bientôt, cette fois-ci de l’autre côté de l’Atlantique, entre la France et la Suisse.

Le canyon de Colca

On tombe dans le trou

Pérou - 09/06/2026

Après avoir passé la frontière Chili – Pérou, nous voila en train d’avaler les kilomètres sans calé avec deux objectifs bien précis : retrouver la team Fred ainsi que leur amie Marion à Cabanaconde, et partir pour une randonnée de deux jours dans le canyon de Colca.

Nous sommes ravis de retrouver nos compagnons de route de longue date déjà cinq mois de voyage partagés ! On est trop content de les retrouver, d’autant plus que ce seront probablement nos derniers moments communs en Amérique du Sud. En effet, ils rentreront en Suisse avant nous et devront donc accélérer un peu le rythme de leur voyage.

Pour cette randonnée, le programme est : 23 kilomètres et 1 700 mètres de dénivelé positif. Luca et Mathilde se sont même chargés de réserver de hébergement pour la nuit, un lodge niché dans une oasis au cœur du canyon.

Pour la petite histoire, le canyon de Colca, situé au nord d’Arequipa, atteint une profondeur de 3 270 mètres. Longtemps considéré comme le canyon le plus profond du monde, il a finalement été détrôné par son voisin, le canyon de Cotahuasi, qui culmine à 3 535 mètres de profondeur.

Ce trek nous a offert de magnifiques paysages, caractérisés par une végétation luxuriante et tropicale que vous pourrez découvrir sur les photos. L’itinéraire se déroulait sur deux jours. La première journée consistait principalement en une longue descente jusqu’au fond du canyon, une excellente remise en jambes pour nous.

Bérénice a tout de même rencontré quelques difficultés lors d’une montée. Avec l’altitude, les efforts deviennent rapidement plus exigeants, mais grâce au soutien et aux encouragements de Mathilde, elle est parvenue à surmonter cette épreuve.

Le soir même, nous avons rejoint un écolodge équipé d’une piscine. Après une baignade rafraîchissante et une bonne douche, nous avons célébré cette première journée autour de quelques mojitos, suivis d’un repas avant d’aller nous coucher.

Car le lendemain, le réveil était programmé à 4 h 50 pour attaquer la deuxième partie du trek : 5 kilomètres et 1 200 mètres de dénivelé positif. Pourquoi partir si tôt ? Tout simplement pour éviter la chaleur et le soleil qui frappent rapidement les parois rocheuses du canyon. Et puis, il y a une certaine satisfaction à terminer une randonnée dès 9 h 30 : on a alors l’impression d’avoir toute la journée devant soi !

Après avoir repris des forces autour d’un jus de fruits maison et d’un sandwich bien mérités, nous avons pris la route vers Arequipa. Tous ensemble, nous avons décidé, sur un coup de tête (ou sous l’influence d’un mojito de trop), de louer un Airbnb pour deux nuits afin de célébrer une dernière fois cette belle aventure avant de nous séparer.

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